Affichage des articles dont le libellé est Lémeré. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lémeré. Afficher tous les articles

Lémeré - La Blotière

Historique du nom: La Belotière (1633, Archives d’Anché), La Blottiere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Blutière (1820, Carte de l'état-major), La Blotiere (1836, Cadastre), La Blotière (1958, Cadastre AB), La Blotière (2013, Carte IGN).

En 1633, Pierre Le Riche était qualifié de sieur de La Belotière.

Lémeré par Tourainissime

Lémeré - La Botardière

Historique du nom:
La Boitardiere (1765, Carte de Cassini), La Bautardière (1779, acte Lamy/Champigny-sur-Veude), La Boistadière (1812, acte Boulard), La Botardière (1820, Carte de l'état-major), La Botardière (1836, 1958, Cadastre D2), La Botardière (2013, Carte IGN).
A la fin du XVIIIe siècle, La Botardière devait appartenir à Eustache-Louis Poirier, seigneur de Nueil et de Narçay, procureur du roi en l'élection de Richelieu, sénéchal de Champigny où il décéda le 18 novembre 1769. Sa veuve, Catherine Torterue, donna à bail La Botardière, devant Me Lamy, notaire dans cette même ville, à Charles David, le 13 janvier 1770, puis de nouveau le 1er mai 1778. Vincent David prit la succession de son père, le 3 juin 1782, pour la période de bail restant à courir. Catherine Torterue mourut à 80 ans le 12 septembre 1788 laissant quatre enfants: Jeanne-Marie, épouse de Jacques-François Lelot, avocat au Parlement au siège de Richelieu; Jeanne-Angélique; Marguerite-Radegonde et Louis-Bertrand Poirier, seigneur de Nueil et de Narçay. Ce dernier vendit le domaine, le 21 mars 1812, par acte sous seing privé qui fut déposé au rang des minutes de Me Boulard le 13 juillet, avec sa femme Louise-Françoise de Gazeau, pour 25.000 francs. La Botardière passait ainsi à Ambroise Champigny. Son fils, Louis-Abraham Champigny, marié à Marie-Modeste-Célina de Quirit, reçut La Botardière à la suite d'un acte de donation du 29 juillet 1831 suivi d'un partage le 10 avril 1832. Ces derniers vendirent une partie du domaine le 28 mai 1857, puis l'autre le 5 juin 1857 en l'étude de Me Baranger à Richelieu. La seconde allait, pour 14.000 francs, à Jacques Patrin et Jeanne Lejude, son épouse. La première, pour 32.600 francs, était acquise par Vincent Gaudin et sa femme, Marie Quenois.
La famille Gaudin garda sa part jusqu'en 1904 où elle fut achetée les 29 juin et 11 juillet par François Boyer et Louise Pironneau, son épouse, grands-parents des propriétaires de 1979 qui l'avaient reçue par donation-partage le 28 février 1939.

Lémeré - La Bourlière

Historique du nom: La Bourliere (1765, Carte de Cassini), La Bourlière (1820, Carte de l'état-major), La Bourlière (1836, Cadastre D1), La Bourlière (1917, acte Genevoix/Champigny-sur-Veude), La Bourlière (1958, Cadastre D1), Le Bourlière (2013, Carte IGN).
Vers 1783, ce domaine était passé aux enfants de Me Jean Jacques Amirault, notaire royal à Lémeré, décédé prématurément. Au début du XIXe siècle, il apparaît comme étant divisé par moitié. L'une appartenait à Anne Amirault qui, le 15 septembre 1802, vendit sa part, par bail à rente viagère et alimentaire, à Jacques Amirault, propriétaire cultivateur à Lémeré, et à sa femme Jeanne Champigny. L'autre partie était à son neveu Jean Pierrault qui loua en 1807, puis le 21 septembre 1813, au même Jacques Amirault la borderie de La Bourlière. Dans un acte de partage du 16 mars 1824, Jean Pierrault était dit militaire absent présumé disparu et le lot n° 1 comprenant une partie de La Bourlière fut attribué à Jacques Amirault qui en était déjà le fermier. Par la suite, La Bourlière passa à son parent Jacques Faucillon dont la famille la garda jusqu'en 1894. Le 11 mars de cette année, Marie-Louise Faucillon, épouse de Me Herpin, avoué près le tribunal civil de Chinon, et Julie-Constance Faucillon, femme de Georges Garreau, négociant à Évreux, vendirent La Bourlière à M. et Mme Pavard. Celui-ci étant mort à Tours le 21 mars 1917, ce fut sa sœur, Mme Cruchon, sa seule héritière, qui en reçut la propriété. Elle la céda, le 25 décembre suivant, devant Me Genevoix, à Léopold Blanchard dont les petits-enfants la possédait encor en 1979.

