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La Roche-Clermault - La Raisonnnière

Historique du nom: La Raisonniere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Raisonnière (1820, Carte de l'état-major), La Raisonnière (1837, 1957, Cadastre B1), La Raisonnière (2013, Carte IGN).

Au XVIIIe siècle, cette terre faisait partie du domaine de La Roche-Clermault, possédé par la famille Le Breton, seigneur de Villandry. Balthazar Léonard le Breton eut une fille unique qui se maria, en 1713, avec Louis François, comte d'Aubigné. Or, en 1770, Marie Joséphine d'Aubigné et son mari, Hippolyte Jean René Duckerque, marquis de Toulougeon, vendirent La Raisonnière, par acte passé le 17 août devant Me Guéru, notaire au Châtelet de Paris, à l'abbé Fortuné Bouin de Noiré, chanoine de Saint-Mexme de Chinon. Celui-ci avait déjà acquis Sassay à Ligré le 26 janvier 1762 et devint possesseur du domaine de La Roche-Clermault dont La Raisonnière faisait partie intégrante. Après son décès, le 9 avril 1809, ce fut son petit-neveu, Armand de Ruzé, marquis d'Effiat, qui hérita de ses biens. Chevalier de la Légion d'Honneur, ancien membre de la Chambre des députés et ancien pair de France, il mourut à Chezelles le 7 septembre 1870. Par legs particulier, il laissa La Raisonnière à Marie Thérèse Dujon, épouse de Louis Philippe de Montenon, habitant au château de Fontenailles à Ecommoy. Ces derniers vendirent le manoir à Mme Bastard, veuve de Jean Duchesne, le 4 décembre 1872. Elle mourut à La Roche-Clermault le 21 mars 1892 et sa fille céda la nue-propriété de La Raisonnière, le 24 septembre 1911, à la famille qui la possédait encore en 1977.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - Château-de-la-Roche

Historique du nom: La seigneurie de la Roche de Clermau (1480, Archives nationales, P16-132), La seigneurie de la Roche Clermault (1485, Archives nationales, P12-435), La Roche Clermault (1638 (acte Lesergent/Chinon, Archives de Sonnay), La chastellenie et seigneurie de la Roche Clermau (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Chastel de La Roche Clermault (1640, Archives 37, G10), La terre et seigneurie de la Roche Clermeau (1715, Archives 37, G10), La terre et seigneurie de La Roche Clermault en Anjou (1748, acte Cherbonnier/Savonnières), La terre, fief et seigneurie de La Roche (1770, acte Gueret/Paris), Château de la Roche (1837, 1957 Cadastre B1). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

La châtellenie et seigneurie de La Roche-Clermault relevait, à foi et hommage lige, de l'archevêque de Tours. En 1639, le fief avait un revenu annuel de 300 livres. Le plus ancien seigneur connu fut, en 1142, le chevalier Maingot. Bouchard de Marmande possédait le fief en 1256. Un siècle plus tard, l'une de ses descendantes, Marguerite de Marmande, fit passer La Roche-Clermault, par son mariage, à la famille de Sancerre. En 1490, Edmond de Bueil, chevalier, baron de Marmande, seigneur de La Roche-Clermault et de Faye-la-Vineuse, rendit aveu pour sa terre de Marmande. On lui donna alors le titre de chambellan du roi. Il accompagna Charles VIIII à Naples en 1495 et mourut pendant le voyage. De son mariage avec Françoise de Laval, il eut une fille, Isabelle, qui, en épousant le 10 janvier 1509 Joachim Gillier, lui apporta La Roche-Clermault. Mais, entre temps, Jehanne de France, fille naturelle de Louis XI et de Marguerite de Sassenage, épouse de Louis, Bastard de Bourbon, était dite dame de La Roche-Clermault en 1500. Une nouvelle alliance fit passer le fief à Balthazar le Breton, seigneur de Villandry. En 1584, le fief était possédé par son petit-fils, Balthazar Léonard le Breton, marié à Marie Claude Bonneau de Rubellez. En 1713, il appartenait à Louis François, comte d'Aubigné, qui rendit aveu le 20 mars 1715. Dans les années qui précédèrent la Révolution, Fortuné Bouin de Noiré, chanoine de Saint-Mexme de Chinon, possédait la terre de La Roche-Clermault.

