Saint-Laurent-en-Gâtines - Chenusson

Ce lieu s'est appelé: Chenuçon (1231, Cartulaire de l’archevêché de Tours), Mathaeus de Chenuçon, parrochianus de Chenuçon (1247, Querimoniae Turonum), Parochia de Chenuçon (1270, Charte d’Hervé, seigneur de Vierzon), Parochia de Chenusson (1315, Charte de Geoffroy, archevêque de Tours), Chenuczon (1469, Martyrologium Sancti Juliani), Chemisson (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Chenusson (1835 et 1937, Cadastre).
Avant la Révolution, cette paroisse était dans le ressort de l'élection de Tours, faisait partie du doyenné de Neuvy-le-Roi et de l'archidiaconé d'outre-Loire. En 1793, elle dépendait du district de Château-Renault. Elle a été réunie à celle de Saint-Laurent-en-Gâtines en 1822.
Population: 93 feux en 1764; 264 habitants en 1801; 260 habitants en 1804; 239 habitants en 1808; 207 habitants en 1810.
L'église, placée sous le vocable de Notre-Dame, est qualifiée de chapelle dans une bulle du pape Célestin II, de 1144. A cette date, il y avait un prieuré simple, de l'ordre de Saint-Benoît, qui appartenait à l'abbaye Saint-Julien de Tours. Il fut érigé en prieuré-cure entre 1144 et 1290. Le droit de présentation au titre curial était exercé par l'abbé de Saint-Julien. Ce prieuré constituait un fief relevant du château de Tours et ayant droit de haute justice.
Dans cette paroisse se trouvait une chapelle dédiée à saint Roch.
Prieurs et curés de Chenusson: Jean de Gennes, 1478; Guillaume Chalopin, 1559; Louis Cartier, 1573; André Desprevent, 1622; Étienne Deschamps, 1726, qui rendit aveu au château de Tours le 17 mai de cette année; Ferrand, 1736; Pierre Cormery, 1758, décédé le 24 mai 1761, il fut inhumé dans le chœur de l'église; Viau, décembre 1761; Beuze, 1788; Guillaume-Philippe Nicolle, septembre 1788, curé constitutionnel, 1793; Lucas, 1803-1810.
Il existait dans la paroisse un second fief dit de Chenusson, qui appartenait, en 1731, à Antoine-François de Salmon, écuyer, seigneur de la Brosse, capitaine au régiment de la Fère-infanterie, marié à Louise-Charlotte Hubert de Lauberdière, fille de Louis Hubert, écuyer, seigneur de Lauberdière, et Charlotte Drouin. Antoine-François mourut au mois de mai 1746, laissant plusieurs enfants, entre autres, Alexandre-César, capitaine au régiment de Foix, chevalier de Saint-Louis, qui comparut, en 1789, à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine.
Maires de Chenusson: Rousseau, 1792; Chandonnay, 1801, 29 décembre 1807; Preteseille, 30 mai 1808; Jacques Bruère-Guillet, 1812, 1er février 1817.

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