Lémeré - Saumuret

Historique du nom: Saumuret (1765, Carte de Cassini), La borderie de Saumuret (1811, acte Fourchault/Richelieu), Saumuret (1820, Carte de l'état-major), Saumuret (1836, 1958, Cadastre E1), Saumuret (2013, Carte IGN).
Au début du XIXe siècle, ce domaine n'était qu'une simple borderie dont l'histoire se confondait avec celle de La Noblaye dont il dépendait. Ce deux domaines furent vendus en 1810 par les héritiers Sanglier puis devinrent en 1811 la propriété d'Augustin Mestayer. Mais au partage du 18 février 1830, Saumuret fut attribué à Charles Louis Mestayer. Ce dernier, qui fut maire de La Tour-Saint-Gelin à partir du 23 juillet 1837, y mourut le 31 janvier 1859. Sa veuve et ses trois enfants, demeurant tous à La Rancheraie, vendirent Saumuret, le 19 novembre 1860, à leurs cousins Frédéric Mestayer, père et fils, du château du Perron, à Lémeré. Une nouvelle mutation, le 29 mai 1872, fit passer la propriété en indivision à Joseph Picard et sa femme, ainsi qu'à sa fille, Marie Sophie, épouse d'Isidore Favreau. Restée seule survivante, Marie Sophie Picard vendit une partie du domaine à M. Mauberger et échangea, le 4 mai 1914, le principal corps de bâtiment au couchant et 13 hectares de terre avec M. et Mme Joseph Bonnin. Ceux-ci cédaient, en contre-partie, une maison située à Chaunay (Vienne) avec un peu plus de 3 hectares de terre. Aussi la transaction était-elle conclue moyennant une soulte de 1.000 francs à la charge des époux Bonnin.
Le fils unique du ménage Bonnin, Albert, qui reçut la part de ses parents en donation, le 18 mars 1926, l'échangea à son tour avec Eugène Ribot, directeur de coopérative, le 25 mars 1950. Le 27 mars suivant, celui-ci vendit à André Blanchard qui lui-même céda Saumuret, par acte des 29 juillet et 7 octobre de la même année, à M. et Mme Leroy, magistrat à Bruxelles, qui le possédait encore en 1979.

Lémeré - La Saucraie

Historique du nom: La Saucraye (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Saucraye (1793, Archives 37, 1Q101, Biens nationaux), La Socraie (1820, Carte de l'état-major), La Socraie (1836, Cadastre), La Saucraie (1958, Cadastre), La Saucraie (2013, Carte IGN).
Ce domaine a appartenu aux prêtres de la Mission de Richelieu.

Lémeré - Les Places

Historique du nom: Les Places (1536, Archives 37, E220), Les Places (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Places (1820, Carte de l'état-major), Les Places (1836, 1958, Cadastre), Les Places (2013, Carte IGN).
En 1536, ce domaine appartenait à Gabriel de Beauvau.

Lémeré - L'Ouraye

Historique du nom: Louraye (1676, 1781, Archives 37, E79, E146), L’Ouraye (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), L'Ouraye (1820, Carte de l'état-major), Louraye (1836, Cadastre), L’Ouraye (1958, Cadastre), L'Ouraye (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de Champigny, à foi et hommage plain, et un roussin de service. En 1676, il appartenait à Armand-Léon le Bouthillier de Chavigny, fils d'Armand Bouthillier de Chavigny, diplomate, et d'Anne Phélypeaux de Villesavin, mort en 1684; en 1781, à Auguste-Jean-Marie Desmé de Chavigny.

Lémeré - Le Moulin-de-Judeau

Historique du nom: Le Moulin de Judeau (1756, Archives 37, G282), Moulin de Judeau (1820, Carte de l'état-major), Moulin de Judeau (1836, Cadastre), Le Moulin de Judau (1845, DDAF-37, Bassin de la Vienne, rivière de la Veude, dossier 17, moulin 25), Judeau (1958, Cadastre), Le Moulin de Judeau (2013, Carte IGN).
Ce moulin devait une rente à la collégiale de Champigny-sur-Veude et appartenait, en 1756, à N. Poirier, président en l'élection de Richelieu.