Le château de La Roche-Clermault a été immortalisé par Rabelais qui en fit l'enjeu de la lutte entre Picrochole et Gargantua.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - Le Petit-Poizay

Historique du nom: Le Petit Poizay (1640, Archives 37, G10), Le Petit Poizay (XVIIIe siècle, Archives 37, G10), Le Petit Poizay (1837, 1957, Cadastre D2). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

Ce fief relevait de La Roche-Clermault à foi et hommage plain.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - Le Moulin-Auger

Historique du nom: Orgerolum (XIe siècle), Molendinum Bertraldi (1022, Livre noir de Saint-Florent de Saumur), Le Moulin de Bergerolles (1640, Archives 37, G10), Le Moulin de Bergerolle (1747, acte Chesnon/Chinon), Le Moulin Brizolle (1773, acte Bernier/Chinon), Bergerolles (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Moulin de l’Aumône (1790, Archives 37, Q, Biens nationaux), Moulin Auget (1820, Carte de l'état-major), Moulin Auger (1837, Cadastre B1), Moulin de Brégeolle (1845, DDA-37, Bassin de la Vienne, rivière du Négron, dossier 22, moulin 9), Moulin Auger (1957, Cadastre B1). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

Ce moulin est cité dans une charte de 1022 par laquelle un nommé Aimery donna à Frédéric, abbé de Saint-Florent de Saumur, des terrains situés près du moulin.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - La Haie-Guillon

Historique du nom: La Haye Guillon (XVIIIe siècle, Archives 37, E208), La Haie Guillon (1837, 1957, Cadastre D2). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

Cette terre relevait censivement de Chargé.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - Le Peu-Girard

Historique du nom: Le Puits Girard (1658, Archives 37, E208, G834), Puigirard (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Peux Girard (1820, Carte de l'état-major), Le Peux Girard (1837, 1957, Cadastre), Le Peu Girard (2013, Carte IGN).

Ce domaine relevait de La Roche-Clermault. En 1658, Gabriel Dusoul, écuyer, seigneur de Noizay, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, le vendit à Pierre de la Garde, avocat, pour 3.000 livres.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - La Réserve

Historique du nom: La Réserve (1837, Cadastre B1), La Réserve (1957, Cadastre, B1). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 1913.

En mars 1973, il y a été découvert un souterrain comprenant deux salles et un couloir coudé. On y a trouvé de la poterie grossière (peut-être du XIVe siècle).

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - Le Moulin-du-Pont

Historique du nom: Le Moulin du Pont (1640, Archives 37, G10), Moulin du Pont (1820, Carte de l'état-major), Moulin du Pont (1837, Cadastre), Le Moulin de Pont (1845, DDAF-37, Bassin de la Vienne, rivière du Négron, dossier 22, moulin 7), Moulin du Pont (1957, Cadastre), Le Moulin du Pont (2013, Carte IGN).

En 1982, suite à un éboulement, il fut découvert un souterrain composé de trois petites salles reliées par un couloir. Il fut rebouché par mesure de sécurité car il s'étendait sous la route.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - La Morellerie

Historique du nom: La Morellerie (1820, Carte de l'état-major), La Morellerie (1837, 1957, Cadastre). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

Près de cette ferme, une fosse ovoïde recouverte par une grande pierre a été trouvée. L'ouverture avait un diamètre de 0,50 mètre et la profondeur a été estimée à 2 mètres. Ce devait être un silo à grains.

