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Crissay-sur-Manse - Le Grand-Moulin

Historique du nom: Le Grand Moulin (1820, Carte de l'état-major), Le Grand Moulin (1831, Cadastre B2), Le Grand Moulin (1857, DDAF-37, Bassin de la Vienne, rivière de la Manse, dossier 11, moulin 14), Le Grand Moulin (1953, Cadastre B2+C), Le Grand Moulin (2013, Carte IGN).

En 1621, ce moulin était signalé en activité et appartenant à l'archevêché de Tours. Il fut un moulin à banalité jusqu'à la Révolution. A cette époque, il était un moulin à blé et un moulin à tan. En 1857, il servait à moudre du blé. En 1879, il était toujours en activité.

Crissay-sur-Manse par Tourainissime

Crissay-sur-Manse - Le Château

Historique du nom: Domina de Crisseio (début XIIIe siècle, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 312), Hostel de Crissé (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 245), Crissy (vers 1380, Bibliothèque nationale, Armorial Urfé), Ceulx de Crissé (1454, Bibliothèque nationale, Armorial Berry), Le fief et seigneurie de Crissay (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Crissé (1656, Archives de Saint-Benoit-la-Forêt), Château de Crissay (1831, Cadastre B2), Le Château (1953, Cadastre C), Château (2013, Carte IGN).

Le fief et seigneurie de Crissay relevait de L'Île-Bouchard à foi et hommage lige, une paire d'éperons dorés, et 50 livres tournois. En 1639, il avait un revenu annuel de 300 livres.

Au IXe siècle, Crissay appartenait à l'abbaye de Cormery qui fut confirmée dans cette possession par Charles le Chauve en 850. Le premier seigneur connu fut Bouchard de l'Isle cité en 1084. Puis, dès la fin du XIe siècle, apparaît la famille Turpin qui en restera propriétaire jusqu'au 1er juillet 1632. A cette date, Charles Turpin, quatrième du nom, vit ses terres saisies, vendues et adjugées à Michel d'Evrard, gouverneur du château de Chinon et protégé du cardinal de Richelieu. Ce fut peut-être à cette époque que fut démantelée la forteresse dont la ruine ne fit que s'accentuer avec les Beauvau et les Choiseul qui n'y résidèrent guère, se contentant de faire payer les redevances par leur procureur fiscal Michel Joseph Martineau ou leur intendant Michel Allain.

Crissay-sur-Manse par Tourainissime

Crissay-sur-Manse - La Roche-Bourdeau

Historique du nom: Roche Bourdeau (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 245), La Roche Bourdeau (1642, Archives 37, C621), Roche Bourdeau (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Roche Bourdeau (1830, Ordonnance royale, Archives nationales, F2 II), Rochebourdeau (1831, 1953, Cadastre), La Roche Bourdeau (2013, Carte IGN).
En 1642, ce domaine relevait des Roches-Tranchelion.

Crissay-sur-Manse - Maugonne

Historique du nom: Maugonnes (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 245), Maugonne (1621, Archives 86, 3H, Prieuré d’Aquitaine), Mangonne (1758), Mougonne (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Maugonne (1820, Carte de l'état-major), Mangonne (1831, Cadastre), Maugonne (1953, Cadastre), Maugonne (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait du château de Crissay, à foi et hommage lige, 40 jours de garde et 40 sols d'aides. En 1367, il appartenait à Guy de Turpin; en 1621, à Claude Gouger, veuve de Jean de Malinault; en 1758, à Charles Huet, écuyer, chevalier de Saint-Louis.

Crissay-sur-Manse - Gruteau

Historique du nom: Le Moulin de Gruteau (XVIIIe siècle, Archives 37, C621), Gruteau (1820, Carte de Cassini), Moulin de Gruteau (1820, Carte de l'état-major), Moulin de Gruteau (1831, Cadastre), Le Moulin de Gruteau (1857, DDAF-37, Bassin de la Vienne, rivière de la Manse, dossier 11, moulin 15), Moulin de Gruteau (1953, Cadastre), Gruteau (2013, Carte IGN).
Ce moulin relevait des Roches-Tranchelion. En 1857, c'était un moulin à blé.

Crissay-sur-Manse - La Chaume

Historique du nom: Chaume Nayron (1654), La Chaume (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Chaume (1820, Carte de l'état-major), La Chaume (1831, Cadastre), La Chaume (1953, Cadastre), La Chaume (2013, Carte IGN).
En 1654, François de la Chétardie était sieur de La Chaume.

Crissay-sur-Manse - La Boisaudaie

Historique du nom: Le Bois Audoier (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 245), Bois Audais (XVIe et XVIIe siècles, Archives 37, G948), Boisaudet (1634, Archives de Descartes-Balesmes), La Boisauday (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Boisaudaie (1831, Cadastre), La Boisaudrie (1878, Dictionnaire d'Indre-et-Loire, J.-X. Carré de Busserolle), La Boisaudaie (1953, Cadastre), La Boisaudaie (2013, Carte IGN).
Vers 1450, ce fief appartenait à Geoffroy Fourateau; en 1571, à Mathurine de Mondion, veuve de Jacques Fourateau. Le 22 juillet 1624, Louise du Bois, veuve d'un autre Jacques Fourateau, le vendit à Marie Pindrelle, veuve d'Alexandre de Gueffron. En 1605, Charles et Jacques de Fourateau étaient seigneurs de Boisaudais. En 1634, Benjamin de Couhé, écuyer, était qualifié de sieur de Boisaudet. En 1693, Charles de Fourateau était propriétaire du même domaine.

