Monts - La Fresnaye

Ce domaine s'est appelé: Locus de Fresnaye (1381), La Fresnais (1508), La Fresnaye (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Montbazon), La Fresnaye (1719, acte notarié), La Fresnaye (1745, acte notarié), La Frenaye (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Fresnaye (1823 et 1937, Cadastre).
Cet ancien fief avait droit de haute, moyenne et basse justice. Il relevait de la châtellenie de Gizeux, à foi et hommage simple, cinq sols de service et dix sols de loyaux aides. Le château était situé sur le sommet d'un coteau qui domine la vallée de l'Indre. Il n'en restait, au XIXe siècle, que quelques pans de mur qui, par leur épaisseur, pouvaient donner une idée de la solidité de l'édifice dont ils faisaient partie. On voit, par un aveu rendu en 1508, que son ensemble constituait une forteresse. Le logis seigneurial, ayant en son centre un donjon, était entouré de hautes murailles crénelées, défendues elles- mêmes par de profondes douves sur lesquelles se trouvait un pont-levis.
Un autre aveu, en date du 28 juin 1780, nous apprend que le château et ses fortifications existaient encore à cette époque, à l'exception des douves qui avaient été récemment comblées. Dans le même temps, on avait construit, au-dessous de l'ancienne forteresse et près du moulin faisant partie du fief, une nouvelle habitation qui existe encore et que l'aveu qualifie de maison noble.
Deux moulins banaux dépendaient de la Fresnaye. L'un d'eux devait à la collégiale Saint-Martin une rente de six setiers de froment, à la mesure de la vicomté des Ponts-de-Tours. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, cette rente appartenait à un chevalier nommé Jamet de Limeray, qui la légua aux chanoines de Saint-Martin par son testament, en date du mardi après la saint Jean-Baptiste de l'an 1381.
En 1566, Catherine Mesnager, qui possédait alors la terre de la Fresnaye et le moulin, ayant refusé de payer la rente, un long procès s'engagea au bailliage de Tours. Les chanoines de Saint-Martin eurent gain de cause et, pour obtenir le paiement, ils firent saisir le moulin. Déjà les formalités qui devaient précéder la mise aux enchères publiques avaient été remplies, lorsque la débitrice consentit à payer. Cette procédure qui dura près de deux ans, entraina des frais importants qui, naturellement, furent à la charge de Catherine Mesnager.
Le premier seigneur connu du fief de la Fresnaye est Jean de la Guespière, donateur, envers la collégiale Saint-Martin, de la rente citée plus haut (1381). Il vivait encore en 1398.
Après lui, on trouve Jean de Sainte-Maure, chevalier, qui est cité dans un acte de 1458.
A Jean de Sainte-Maure succéda, probablement par suite d'une alliance, Hardouin de la Touche, écuyer, seigneur des Roches-Tranchelion et du Plessis, mentionné dans des actes du 20 décembre 1442 et 12 janvier 1449, et qui rendit aveu pour sa seigneurie des Roches le 7 février 1468.
Lancelot de la Touche, fils de Hardouin, écuyer, seigneur de la Fresnaye, des Roches-Tranchelion et de Pasdeloup, rendit aveu, le 20 mars 1497, pour divers domaines relevant de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Il rendit aussi aveu pour sa terre de la Fresnaye à Eustache du Bellay, seigneur de Gizeux, le 30 juin 1508. Il fonda le Chapitre chargé de desservir la chapelle des Roches-Tranchelion. De son mariage avec Charlotte de Maillé, il eut une fille, Isabeau, qui fut mariée à Gabriel de Lorges, comte de Montgommery.
Gabriel de Lorges, comte de Montgommery, capitaine de la garde écossaise du roi, était fils du Jacques de Lorges de Montgommery, colonel de l'infanterie française, et de Claudine de la Boissière. Il devint seigneur de la Fresnaye et des Roches-Tranchelion, par suite de son mariage avec Isabeau de la Touche. Ce personnage s'était acquis une grande réputation d'adresse dans les tournois. Le 30 juin 1559, il assistait à une joute qui avait lieu à Paris, dans la rue Saint-Antoine, à l'occasion de fêtes organisées en l'honneur du mariage d’Élisabeth de France avec Philippe II, roi d'Espagne, lorsque le roi Henri II l'invita à rompre une lance avec lui. Le comte de Montgommery, confiant dans son habileté, eut la crainte d'infliger à son souverain l'humiliation d'une défaite; il refusa d'abord; mais le roi ayant insisté de telle façon que son désir équivalait à un ordre, il dut se soumettre. En courant, il rompit le premier la lance et, contrairement à l'usage, avant que le roi ne courut vers lui, il conserva à la main le tronçon de son arme. Le bois atteignit la visière de Henri II, la brisa et pénétra dans la tête en crevant l’œil droit. Le roi mourut onze jour après, des suites de cet accident. A son lit de mort, il recommanda à diverses reprises de n'exercer aucune poursuite contre Montgommery, auteur involontaire de sa blessure et pour lequel il avait beaucoup d'affection.