La Roche-Clermault par Tourainissime

La Roche-Clermault - Le Grand-Poizay

Historique du nom: Le Grand Poisay (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Grand Poizay (1820, Carte de l'état-major), Le Grand-Poizay (1837, Cadastre), Le Grand Poizay (1957, Cadastre), Le Grand Poizay (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de La Roche-Clermault.

La Roche-Clermault - Villeneuve

Historique du nom: Villa Nova (994), Villa Nova (1022, Livre noir de l’abbaye Saint-Florent de Saumur), Villeneuve (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Villeneuve (Décret du 24 juin 1792 de la Convention nationale et Arrêté du district de Chinon du 14 décembre 1792, Archives 37, L), Villeneuve (1820, Carte de l'état-major), Villeneuve (1837, 1957, Cadastre), Villeneuve (2013, Carte IGN).
Vers 1022, le nommé donna ce domaine à l'abbaye Saint-Florent de Saumur. Ce lieu a fait partie de l'ancienne commune de Parilly.

La Roche-Clermault - Villegron

Historique du nom: Villaigron (1640, Archives 37, G10), Villegron (1748, acte Frapin/Chinon), Villegron (1764, Archives 37, G10), Villaigron (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Villégron (Décret du 24 juin 1792 de la Convention nationale, arrêté du district de Chinon du 14 décembre 1792, Archives 37, L), Villegron (1794, Archives 37, 1Q125, Biens nationaux), Villegron (1820, Carte de l'état-major), Villegron (1837, 1957, Cadastre), Villégron (2013, Carte IGN). Ce lieu a fait partie de l'ancienne commune de Parilly.
Ce fief relevait de La Roche-Clermault, à foi et hommage simple, un épervier garni et une paire d'éperons dorés, à muance de seigneur. En 1764, il appartenait à N. de la Noue de Vair; en 1789, à N. Poirier de Clisson.

La Roche-Clermault - La Grande-Maison

Historique du nom: Les Grandes Maisons de Launay (1663, Archives 37, G10, Baronnie de Chinon), La Grande Maison (1820, Carte de l'état-major), La Grande Maison (1837, Cadastre), La Grande Maison (1957, Cadastre), La Grande Maison (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de La Roche-Clermault, à foi et hommage plain. Au XVIIe siècle, il fut possédé par Pierre Hubert, seigneur de Bresne.

La Roche-Clermault - Les Filetières

Historique du nom: Les Filottières (1820, Carte de l'état-major), Les Filetières (1837, Cadastre), Les Filetières (1957, Cadastre). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.
En 1514, ce domaine appartenait à Joachim de Mondion.

La Roche-Clermault - Contray

Historique du nom: Contret (XIe siècle, Archives 37, E208), Contray (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Grand Coutray (1820, Carte de l'état-major), Grand Coutray (1837, Cadastre), Le Grand Contray ou Le Grand Contré (1879, J.-X. Carré de Busserolle, Dictionnaire d'Indre-et-Loire), Grand Contray (1957, Cadaste), Contray (2013, Carte IGN).
Au milieu du XIe siècle, Effroy de Brisay donna ce fief en dot à sa fille, Ameline, mariée à Roger de Lorezin. Aux XVIe et XVIIe siècles, ce domaine fut possédé par la famille de la Barre. Au milieu du XVIIIe siècle, il fut réuni à la terre de Chargé. Il appartenait alors à la famille Doucet.
En 1949, à cet endroit, près du lieu-dit La Ville-Noire, une dizaine de sarcophages, dont un double, des VIe et VIIe siècles, furent découverts. Ils étaient accompagnés de fragments de poterie et de quatre grains de collier en céramique colorée. Des tuiles à rebords ont été vues à proximité.

La Roche-Clermault - Le Chillou

Historique du nom: Le Chillou (1640, Archives 37, G10), Le Chillou (1720, Archives 37, E208), Le Chillou (1820, Carte de l'état-major), Le Chillou (1837, Cadastre), Le Chillou (1957, Cadastre), Le Chillou (2013, carte IGN).
En 1720, ce domaine appartenait à René du Trochet, chevalier.