Crissay-sur-Manse - Le Puy-aux-Boeufs

Historique du nom: Le Puy au Beux (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 245), Le Puy aux Bœufs (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Le Puy aux Bœufs (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Puy aux Bœufs (1831, 1953, Cadastre), Le Puy aux Bœufs (2013, Carte IGN).
En 1639, ce fief avait un revenu annuel de 50 livres. En 1540, il appartenait à François d'Argy, écuyer; en 1689, à Françoise Mayaud, veuve de Gabriel de Rilly.

Crissay-sur-Manse - La Fretonnière

Ce lieu s'est appelé: La Fretonniere (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours), La Fretonnière (1549, Archives de Thilouze), Fretonnière (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Fretonnière (1831, 1953, Cadastre).
Ce fief relevait de Crissay. En 1367, il appartenait à Jean Freton, suivant un aveu rendu à l'archevêque de Tours par Guy Turpin, seigneur de Crissay. En 1549, Guillaume Semeton était qualifié de sieur de la Fretonnière.

Crissay-sur-Manse - La Boisselière

Historique du nom: La Boissiere (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 245), La Boisselière (1563, Archives 37, G495), Boissellière (1774, acte Brisset/Tours), La Boissellière (XVIIIe siècle, Archives 37, G948), La Boissellière (1820, Carte de l'état-major), La Boissellière (1831, Cadastre B1), La Boisselière (1953, Cadastre B1), La Boisselière (2013, Carte IGN).
Ce fief devait 9 boisseaux de froment et un chapon au jour de saint Michel au chapitre de Saint-Martin de Tours à titre de rente noble, seigneuriale et féodale.
En 1501, il appartenait à Jean de Gueffron dit le Picard; en 1563, à Louis de Gueffron, écuyer; en 1611, à Alexandre de Gueffron, fils du précédent. Celui-ci fut condamné par le bailliage de Tours, le 11 janvier 1611, à payer au chapitre trois années d’arrérages de la rente. Sa veuve, Marie de Pinnerelles, et son aîné, prénommé aussi Alexandre, écuyer, seigneur de La Boisselière et y demeurant, procéda à un échange de terres avec Jehan Bruneau, curé de Crissay, le 9 juin 1643.
Le 21 février 1856, fut baptisé en l'église de Crissay, Joseph, fils d'Alexandre de Gueffron, écuyer, seigneur de La Boisselière. Lors de la grande enquête sur la recherche de la noblesse en 1666, Jean de Gueffron, sieur de Beauregard, paroisse de Theneuil, comparut le 20 septembre 1668. Il maintint sa qualité d'écuyer, dit qu'il était l'aîné de sa maison et que Joseph de Gueffron, sieur de La Boisselière, paroisse de Crissé, était issu de la branche cadette.
Le 22 janvier 1688, le chapitre fit opposition au greffe des requêtes aux criées et vente par décret de la terre de la Boisselière saisie sur Jean du Rozel, curateur des enfants de feu Joseph de Gueffron, à la demande de Claude Sutat, bourgeois de Paris, ou qu'elle ne fut vendue qu'à la charge par l'adjudicataire de continuer à payer la rente.
La Boisselière dut rester dans la famille puisqu'au XVIIIe siècle, elle passa, par le mariage de Jeanne Gueffron, à Picault de Gilliers. Le registre des Vingtièmes pour 1765 portait, en effet, la mention suivante: Le sieur Charles Huet, capitaine, représentant Jeanne Guefront, veuve du sieur Picault de Gilliers pour la métairie de la Boisselière. Elle avait été affermée le 1er mai 1741.
Charles Huet, écuyer, chevalier de Saint-Louis, seigneur de Mangonne, avait acquis La Boisselière, à titre de rente viagère, le 28 janvier 1758, de Jeanne Baptiste Gueffron, veuve de Jacques Guy Picault, seigneur de Gilliers, et de Marie Jeanne Picault de Gilliers, sa fille. Avec son épouse non commune de biens, Françoise Félicité Soubeyran, il revendit, le 8 janvier 1774, La Boisselière. L'acquéreur, Martin Daigremont, marchand fabriquant à Tours, paroisse de Saint-Pierre-le-Puellier, s'engageait de payer en l'acquit des dits sieur et dame vendeurs, à la dite demoiselle de Gilliers, la rente viagère de 350 livres qui luy a été créée.
La métairie était alors louée, par bail du 22 février précédent, à Antoine Caillé le jeune. Ce contrat lui avait été renouvelé par M. Daigremont, le 31 décembre 1790, moyennant 370 livres annuelles, quand La Boisselière fut vendue par celui-ci, le 14 décembre 1797, à Pierre Durand, propriétaire à Saint-Épain, et à sa femme Marie-Anne Maurice.
Alors que durant plus de trois siècles et demi, La Boisselière avait appartenu à une seule famille, son histoire moderne fut marquée par une dizaine de mutations à des intervalles parfois très proches, dont une en date du 4 octobre 1978.

Crissay-sur-Manse - La Davonnerie

Ce lieu portait le nom de La Davonnerie sur le cadastre en 1831 et en 1953. Par contre, il ne figure pas sur la carte IGN de 2013.