Historique du nom: Le fief de la Basse Olive (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), L’Olive Guéritaude (1684, aveu de Guillaume de Berziau), L’Olive (1751, acte Trottier/Chinon), L’Olive (1765, Carte de Cassini), L'Olive (1820, Carte de l'état-major), L’Olive (1837, Cadastre D1), L'Olive (1967, Cadastre BC+AW), L'Olive (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de l'archevêque de Tours. En 1445, il appartenait à Philippe Paumart, marié à Jehanne d'Aubigné; en 1491, à Jeannon de Maillé, marié, le 17 janvier 1491, à Anne, fille des précédents. Jeannon de Maillé était le second fils d'Hardouin de Maillé et d'Agnès de la Roche Rabasté, dame de Cecigny. De leur union, Jeannon et Agnès eurent René, qui fut leur successeur, et Françoise. Jeannon de Maillé se remaria, en 1518, avec Charlotte de Salignac.
René de Maillé, chevalier, seigneur de La Guéritaulde et de L'Olive, n'eut pas de postérité de Catherine d'Avaugour. Le 12 janvier 1525, par contrat à Chinon, il épousa Anne de la Vove qui lui donna Yves, Hélie, Renée et Jeanne. Il mourut vers 1555 et sa veuve se remaria avec Pierre de Benoit dont elle eut Jean, Anne, Guillaume et Louise de Benoit. Tous ces enfants vivaient ensemble à La Guéritaulde.
L'aîné du premier lit, Yves de Maillé, n'avait que 13 ans à la mort de son père. A 18 ans, il devint seigneur de La Guéritaulde et de L'Olive. Le lundi 11 juillet 1588, Yves de Maillé fit son testament et mourut célibataire alors qu'il était fiancé à Anne de Chambes-Montsoreau.
Il eut pour successeur son frère, Hélie de Maillé, capitaine gouverneur de Montbazon depuis 1576 et le resta jusqu'à sa mort. Lui aussi vécut essentiellement à La Guéritaulde. Le 27 janvier 1589, il se maria avec Marguerite de Ceps qui décéda en 1594 sans descendance Le 21 décembre 1596, il se remaria, à 60 ans, à Madeleine de Chérité de 40 ans sa cadette dont il eut au moins cinq enfants, tous mineurs le jour de sa mort qui serait survenue le 22 novembre 1618. L'aîné, Hercule, avait à peine 15 ans.
Ce dernier n'eut pas de descendance de ses deux mariages, l'un en 1621 avec Antoinette Filleul, puis le 19 septembre 1653 avec Charlotte de la Barre. De ses trois sœurs, l'une Madeleine fut religieuse au Ronceray d'Angers, puis au prieuré de Bourg en Moutiers, mourut en 1669; Françoise se maria en 1623 à François de la Barre, maire de Tours en 1676. Enfin, Anne épousa Guillaume de Berziau, seigneur de Champgrimont et des Hayes à Beaumont-la-Chartre. Ils eurent deux fils, Guillaume baptisé le 6 mars 1628 et Hercule qui le fut le 24 mars 1631. Ce fut probablement l'aîné qui, le 26 novembre 1684, vendit L'Olive à Louis Bernin de Valentinay. Celui-ci, le 28 novembre, donna L'Olive à Guillaume Taillandier, moyennant une rente foncière annuelle de 400 livres. Succédant à son père, Guillaume Taillandier, marié à Perrine Goizet, vendit son héritage le 29 janvier 1716 à Me Pierre Cousin, notaire royal à Chinon, et Marie David. Les acquéreurs s'engageaient à continuer de payer la rente foncière de 400 livres au sieur Valentinay le jeune.
Me Cousin serait mort en 1737. Sa veuve, Marie Yvonne David, vendit le domaine, le 16 octobre 1738, à Jean Pouzet, marchand, et Marie Bastard, sa femme, pour 7.000 livres. Marie Bastard dut mourir en 1762 car, le 14 janvier 1763, Jean Pouzet loua L'Olive. Il avait eu cinq enfants qui, à la succession de leur mère, vendirent chacun séparément leur part à Pierre François Duclos, avocat au parlement et au bailliage et siège royal de Chinon, et Marie Charlotte Cottereau, son épouse.
L'aîné, Guillaume Pouzet, vendit son huitième indivis pour 1.200 livres le 17 mai 1768. Son son autorité, son frère Jean-Jacques fit de même, pour le même prix, le 9 juin 1768. Le 5 mai 1769, le père vendit sa propre moitié et ses deux filles, Mmes Méchin et Croué, leur part, pour 6.500 livres et 240 livres de pot de vin versées comptant, le principal étant payable 1.000 livres dans un an et 5.000 dans trois ans avec intérêts. Le 1er juin 1769, Pierre Minier et sa femme Céleste Pouzet cédèrent la leur et Pierre François Duclos fut enfin propriétaire de la totalité de L'Olive alors affermée à Charles Girard dont la veuve en jouissait alors.
Pierre François Duclos était le fils de Pierre Duclos, ancien receveur des fermes du roi, et de Madeleine Gilloire de l'Espinay.Le 14 février 1757, il s'était uni, à Léméré, à Marie-Charlotte Cottereau, fille de Jean-Charles Cottereau, docteur de la faculté de Valence, chirurgien major au régiment de Crussol, et de Marie Brusquet.
Quand il mourut, sans doute en 1778, Pierre François Duclos était avocat au parlement et conseiller du roi, mais aussi procureur à la maréchaussée de Touraine au siège de Chinon. Le 1er juillet 1779, sa veuve vendit L'Olive, avec d'autres biens, pour 39.000 livres, à Guillaume Dabilly. Celui-ci était marchand en la paroisse de Grazay. Il s'était marié à Brizay, le 29 décembre 1746, avec Marie Breton (ou Berton) qui lui donna cinq enfants. Guillaume Dabilly dut décéder en 1782.
Après la mort de Mme Dabilly, L'Olive fut partagée en trois lots le 20 avril 1795. Après tirage au sort, le premier lot fut attribué à Jean Drouin et Marguerite Dabilly, le second aux trois enfants de Marie Drouin, le troisième, comprenant la maison de maître, échut à Jacques Dabilly.
Le 31 août 1876, plusieurs parcelles furent acquises par Pierre Eugène Faucillon et Émilie Boucher. Or, ces derniers possédaient déjà par héritage ce qui constituait jadis la maison de maître. Celle-ci appartenait en 1835 à Pierre Fourmy et Marguerite Dudai dont la fille unique, Marie, était la femme de Pierre Louis Faucillon. Ceux-ci, qui décédèrent en 1862 et 1863, en avaient fait donation à Pierre Eugène Faucillon et Anne Boué. Ce fut leur fils, Eugène Faucillon, né le 29 juin 1866, qui en 1905 fut le fondateur des Amis du Vieux Chinon et décéda le 5 décembre 1944, ayant été plus de 30 ans médecin de l'hôpital.

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