La Roche-Clermault - Nazelle

Ce domaine s'est appelé: Nazelle ou Nazelles (1585, Archives 37), Nazelles (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Nazel (1748, acte notarié), Nazelle (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Nazelle (1794, Archives 37, Biens nationaux), Nazelle (1837, 1957, Cadastre), Nazelle (2013, Carte IGN).
Ce fief, valant 70 livres en 1639, relevait du château de Saumur. En 1410, il appartenait à Jean Rabaste, chevalier; en 1585, à Louis Dupuy, baron de Saint-Médard; en 1600, à François Le Roy, seigneur de Chavigny, mort en 1606; en 1620, à Charlotte d'Escoubleau et à Jacques de Rouville; en 1648, à Claude Le Bouthillier, ministre d’État; en 1665, à Armand-Léon Le Bouthillier; en 1708, à Armand-Victor Le Bouthillier; en 1732, à Armand-François Le Bouthillier, enseigne au régiment des gardes françaises; vers 1770, à Gabriel de la Noue; en 1790, à N. Poirier de Clisson.

La Roche-Clermault - La Bonnellière

Historique du nom: La Bonnalière (1600, acte notarié/Chinon), La Bannelliere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Bonnelière (1794, Archives 37, 1Q125-526, Biens nationaux), La Bonnelière (1820, Carte de l'état-major), La Bonnellière (1837, 1957, Cadastre E2), La Bonnellière (2013, Carte IGN).
Le mardi 4 juillet 1600, Gatin Besnard et sa femme Mexminienne Rocher, marchand demeurant au faubourg Saint-Jacques de Chinon, vendirent, pour 3.000 livres tournois, à Jehan le Breton, sieur de Cuzay, conseiller du roi et son avocat en l'élection de Chinon, le lieu, fief, terre et seigneurie de la Bonnalière. Le 14 juillet 1600, Jehan le Breton prenait possession de son bien. En 1619, il achetait la moitié de la métairie de La Gilberdière aux héritiers de Guillaume de la Noue, écuyer.
Dans un acte de 1697 comparaissaient: Joseph Philippe François le Breton, chanoine de la collégiale Saint-Mexme de Chinon, et Charles le Breton, seigneur de La Bonnelière, conseiller du roi, assesseur civil et criminel au bailliage et siège royal de Chinon, receveur des tailles de l'élection. Charles le Breton de la Bonnelière fut échevin de Chinon de 1721 à 1724. Jean Charles le Breton, seigneur de la Bonnelière, conseiller du roi, receveur des traites à Saumur, assista à Restigné, le 1er septembre 1728, au mariage de François Jean le Breton, procureur au bailliage, siège royal et police de Chinon, avec Perrine Françoise, fille d'Urbain Perrochon, seigneur de La Renaudière. Un autre le Breton de la Bonnelière fut procureur du roi au moment de l'affaire du Haut Vouguet en 1750. L'une des dépositions recueillies émanait de Noël Barré, laboureur à La Bonnelière.
En 1772, Jean Charles François Joseph de la Bonnelière était conseiller du roi et président au siège royal du grenier à sel de Chinon. Il dut mourir en 1805. Ses descendant obtinrent, le 15 avril 1840, un jugement du tribunal de Meaux, ordonnant la rectification sur les registres de l'état civil de leur nom, quand il n'était pas accompagné de la particule ou du nom de La Bonnelière. Un avis de décès paru dans la presse régionale, le 14 décembre 1956, montra que cette famille n'était pas éteinte à cette époque.
La Bonnellière, comme La Gilberdière, saisies sur l'émigré Breton de la Bonnelière, furent vendues comme bien national. Adjugées provisoirement le 9 septembre 1794 et définitivement le 4 octobre 1794, elles furent acquises par un sieur Deville. Mais, quelques années plus tard, le citoyen Radiguère de Parilly versa à la Nation la somme de 570 livres pour le prix de la vendange de La Bonnellière à lui vendue le 7 septembre 1800.
Il y existait, à La Bonnellière, une chapelle qui, en 1787, appartenait à Jean Charles François Joseph Le Breton de la Bonnelière.
En 1943, un souterrain a été découvert à 70 mètres du portail du château. Il a été rebouché aussitôt après sa découverte.

