Le manoir fut construit, à la fin du XVe siècle, par François Sauvage, contrôleur de l'argenterie du roi. En 1539, il appartenait à René Sauvage; en 1545, à René de la Bretonnière, lieutenant particulier du bailliage d’Amboise; en 1640, à Roland Brisset, écuyer, un des échevins perpétuels de Tours, marié à Anne d'Argouges dont il eut trois enfants; en 1643, à Pierre Brisset, fils du précédent, écuyer, gentilhomme ordinaire du duc d'Orléans; en 1660, à Roger du Gast; en 1680, à Gabriel Ferrand, conseiller du roi, maître des eaux et forêts d’Amboise et Montrichard, marié à Madeleine du Gast; en 1691, à Jean-Baptiste Ferrant, écuyer, conseiller du roi, maître particulier des Eaux et forêts d’Amboise et Montrichard, en 1731, à François Guimard, avocat au Parlement de Paris, marié à Élisabeth Boisgaultier, qui rendit hommage au roi le 8 février 1740..
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Le Sauvage appartenait au duc de Choiseul qui le mit en vente au plus offrant et dernier enchérisseur. L'adjudication eut lieu le 18 novembre 1769, en l'étude de Me Bellin, notaire à Amboise. Ambroise Ribot, avocat eu Parlement, demeurant au château de Chanteloup, y comparut en tant que fondé de pouvoir d’Étienne François, duc de Choiseul Amboise. La mise à prix était de 12.000 livres et André Billault, avocat au Parlement, fut déclaré adjudicataire pour 15.020 livres. Le 7 mai 1815, Le Sauvage était mis en vente par Marguerite Habert, veuve d'André Billault, entourée par ses enfants: Augustin, receveur des douanes à Vannes, Marie Sylvine, femme de Pierre Legendre, avocat, et Aspasie Marie Françoise Barreau, pour son mari André François Billault dont elle était la curatrice suite à son interdiction du 21 juillet 1798. Le Sauvage fut acquis par Madeleine Bousquet, veuve de Denis Chabanel, et Christine Bousquet qui toutes deux revendirent la propriété, le 10 février 1843, au ménage Laurent Ripault. Ces derniers, le 11 décembre 1843, s'en dessaisirent dans l'intérêt de la banque Chambert-Lefèvre et Cie, dans les mains d’Élisabeth Laurent, d'Alphonse Laurent, ancien banquier, Sébastien Laurent, Jean Chambert-Péan père et Pierre Chambert-Péan fils. Mais, le 27 juillet 1848, leur mandataire, Étienne Lefebvre, revendait Le Sauvage aux époux Cantagrel. Le 27 mars 1858, François Cantagrel le vendit à Joseph Guillier et sa femme Louise Morin. Cette dernière, le 2 octobre 1882, en fit donation à ses deux neveux Félix et Charles Morin, mais le premier racheta la part de son frère le 24 février 1883. Quand il mourut, le 6 décembre 1898, laissant sa femme avec cinq enfants, Le Sauvage fut remis en vente le 16 juillet 1899 et acquis, pour 18.200 francs, par Abel Boyer-Renard, négociant, grand-père de la propriétaire de 1979.
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