Lémeré - Jaunais

Historique du nom: Jaunay (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Jaunais (1820, carte de l'état-major), Jaunais (1836, Cadastre), Jaunais (1958, Cadastre), Jaunais (2013, Carte IGN).
En 1462, ce fief appartenait à Eustache de Montfort; en 1465, à Annette de Fontenay; en 1499, à René de Beauvau; en 1536, à Gabriel de Beauvau, marié à Françoise Le Picard, qui vivait encore en 1596; en 1623, à Jacques de Beauvau; en 1718, à Eustache-Henriette de Buade, veuve de Charles Lecesne de Menilles, dame du Rivau; en 1757, à Françoise Martineau; en 1771, à Michel-Ange, comte de Castellane.

Lémeré - Les Gautrées

Historique du nom: Les Gaudries (1621, Archives 37, E), Les Gautries (1802, Carte de l'état-major), Les Gaudrées (1836, Cadastre), Les Gaudrées (1958, Cadastre), Les Gautrées (2013, Carte IGN).
En 1621, ce fief appartenait à Jacques de Beauvau, chevalier, seigneur du Rivau.

Lémeré - Le Coudray

Historique du nom: Le Coudray (1480, 1640, Archives 37, E220), Le Coudray (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Coudray (1820, Carte de l'état-major), Le Coudray (1836, Cadastre), Le Coudray (1958, Cadastre), Le Coudray (2013, Carte IGN).
En 1480, ce fief appartenait à Anne de Fontenay; en 1640, à Samuel de Chezelles; en 1642, à François de la Chétardie.

Lémeré - L'Allée

Historique du nom: Allay (1569, Archives 37, G730), L'Allé (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Lallay (1791, Archives 37, Biens nationaux), L'Allée (1820, Carte de l'état-major), L’Allée (1836, Cadastre), L'Allée (1872, Tableau de recensement) L’Allée (1958, Cadastre), L'Allée (2013, Carte IGN).
Par testament du 4 mars 1569, Sébastien Cougnard légua cette terre aux religieuses de Notre-Dame-de-Bonne-Espérance (Ordre de Saint-François), à Champigny-sur-Veude. Elle relevait du fief du Rivau. Lors de la suppression du couvent de Notre-Dame-de-Bonne-Espérance, on la réunit à l'hôpital Saint-Aignan et, en 1791, elle appartenait à la communauté de l'Annonciation de Champigny, sur laquelle elle fut vendue comme bien national. En 1509, il y avait une chapelle dans ce lieu.

Lémeré - Neuilly

Historique du nom: Neuilly (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Neuili (1795, Archives 37, Biens nationaux), Neuilly (1820, Carte de l'état-major), Neuilly (1836, 1958, Cadastre), Neuilly (2013, Carte IGN).
C'est une ancienne propriété de l'aumônerie de Saint-Aignan.

Lémeré - Le Sable

Historique du nom: Les Sables (1576), Le Sable (1765, Carte de Cassini), Le Sable (1820, Carte de l'état-major), Le Sable (1836, 1958, Cadastre C1), Le Sable (2013, Carte IGN).
En 1430, Méry de Chezelles, premier du nom, marié à Perrine de Chargé, était seigneur des Sables. En 1576, le fief appartenait à Louis Thibault, écuyer; en 1710, à Isaïe Philippe.

Lémeré - Les Teilles

Ce lieu s'est appelé Les Teilles en 1776 (Archives 37), en 1836 (Cadastre), en 1958 (Cadastre).
En 1776, ce fief appartenait à René-Pierre de Vandel; en 1791, à Jean-Urbain de Vandel.