La Roche-Clermault - Launay

Historique du nom: Launay ou Grandmont (1437, Archives 37, H, Prieuré du Pommier-Aigre), Le fief de Launay (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Launay (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Launay (1820, Carte de l'état-major), L’Aunay (1837, Cadastre E1+E2), Launay (1957, Cadastre E1+E2), Launay (2013, Carte IGN). On y voyait une chapelle.
En 1639, ce fief avait un revenu annuel de 30 livres. Dès le XVe siècle, il appartenait au prieuré Grandmontain de Pommier-Aigre. Le livre de rentes et recettes de cette communauté, pour la période de 1748 à 1778, indiquait que Launay devait chaque année 8 setiers de blé, 3 de seigle, 3 d'orge, 8 d'avoine, 12 boisseaux de noix, 2 chapons, un charroi à quatre bœufs et 18 deniers de cens.
En 1640, le propriétaire était Pierre Aubert, seigneur de Bresne.

La Roche-Clermault - Chargé

Historique du nom: Chargé (1429, Archives nationales, P12-330), Chargé-Contré (XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles, Archives 37, C654, E208, E212, E294), Chargé (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Chargé (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Chargé (1791, Archives 37, 1Q88-102, Biens nationaux), Chargé (1820, Carte de l'état-major), Chargé (1837, 1957, Cadastre D2), Chargé (2013, Carte IGN).
Ce fief, ayant un revenu annuel de 6 livres en 1639, relevait du château de Chinon. Guillaume de la Barre, écuyer, premier seigneur connu, rendit hommage, le 7 octobre 1429, devant Lantier, notaire à Loches. Son fils, René de la Barre, seigneur de La Baraudière, rendit aveu, pour le même domaine, le 1er janvier 1484.
Fiacre de la Barre, écuyer, fils de René, rendit aveu en 1500. Il épousa Catherine du Plessis-Richelieu, dont il eut: Hardouin de la Barre, écuyer, seigneur de La Baraudière et de Chargé, qui rendit hommage en 1536; François, propriétaire de Chargé après son frère, archer du roi, marié, par contrat du 24 août 1544, passé devant Perceval, notaire à Chaumont-sur-Loire, à Georgette de Sorbiers, fille de Claude de Sorbiers, écuyer, seigneur du Plessis, et de Françoise Hallecourt; Jacquette, mariée, le 2 février 1526, à Pierre d'Uzès, écuyer, seigneur de La Ferrière.
Nicolas de la Barre, écuyer, fils de François, seigneur de Chargé, gentilhomme de la chambre du roi, fut employé à la garde du château de Chinon en 1592. Par contrat du 3 novembre 1575, passé devant Chauvin, notaire à Chinon, il épousa Guyonne du Fé, fille de Pierre du Fé, écuyer, seigneur du Jau, et de Jeanne du Bois, et eut deux fils, Nicolas et Pierre.
Pierre de la Barre, écuyer, seigneur de Chargé, épousa, le 21 avril 1601, Louise Ancelon, fille de Charles Ancelon, écuyer, seigneur de Fontbaudry, et de Madeleine de Razilly, et eut deux enfants, Claude et Philippe.
Claude de la Barre, écuyer, seigneur de Chargé, lieutenant-colonel au régiment de Périgord (1630), épousa, en février 1636, Françoise Baudichon, fille de Guillaume Baudichon, écuyer, seigneur de Villeret, et de Marie de Bisac.
Charles de la Barre, écuyer, fils du précédent, seigneur de Chargé, cornette de la compagnie de chevau-légers du marquis du Coudray-Montpensier, fut confirmé dans sa noblesse le 30 août 1666. En 1689, il comparut au ban convoqué à Chinon.
