Benais - Saint-Gilles

Historique du nom: Saint Gilles (1555, Archives 37, H56), Saint Gilles (1669, Archives de Saint-Nicolas-de-Bourgueil), Hostel fort de Saint Gilles (1690, Archives 37, H35), Saint Gilles et Buston (1712, Archives 37, H887), Saint Jules (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Saint Gilles (1791, Archives 37, 1Q152, Biens nationaux), Saint Gilles (1820, Carte de l'état-major), Saint Gilles (1830, Cadastre), Saint Gilles (1840, acte Delaloge/Paris), Saint Gilles (1940, Cadastre), Saint-Gilles (2016, Carte IGN).
Ce fief appartenait à l'abbaye de Bourgueil. Le 30 juin 1555, Charles de Pisseleu, abbé de Bourgueil échangea le lieu de Saint-Gilles à Jacques Commeau, aumônier, qui reçut la seigneurie d'Ingrandes et les fiefs de Saint-Aubin, du Dolet et de Besçay.
En 1791, le domaine de Saint-Gilles fut saisi comme faisant partie de la Mense conventuelle de la ci-devant abbaye de Bourgueil. La métairie de Saint-Gilles fut adjugée, le 17 février 1791, à Pierre Germain, demeurant en son château de Benais.
Jean-Pierre Germain, banquier à Paris, y mourut le 31 mai 1803, laissant un fils unique, Auguste-Jean. Celui-ci, simple surnuméraire au ministère de l'intérieur en 1801, devint chambellan et officier d'ordonnance de Napoléon Ier en 1806 et reçut, par lettres patentes du 19 décembre 1809, le titre de comte d'empire, sous la dénomination de Montforton avec institution de majorat. Le 24 février 1812, il épousa Constance-Jeanne- Stéphanie Houdelot. Ministre plénipotentiaire en 1813, préfet en 1814, pair de France en 1819, il décéda à Paris le 26 avril 1821. Il laissait un fils et deux filles qui partagèrent avec leur mère, le 10 octobre 1836. Le fils aîné, Louis-Auguste-Albert Germain, comte de Montforton, ayant seul droit au majorat institué en faveur de son père, reçut la terre de Benais qu'il vendit, les 4 et 7 avril 1840, à Edme Collet de Messine.
Ce dernier devait décéder à Bourges le 26 mars 1870 et sa femme, Anastasie Pinon, à Paris, le 27 novembre 1878. Leur fille unique, Marie-Agathe Collet de Messine, devenue vicomtesse du Ponceau, était veuve quand elle vendit le domaine de Saint-Gilles en le scindant en deux. L'une des parties fut achetée par les époux Brisset-Lasnier, l'autre comprenant la tourelle d'angle Nord-Ouest devint la propriété d'Augustin Blandin et Marcelline Chevalier. Les 5 et 6 avril 1883, ce second corps de ferme fut racheté par la même vicomtesse du Ponceau et passa par la suite à sa petite-fille Adèle-Marie de Goutant, comtesse de Fitz-Saint-James. Celle-ci, le 14 octobre 1891, le vendit à Eugène Moinson, dont l'épouse, Constance Brisset, possédait déjà l'autre partie, l'ayant eue de ses parents par son contrat de mariage du 4 juin 1883.
Les 7 et 15 juillet 1894, il cédèrent Saint-Gilles à Maxime-René Lemesle-Caslot. Le 23 août 1927, sa veuve vendit le domaine à Claudine Bazenerye, épouse de René Goupil de Bouillé, dont la famille en avait toujours la possession en 1987.

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