Cependant, le comte de Montgommery ne fut pas complètement rassuré par les promesses qui furent faites à cet égard au roi. Craignant la vengeance de Catherine de Médicis qui voulait absolument  voir dans ce qui s'était passé autre chose qu'un événement fortuit, il vendit à la hâte ses domaines de la Fresnaye, des Roches-Tranchelion et autres, et se retira en Angleterre, où il résida durant trois ou quatre ans. Il se fit protestant et rentra ensuite en France pour prendre part aux guerres de religion. Tandis qu'il combattait en Gascogne, le Parlement de Paris le condamna à mort, par contumace, et le fit exécuter en effigie, sur la place de Grève. Un peu plus tard, alors qu'il défendait la place de Domfront contre le maréchale de Matignon, il tomba au pouvoir de ses adversaires et fut livré à Catherine de Médicis.
Celle-ci forma une commission pour le juger. On l'accusait d'avoir porté les armes contre l’État et d'avoir arboré, à La Rochelle, les couleurs de l'Angleterre. En réalité, Catherine de Médicis voulait venger la mort de Henri II.
Le comte de Montgommery fut condamné à mort. On lui appliqua à la question ordinaire et extraordinaire. Puis il fut conduit à l'échafaud et exécuté le 26 juin 1574.
La terre de la Fresnaye avait été achetée, en 1559, par Catherine Mesnager, fille de Charles Mesnager, seigneur de Candé, de Maudoux et de Mettray, secrétaire du roi, argentier de la reine et maire de Tours, et de Jeanne Briçonnet.
Catherine Mesnager était veuve, en 1558, de François Peguineau. Elle vivait encore en 1574. Son fils, François Peguineau de la Motte, est qualifié de seigneur de la Fresnaye dans un acte du 1er septembre 1608.
Nicolas Peguineau, écuyer, fils de François, propriétaire du même domaine, mourut en 1620 et fut inhumé dans l'église Saint-Hilaire de Tours. Il eut, de son mariage avec Françoise Bault: Philibert Peguineau, écuyer, seigneur de la Fresnaye, marié à Anne Chabot, et qui était contrôleur général des finances à Tours en 1641; et Charles, écuyer, seigneur de Charentais, qui épousa, en février 1622, Catherine Gaultier, fille de Jacques Gaultier, écuyer, seigneur de Fontaine, président au siège présidial de Tours, et de Rose Poictras.
En 1665, le fief de la Fresnaye était passé dans la famille Gaultier.
Jacques Gaultier, écuyer, seigneur de la Fresnaye, du Bois, de Launay et de la Fontaine (ces deux dernières terres situées en Anjou), colonel du régiment de Launay, était fils de Jean Gaultier, écuyer, seigneur de la Vigne, et de Madeleine Bernard de Bray. Il épousa, en premières noces, par contrat du 30 avril 1669, Marie Langlois, fille de Gilles Langlois, écuyer, seigneur de Fierville, et, en secondes noces, Marie-Anne de Beaulieu. Il eut plusieurs enfants, entre autres: Jean-François et Charlotte-Marie. Jacques Gaultier mourut à la Fresnaye le 8 octobre 1719, âgé de 72 ans.
Jean-François Gaultier, écuyer, seigneur de la Fresnaye et de la Fontaine, commissaire provincial de l'artillerie et chevalier de Saint-Louis, épousa, par contrat du 2 octobre 1719, Madeleine Testu, fille de Claude Testu et de Jeanne Chaloineau. De ce mariage sont issus: Madeleine-Élisabeth, née le 8 août 1722, et Jean-Charles-François, né le 11 mai 1726, décédé le 3 mars 1728.
Le 12 mai 1745, Jean-François Gaultier rendit hommage, pour la terre de la Fresnaye, au seigneur de Gizeux. Il mourut à Monts le 6 septembre 1751. Par acte du 17 juin 1761, Madeleine Testu, sa veuve, vendit les terres de la Fresnaye, du Bois et de la Colinière, à René Bel et à Marie-Madeleine Torterue, sa femme. Elle mourut à Monts le 17 juillet 1773, âgée 89 ans.
René Bel, conseiller du roi, élu en l'élection de Tours, seigneur de la Fresnaye, mourut vers 1779. Le 8 juin 1780, sa veuve rendit hommage, pour sa terre de la Fresnaye, à Louis-Paul de Brancas, marquis de Cereste et seigneur de Gizeux. Il eut une fille, Marie-Madeleine, mariée, le 21 mai 1776, avec Louis-Jean Voisine, écuyer, seigneur de la Richardière, officier des chasses du roi, qui, par suite de cette alliance, devint seigneur de la Fresnaye et de Bois-Garnier. De ce mariage sont issus:
1° - Louis-Benjamin Voisine de Lafresnaye, marié, le 16 janvier 1808, à Thérèse Contencin, dont il eut: Benjamin-Eugène, marié, le 10 août 1840, à Élisabeth-Amélie Étignard de Lafaulotte. De ce mariage sont nés: Louise -Émilie et Jacques-Albert, marié, en janvier 1880, à Jeanne d'Auvergne, fille du général de division d'Auvergne, grand officier de la Légion d'honneur.
2° - Gabriel-Jules Voisine de Lafresnaye, marié, le 9 avril 1817, à Anne-Alexis Poirier des Bournais, dont il a eut Anne-Thérèse et Charles-Eugène.
3° - Marie-Madeleine Voisine de Lafresnaye, mariée, en mai 1812, à Louis-Charles Droüin, chevalier de la Légion d'honneur. De ce mariage est née Julie-Madeleine.

