Saint-Cyr-sur-Loire - Charentais

Ce domaine s'est appelé: Locus de Charenteis (XIIe siècle), Champnantais (XIIIe siècle), Le Grand Charentais (1539, 1553 et 1600), Charantais (1639, rôle des fiefs de Touraine, rôle de Tours), Maison noble de Charentais (1674), Charantais (1726), La Basse Cour de Charantais (1750, acte notarié), Le château de Charantais (1786, acte notarié), Grand Charentais, XVIIIe siècle, carte de Cassini), Charentais, 1813, cadastre), Le Château de Charentais (1855, acte notarié), Charentais (1872, acte notarié), Château de Charentais (1972, cadastre).
Cet ancien fief relevait du château de Tours à une paire d'éperons dorés, à muance de seigneur. En 1285, il appartenait à Jean de Charentais; en 1516, à Jean Ruzé, échevin de Tours; en 1520, à Louis Ruzé; en 1526, à Jacques de Beaune; en 1528-1568, à Philibert Vault; en 1600, à François Peguineau; en 1659, à Charles Peguineau, conseiller du roi, juge et lieutenant particulier aux bailliage et siège présidial de Tours, ancien maire de cette ville. Il mourut en 1662 et fut inhumé dans l'église Saint-Hilaire de Tours. En 1677, le fief était la propriété de Philippe Peguineau. Par acte du 16 septembre 1674, Nicolas Peguineau, écuyer, héritier du précédent, vendit ce domaine à Alexandre de la Forge, seigneur de la Martinière, demeurant à Tours. Charentais revint ensuite dans la famille Peguineau. Nicolas Peguineau, ci-dessus nommé, en était propriétaire en 1696. Gilles Douineau, écuyer, ancien échevin de Blois, était seigneur de Charentais vers 1700. Son fils, Gilles Douineau, écuyer, conseiller du roi, président-trésorier de France et grand-voyer de la généralité de Touraine, possédait le même fief en 1735. Il vivait encore en 1748. Son successeur, Pierre-Olivier-Martin Douineau, écuyer, président-trésorier France à Tours, rendit hommage au roi le 4 avril 1783. Pierre-Gilles Douineau de Charentais fut créé baron héréditaire par lettres patentes du 7 septembre 1826, enregistrées à la cour royale d'Orléans et au tribunal de première instance de Tours les 9 et 14 novembre 1826. Des lettres recognitives de noblesse lui avaient été délivrées le 2 décembre 1815.
Au XVIe siècle, la justice du fief de Charentais était rendue au Palais-Royal de Tours.
La chapelle du château est mentionnée dans le Registre de visite des chapelles du diocèse de Tours, en 1787.
Le château abrite une compagnie républicaine de sécurité (CRS) depuis le milieu du XXe siècle.

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