Lémeré - Munet

Historique du nom: Muret (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Le Grand Munet (1708, Archives 37, G282/87), Le Grand Munet (1765, Carte de Cassini), Les Munets (1775, acte Jamet le Jeune/Richelieu), Munet (1820, Carte de l'état-major), Munet (1836, 1958, Cadastre D2), Munet (2013, Carte IGN).
En 1708, ce fief appartenait à Jean Ragonneau, élu à Richelieu; en 1757, à François Renault de Terrefort, conseiller au siège royal de Chinon, marié à Françoise Marie Ragonneau.
Le 27 juillet 1775, Marie Anne Doubleau, épouse non commune en biens de Vincent Calix Laillaul, lieutenant de gabelle, vendit le domaine par bail à rente à Me Henry Cartier, notaire royal et greffier à Richelieu. Le sieur Rozeau, dit des Rosiers, marchand à Richelieu, en avait eu la location par acte de Me Cottencin du 6 juin 1773.
Or, les vendeurs exercèrent leur droit de retrait lignager aux termes de deux procès-verbaux d'exécution reçus par Me Cottencin, notaire à Richelieu, des 8 août et 4 septembre 1776, suite à un jugement de reconnaissance à retrait rendu au siège pairie de Richelieu le 2 août précédent. Mais pour plaider et rembourser le prix, lesdits vendeurs s'étaient endettés et ils devaient 9.026 lives 12 sols à Ambroise Dechartre, marchand à Lémeré. Ils préférèrent lui vendre la propriété moyennant 11.490 livres par acte devant Me Cottencin du 20 mars 1777 et la prise de possession eut lieu le jour même. Le 25 juillet 1784, Ambroise Dechartre, en l'étude de Me Lamy de Champigny, donnait Munet par bail à moitié à Alexandre Vallée et Madeleine Point. Suite à un jugement contradictoire du 23 octobre 1790 entre différents membres de la famille Dechartre, un acte fut dressé les 16 février, 2, 3, 4, 11, 14, 16 et 23 mars 1791 par Me Jean Berge, notaire arpenteur juré au duché pairie de Richelieu, résidant à L'Île-Bouchard et comportant partage en quatre lots. Les deux premiers étaient constitués par le domaine de Munet évalué à 1.200 livres à charge de payer les cens, rentes, tant cy-devant noble, seigneuriale, foncière constituées dues par les maison et domaine de Munet qui était échus audit sieur Jacques Dechartre de la succession d'Ambroise Decharte son frère, notamment la rente de 3 livres 4 sols 6 deniers due au chapitre de Champigny pour des terrains situés aux environs du carroy Guérin.
Me tirage au sort donna le premier lot de Munet à Anne Dechartre, épouse en premières noces de Pierre Guillault dont elle eut un garçon et une fille. Elle était veuve et remariée à Guillaume Durand quand, le 24 juin 1824, se disant trop âgée pour continuer à exploiter, elle démissionna de ses biens au profit de ses enfants: Pierre Guillault, cultivateur à Anché, et Anne qui épousa Louis Raguin, lequel fut maire de Rivière à partir de 1847. Ils eurent deux fils, Joseph et Louis. Ce dernier, à qui échut Munet au partage du 4 février 1855, le donna en dot à sa fille Marie le 4 février 1877 et cette dernière fit de même pour son fils Paul Raguin, avocat, par contrat du 14 avril 1906 à Orléans. La propriété était donc dans la famille depuis plus de 136 ans quand Paul Raguin, demeurant au château de la Grande-Malmurse à Germigny (Loiret), l'échangea, le 14 juillet 1913, pour des biens situés à Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres), appartenant à Jules Aimé Houllier et son épouse Marie Philomène Jaulin. Ces derniers, moyennant une soulte de 7.937 francs envers M. Raguin, recevaient Munet. Le 10 juin 1963, leur fils, Aimé Denis Houllier, qui avait reçu le domaine en partage en 1920, le vendit aux époux Brunaut. Une nouvelle mutation intervint en 1965 au profit de M. et Mme Foubert. Ce fut en 1974 que M. et Mme Jumaucourt firent l'acquisition des bâtiments à l'exclusion des terres.

Lémeré - Le Perron

Historique du nom: Le Perron (1629-1712, Archives 37, 82J123), Le Perron (1765, Carte de Cassini), La ferme du Perron (1811, acte Fourchault/Richelieu), Le Perron (1820, Carte de l'état-major), Le Perron (1836, 1958, Cadastre E2), Le Perron (2013, Carte IGN).
En 1543, cette ferme, dépendant du château de La Noblaye, appartenait à Jean de Chezelles, fils de Mathurin de Chezelles. Par la suite, elle fut la possession pendant plus de deux siècles et demi de la famille Sanglier. Jean-Jacques Sanglier, qui comparut par fondé de pouvoir à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789, laissa trois filles et un garçon qui vendirent, en novembre 1810, Le Perron, La Noblaye, Saumuret, Cachemouche, Le petit-Jable à Hippolyte Collineau, de Richelieu. Celui-ci les revendit, le 5 février 1811, à Augustin Mestayer, de La Rancheraie à Lièze. Ce dernier, avec sa femme, fit une donation partage à ses enfants, le 18 février 1830: Henri eut La Noblaye, Charles Louis Saumuret et Frédéric reçut la ferme du Perron. Mais quand celui-ci, avec son fils, racheta Saumuret aux enfants de Charles Louis, le 19 novembre 1860, ils sont dits habitant le château du Perron. Il est possible que se soit après le partage de 1830, que Frédéric Mestayer agrandit les bâtiments du Perron pour lui donner l'aspect d'un château et construisit la chapelle (en 1839).
En 1921, les époux Blanchard-Martineau achetèrent La Noblaye, Le Perron et divers autres biens qui furent divisés en 1950 entre leurs trois enfants. Ce fut André Blanchard qui eut Le Perron.