Chezelles - La Vrillère

Ce domaine s'est appelé: La Vrillière (1484 et 1614, Archives départementales), La Vrillière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), La Vrillère (1674, Archives départementales), La Vrillière (1675, Archives départementales), La Vrillère (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Vrillère (1791, acte notarié), La Vrillère (1833 et 1965, Cadastre). Il faisait partie de l'ancienne paroisse de Lièze.
Cet ancien fief relevait de Franc-Palais à foi et hommage simple et un gant blanc de franc-devoir. En 1484, il appartenait à la veuve de Guillaume de Rigny; en 1614, à Charles de Rigny; en 1673, à François de Rigny; en 1675, à Jean de la Motte.

Athée-sur-Cher - La Boulaye

Ce lieu s'est appelé La Boulaye: en 1776 (acte notarié), au XVIIIe siècle (Carte de Cassini), en 1826 (Cadastre), en 1947 (Cadastre).
Selon un acte de 1776, il était un fief relevant du prieuré de Bono.

Saint-Cyr-sur-Loire - La Clarté

Ce lieu s'est appelé La Clarté: en 1724 (acte notarié), au XVIIIe siècle (Carte de Cassini), en 1813 (Cadastre), en 1972 (Cadastre).
Il relevait censivement du fief de Bezay et de l'abbaye de Marmoutier. En 1568, elle appartenait à Jehan Beugnoux, qualifié de sieur de La Clarté.

Azay-sur-Cher - Le Vivier

Ce domaine s'est appelé: Meginacum et Magniacum (1127, charte de Foulques, comte d'Anjou), Capella Pissonnelli (XIIe siècle), Pesseoison (1706), Pisseoison (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Pisse-Oison (1820, Carte de l’État-major), Les Viviers (1826, Cadastre), Le Vivier (1960, Cadastre).
Au XIIe siècle, il y existait une chapelle qui était desservie par deux prêtres, dont l'un se nommait Jousseaume. En 1125, Foulques, comte d'Anjou, donna à ce dernier la terre du Grais pour y bâtir un prieuré. Pisse-Oison relevait de la châtellenie d'Azay.

Monts - Les Fleuriaux

Ce lieur s'est appelé: Fleuriot (XIIIe siècle, prieuré de Rançay); Les Fleuriaux (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Fleuriaux (1823 et 1937, Cadastre).
En 1789, le moulin appartenait à Pierre de Villeneuve, seigneur du Breuil. Le meunier de cette époque était Pierre Pichard.

Le Grand-Pressigny - Les Ferrus

Ce lieu s'est appelé: Les Ferrus (XVIIIe siècle, Archives départementales), Les Ferus (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Ferrus (1812 et 1968, Cadastre).
Il relevait de la baronnie du Grand-Pressigny.

Sonzay - La Brosse

Ce domaine s'est appelé: La Brosse (1773, acte notarié), Les Brosses (1788, Archives départementales), La Brosse (1828 et 1950, Cadastre).
Il relevait du fief des Gaudières et de la prévôté d'Oé. De 1452 à 1704, il fut la propriété de la famille Charbonnier. La Brosse est ensuite achetée par le marquis de Villandry, acquéreur trois ans auparavant du château voisin de Cartes. En 1911, le manoir devient la résidence du fils de Casimir de la Rüe du Can.

Souvigné - Le Tremblay

Ce lieu s'est appelé: Tremblay (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Tremblay (1809 et 1935, Cadastre).
Il n'a pas d'historique connu.