La Roche-Clermault - La Bonnellière

Historique du nom: La Bonnalière (1600, acte notarié/Chinon), La Bannelliere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Bonnelière (1794, Archives 37, 1Q125-526, Biens nationaux), La Bonnelière (1820, Carte de l'état-major), La Bonnellière (1837, 1957, Cadastre E2), La Bonnellière (2013, Carte IGN).
Le mardi 4 juillet 1600, Gatin Besnard et sa femme Mexminienne Rocher, marchand demeurant au faubourg Saint-Jacques de Chinon, vendirent, pour 3.000 livres tournois, à Jehan le Breton, sieur de Cuzay, conseiller du roi et son avocat en l'élection de Chinon, le lieu, fief, terre et seigneurie de la Bonnalière. Le 14 juillet 1600, Jehan le Breton prenait possession de son bien. En 1619, il achetait la moitié de la métairie de La Gilberdière aux héritiers de Guillaume de la Noue, écuyer.
Dans un acte de 1697 comparaissaient: Joseph Philippe François le Breton, chanoine de la collégiale Saint-Mexme de Chinon, et Charles le Breton, seigneur de La Bonnelière, conseiller du roi, assesseur civil et criminel au bailliage et siège royal de Chinon, receveur des tailles de l'élection. Charles le Breton de la Bonnelière fut échevin de Chinon de 1721 à 1724. Jean Charles le Breton, seigneur de la Bonnelière, conseiller du roi, receveur des traites à Saumur, assista à Restigné, le 1er septembre 1728, au mariage de François Jean le Breton, procureur au bailliage, siège royal et police de Chinon, avec Perrine Françoise, fille d'Urbain Perrochon, seigneur de La Renaudière. Un autre le Breton de la Bonnelière fut procureur du roi au moment de l'affaire du Haut Vouguet en 1750. L'une des dépositions recueillies émanait de Noël Barré, laboureur à La Bonnelière.
En 1772, Jean Charles François Joseph de la Bonnelière était conseiller du roi et président au siège royal du grenier à sel de Chinon. Il dut mourir en 1805. Ses descendant obtinrent, le 15 avril 1840, un jugement du tribunal de Meaux, ordonnant la rectification sur les registres de l'état civil de leur nom, quand il n'était pas accompagné de la particule ou du nom de La Bonnelière. Un avis de décès paru dans la presse régionale, le 14 décembre 1956, montra que cette famille n'était pas éteinte à cette époque.
La Bonnellière, comme La Gilberdière, saisies sur l'émigré Breton de la Bonnelière, furent vendues comme bien national. Adjugées provisoirement le 9 septembre 1794 et définitivement le 4 octobre 1794, elles furent acquises par un sieur Deville. Mais, quelques années plus tard, le citoyen Radiguère de Parilly versa à la Nation la somme de 570 livres pour le prix de la vendange de La Bonnellière à lui vendue le 7 septembre 1800.
Il y existait, à La Bonnellière, une chapelle qui, en 1787, appartenait à Jean Charles François Joseph Le Breton de la Bonnelière.
En 1943, un souterrain a été découvert à 70 mètres du portail du château. Il a été rebouché aussitôt après sa découverte.

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