Vers 1700, le fief de Chargé passa aux mains de René du Trochet, seigneur de La Tourière, qui le vendit à Jean François Doucet, avocat au bailliage de Chinon dès 1720. Ce fut en vain, semble-t-il, que Charles de la Barre, seigneur de La Guionnière, essaya de faire jouer son droit de retrait lignager sur Chargé et fit dresser procès-verbal de visite de ladite terre le 25 septembre 1720. A un autre Jean François Doucet, supérieur de la maison de l'Oratoire à Tours, parrain, le 30 mars 1728, de celui qui devait être l'abbé Fortuné Bouin de Noiré, décédé en avril 1742, succéda Pierre Paul Doucet, seigneur de Chargé, conseiller du roi, président au siège royal du grenier à sel de Chinon, demeurant en cette ville, paroisse Saint-Maurice. Le 24 janvier 1762, il loua à Charles Froger, laboureur, et Marie Sicard, sa femme, la maison et métairie de Chargé, se réservant le logis, la cave et le cellier. Le bail était fait pour 7 ans et 7 cueillettes successives qui commenceront à Notre-Dame de mars de 1763 jusqu'en septembre 1770.
Vers 1778, Chargé passa par héritage à Marie Françoise Doucet, héritière de M. Doucet, son oncle paternel, et femme de Fortuné Guillon, major de cavalerie, seigneur de Rochecot à Saint-Patrice. Le 9 juin 1779, pour 26.000 livres, les deux époux vendaient Chargé en l'étude de Me Bernier à Chinon. L'acquéreur était Louis Laurent Thinault, lieutenant particulier en la maîtrise des eaux et forêts de Chinon. Celui-ci se maria en octobre 1777 avec Louise Marie Victoire Ragonneau. De cette union, il eut au moins quatre enfants dont un seul, Arsenne, naquit à Chargé le 18 juin 1784 et fut baptisé à La Roche-Clermault. Le 25 novembre 1787, Louis laurent Thinault vendit le fief, pour 30.000 livres, à Anne Françoise Lenée, veuve de Charles Pierre Chalumeau, officier de la milice de Saint-Domingue, décédé en 1787. Elle eut une fille, Anne, et deux fils: l'un, Charles, baptisé le 28 août 1781 en l'église Saint-Etienne de Chinon et mort dans cette ville le 4 janvier 1849, était écrivain. L'autre, Louis Marie Chalumeau, recueillit Chargé dans la succession de sa mère, au partage du 9 octobre 1840. Il en céda la propriété, le 3 février 1842, à M. de Lorgères. Elisabeth Poignant de Lorgères, qui avait épousé en 1836 César Mocet du Chillois, reçut Chargé le 20 avril 1860. Son unique héritier, Louis Anatole Mocet du Chillois, en devint possesseur à la mort de sa mère survenue le 18 mai 1863 à la Roche de Luzay (Deux-Sèvres) où il résidait lui-même. Le 22 août 1874, il échangea le domaine aux époux Leblois et à leurs enfants M. et Mme Charles Vazereau. Le fils de ces derniers, Léon Vazereau, qui le reçut en dotation le 11 décembre 1883, le vendit, les 5 et 7 février 1903, au ménage Préteseigle-Radiguères. De nouvelles mutations firent passer Chargé, le 22 janvier 1941, à la famille Plouzeau puis, le 26 juin 1964, à M. et Mme Berton qui l'échangèrent avec leur beau-frère, M. Vazereau, le 30 mars 1965.
Il existait, à Chargé, une chapelle mentionnée dans le Registre de visite des chapelles domestiques du diocèse, en 1787. Une autre chapelle dépendant de Chargé, dédiée à sainte Catherine, se trouvait aux Petites-Maisons.