Lémeré - La Noblaye

Historique du nom: La Noblaye (XVe siècle, Archives 37, G763, G774), La Noblaye (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon) La Noblaie (1708-1780, Archives 37, 182J125), La Noblaie (XVIIIe siècle, Archives 37, E158, E189), La Noblais (1765, Carte de Cassini), Château de la Noblaye (1820, Carte de l'état-major), Château de la Noblaye (1836, 1958, Cadastre E1), Château de la Noblaye (2013, Carte IGN).
En 1639, ce fief avait un revenu annuel de 12 livres. Méry de Chezelles, premier du nom qui épousa vers 1430 Perrine de Chargé, était seigneur des Sables et de La Noblaye. Son fils, prénommé aussi Méry, fut l'auteur de la branche de la famille dite de la Noblaye. Mathurin de Chezelles fut connu par un partage fait entre ses héritiers en 1543. Il eut deux fils, René et Jean qui eut le château du Perron. De son mariage, en 1520, avec Gabrielle de Chouppes, René eut aussi deux enfants. Le garçon, prénommé aussi comme lui, vivait encore en 1566. Il dota sa sœur Jacquette de 3.000 livres à l'occasion de son mariage, le 25 avril 1549, avec Jacques Sanglier d'une famille du Poitou qui faisait remonter ses origines à Pierre Sanglier, chevalier vivant en 1096. N'ayant pas eu de descendance, René de Chezelles laissa La Noblaye à sa sœur et ce fut ainsi que la famille Sanglier entra en possession de cette terre qu'elle garda pendant sept générations jusqu'en 1810.
Exempt des gardes du roi Henri II, Jacques Sanglier eut plusieurs enfants de son union avec Jacquette de Chezelles. Son petit-fils, Gilles, guidon de la compagnie de M. le Prince de Guémené, acheta Le Perron et le réunit à ses domaines. Il comparut, le 2 octobre 1666, lors de l'enquête sur la recherche de la noblesse. Il déclara demeurer à La Noblaye, paroisse de Lémeré, et maintint sa qualité d'écuyer déclarant être seul de sa maison avec ses enfants: Louis, Jacques, Joseph, Charles, Gilles et Marie. Il justifia de sa noblesse depuis 1425 par son sixième aïeul. L'aîné, Louis, fut signalé, le 3 avril 1689, à la Monte de la noblesse du bailliage de Chinon. Il décéda le 10 octobre 1707 ayant eu au moins trois filles et trois fils. L'un d'eux, Jean Sanglier, chevalier, seigneur de La Noblaye, était demeurant à Chinon, paroisse Saint-Maurice, dans une déclaration féodale du 7 février 1726. Il y avoua tenir du chef de sa femme, Marie Chesnon, une maison située dans cette ville et cette paroisse. Jean Sanglier mourut en 1743 et sa femme, à 87 ans, en 1766. Elle avait trois filles et deux fils. Le cadet, François, fut lieutenant-colonel au régiment du roi et chevalier de Saint-Louis. Son frère, Jean Baptiste, fut seigneur de La Noblaye et s'unit à Madeleine Victoire, dame de la Tremblaye, qui lui donna trois enfants. Jean-Jacques Sanglier, écuyer, seigneur de La Noblaye, comparut par fondé de pouvoir, en 1789, à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine.
Jean-Jacques Sanglier laissa trois filles, Agathe Rosalie, Madeleine Victoire, Eugénie Élisabeth et un fils, Prosper. Tous les quatre vendirent La Noblaye, devant Me Frementier, notaire à Saumur, en novembre 1810. Quatre ans plus tard, Prosper Sanglier, lieutenant dans la garde, tomba au combat de Château-Thierry pendant la campagne de France et, avec lui, s'éteignit la branche aînée. Le chef de famille devint Joseph Sanglier, cinquième du nom, d'une branche collatérale dite de l'Isle-Bourbon, où il fut le premier à naître le 7 mai 1774.
Les acquéreurs de 1810, Joseph Hippolyte Collineau et son épouse, Rose Charlotte Olivier de Montaguière, remirent en vente les biens qu'ils venaient d'acheter le 5 février 1811, en l'étude de Me Fourchault, notaire à Richelieu, et qui comprenaient: la terre de La Noblaye et tout ce qui en dépendait, la borderie de Saumuret, celle de Cachemouche, du Petit Jable et la ferme du Perron. L'acheteur se nommait Augustin Mestayer, de La Rancheraye, inspecteur des douanes à Paimbœuf qui, en 1793, avait épousé Émilie Reine Sophie Mocet du Chillois. Le ménage, le 18 février 1830, procéda à une donation-partage entre leurs enfants des biens ci-dessus désignés, lesquels s'étaient ajoutés à ceux possédés en la commune de La Tour-Saint-Gelin: La Rancheraie et Les Caillers, ainsi que Lièze à Chezelles. La Noblaye fut attribuée à Henri Mestayer, demeurant alors à Lièze, mais qui décéda le 16 mars 1861 à La Noblaye laissant trois filles. L'une d'elles, Rose Émilie, déjà veuve d'un notaire, Charles Gilbert Desdormands, hérita de La Noblaye qui passa par la suite à sa fille unique, Berthe Marie. Celle-ci mourut le 18 mai 1906 au château de La Viandère, à Saint-Varent (Deux-Sèvres), laissant pour héritiers son mari, Louis Émile Cercler Desdormands, et leur fille Yvonne Marie Marguerite, mariée au vicomte de Beaucorps. Cette dernière constitua sa part de dot à Marie Caroline de Beaucorps lors de son mariage avec Guy Marie Ludovic de Werbier d'Antigneul, capitaine d'artillerie à Fontainebleau. Après être restée 110 ans dans la même famille, La Noblaye fut mise en adjudication et, le 24 juillet 1921, elle a été acquise, en l'étude de Me Laurent, de Coulonges-sur-l'Autize, par la communauté Blanchard-Marrtineau. Ce fut la fille de ces derniers, Mme Lemée, qui en hérita en 1950 et la vendit en 1974.
En juillet 1977, la Société française de production tourna à La Noblaye un téléfilm, Le Chandelier, tiré d'une pièce en trois actes d'Alfred de Musset. Il fut projeté sur le petit écran pour la première fois le samedi 17 décembre 1977 par Antenne 2.

