Barrou - Les Courtis

Historique du nom: Les Courtils (1698), Les Courtiz (1634, Archives de Descartes-Balesmes), Le fief des Courtierz (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Preuilly), Les Courtiz (1654, Archives de Descartes-Balesmes), Maison noble des Courtils (1698), Les Courtis (1765, Carte de Cassini), Les Courtis (1813, Cadastre), Les Courtis (1820, Carte de l'état-major), Le Château des Courtils (1951, acte Naulleau, La Roche-sur-Yon), Les Courtils (1953, Cadastre), Les Courtis (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de la baronnie de Preuilly. Le logis seigneurial était fortifié. Le seigneur jouissait, dans l'église de Barrou, de certains droits honorifiques pour lesquels il devait foi et hommage-lige au vicomte de La Guerche.
La terre des Courtils appartenait à:
  • Léonor de Mauleon (en 1442).
  • René de Beauval (en 1560), écuyer, qui rendit hommage le 28 janvier.
  • Charles de Beauval (en 1597).
Honorat François, chevalier, en devint propriétaire le 27 juin 1600. Il était capitaine-gouverneur du château du Grand-Pressigny, pour Charles de Lorraine, duc de Mayenne. Le 17 avril 1602, il épousa Anne Quentin, fille d'Antoine Quentin et de Bertrande d'Alonneau, et eut sept enfants: Antoine, qui suit; Jean-Charles, religieux capucin; César, dont on parlera plus loin; Jean, seigneur de Coulangé; Emmanuel, seigneur du Plessis, cornette d'une compagnie de cavalerie dans le régiment Feuquières; Anne, femme de René de la Bouchardière; Marguerite, mariée à Mathurin des Renaudières.
Antoine François, chevalier, seigneur des Courtils, de La Borde, de Soulangé, du Bois-Florimond, etc..., épousa, le 21 avril 1639, Marie de Couhé-Lusignan, fille de Louis de Couhé-Lusignan, chevalier, vicomte de L'Isle, et de Marie de Gamaches. De ce mariage naquit un fils, Georges, seigneur des Courtils, cornette au régiment de Canaples et qui fut tué dans la guerre d'Allemagne.
César François, chevalier, seigneur des Courtils, de La Borde, du Chillay, de Pouzieux, du Plessis-Guenand, de Soulangé, du Bois-Florimond, de La Morinière, etc..., eut trois enfants de son mariage avec Bonne de Marcé: Jean, qui suit; René, mort capitaine au régiment de Villemore; Bonne, mariée, vers 1706, à François Vezien de Champaigne.
Jean François, chevalier, seigneur des Courtils, de la Borde, de Pouzieux, du Chillay, etc..., comparut au ban de la noblesse du bailliage de Chinon en 1689. Il eut huit enfants de son mariage, contracté le 11 février 1711, avec Marie-Françoise Vezien de Champaigne: Louis Jean Théodore, qui suit; Bonne; Martial, mort en bas âge; Alexandre; René; Jacques Timothée, seigneur de La Tour, chevalier de Saint-Louis, décédé en 1800; Denis, curé de Barrou; César, seigneur de La Tour.
Louis-Jean-Théodore Le François, chevalier, seigneur des Courtils, épousa, le 25 octobre 1740, Marie-Louise Adélaïde de Mousseaux, dame de la Valette et de Bretigny, fille de Louis de Mousseaux, chevalier, et eut cinq enfants: Jacques Jean, qui suit; Augustin Josaphat, vicaire-général du diocèse de Saint-Claude, décédé à Paris le 3 décembre 1823; Antoine, lieutenant au régiment de Penthièvre; Agathe, marié à Louis Pierre, vicomte de Chabot; Charles Pierre, mort en bas âge.
Jacques Jean Le François, chevalier, seigneur des Courtils (1778), épousa, en premières noces, Françoise Adélaïde de Rancher, dont il n'eut pas d'enfants; en secondes noces, Adélaïde Armande de la Roche-Céry de la Groye. De ce second mariage naquirent plusieurs enfants, entre autres, Charles Pierre, marquis de la Groye. En 1788, Jacques Jean Le François vendit la terre des Courtils à Antoine Charles Vincent, comte de Carvoisin, baron de la Mothe-Saint-Héraye, qui comparut, par fondé de pouvoir, à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789.
En 1804, le château appartenait à M. de Lussac.
Il existait au château des Courtils une chapelle qui est mentionnée dans le Registre de visite des chapelles domestiques du diocèse de Tours, en 1787.

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