Lémeré - Le Rivau

Ce domaine s'est appelé: Rivau (1484, Archives nationales), Le Rivau (1523, Archives 37, Aveu de Louis Aymar), Le Rivau (1625), Le Rivau (1648, Archives d’Azay-le-Rideau), Le Rivau (1661, Archives 37), Le Rivau (1663, Archives d’Anché), Le Riveau (1717, Archives 37, Aveu de Joseph Torterue), Le Riveau (1770, acte notarié), Le Rivau (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Château du Rivau (1836, 1958, cadastre).
Ce fief relevait du château de Chinon et de Sazilly. Il fut érigé en marquisat le 14 juillet 1664, en faveur de Jacques de Beauvau. Le château a été bâti au XIIIe ou au XIVe siècle. En 1450, le Rivau appartenait à Pierre de Beauvau, seigneur de la Roche-sur-Yon, gouverneur d'Anjou et du Maine; en 1480, à Anne de Fontenay; en 1484, à René de Beauvau, écuyer; en 1523, à François de Beauvau; en 1536, à Gabriel de Beauvau; en 1567, à Jacques de Beauvau; en 1596, à Gabriel de Beauvau, seigneur de la Bessière; en 1623-1663, à Jacques de Beauvau, chevalier, baron de Saint-Gatien, seigneur de Lassé, capitaine des gardes suisses du duc d'Orléans; en 1700, à Alexandre Croisette; en 1718, à Eustache-Henriette de Buade, veuve de Charles Lesenne de Meuilles; en 1768, à Michel-Ange de Castellane; en 1789, à Esprit-François-Henri de Castellane.