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Chargé - Les Têtes-Noires

Historique du nom: Le Clos des Têtes Noires (1669, Archives 37, G40) Les Têtes Noires (1939, Cadastre B1), Les Têtes Noires (2013, Carte IGN).

Par testament du 2 juillet 1669, Florentin Noirais, prêtre, légua cette propriété à la fabrique de Chargé.

Chargé par Tourainissime

Chargé - La Touche

Historique du nom: La Touche Restigny (vers 1775, Archives 37, A7/390), La Touche (1809, Cadastre de Souvigny-de-Touraine), La Touche (1820, Carte de l'état-major), La Touche (Décret du 11 mai 1921), La Touche (1939, Cadastre), La Touche (2013, Carte IGN).

En 1750, ce domaine appartenait à Louis-Gabriel et Louis-Charles de Conflans d'Armentières.

Chargé par Tourainissime

Chargé - La Gentinière

Historique du nom: La Gentinière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle d’Amboise), La Tantinière (1687, Archives nationales, P202/333), La Gentinière (vers 1740, Archives 37, C633, État du domaine d’Amboise), La Gentinière (1767, acte Bellin/Amboise), La Gentinière (1939, Cadastre C1), La Gentinière (2013, Carte IGN).

En 1639, ce fief mouvant du château d’Amboise avait un revenu annuel de 20 sols. Le 27 juin 1687, Alexandre-Germain Courtin, chevalier, seigneur de Thieville, Escoman et autres lieux, rendit hommage pour ce fief comme héritier de sa mère Marguerite du Coudray.

Chargé par Tourainissime

Chargé - Le Grand-Aireau

Historique du nom: Grand Hérault (1672), Le Grand Aireau (1691, 1698, Archives d’Amboise, GG19), Le Grand Hereau (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Grand Aireau (1809, Cadastre de Souvigny-de-Touraine), Le Grand Aireau (1921, Décret), Le Grand Aireau (1939, Cadastre C5), Le Grand Aireau (2013, Carte IGN).
En 1691, ce fief appartenait à Gilles Deodeau, écuyer.
 

Chargé - La Girardière

Historique du nom: La Girardière (1712, Archives 37, E30), La Girardière (1754, 1764, 1772, actes Bellin/Amboise), La Girardière (XVIIIe siècle, 37, E353), La Giraudière (1794, Archives 37, 1Q28, Biens nationaux), La Girardière (1795, Archives 37, 1Q25, Biens nationaux), La Girardière (1820, Carte de l'état-major), La Girardiere (1827, Cadastre), La Girardière (1939, Cadastre), La Girardière (2013, Carte IGN).
Ce fief fut vendu comme bien national, le 27 frimaire an III (17 décembre 1794), sur Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthiève, veuve de Philippe d'Orléans.

Chargé - Le Coudrai

Historique du nom: Codrilletus (XIIe siècle), Le Coudray (1694, Archives 37, E54), Le Coudray (1775, 1787, Archives 37, G14), Le Coudray (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Coudray (1809, Cadastre de Souvigny-de-Touraine), Le Coudray (1872, acte Boureau/Amboise), Le Coudray (1874, acte Bodin/Limeray), Le Coudray (1820, Carte de l'état-major), Le Coudray (1921, Décret), Le Coudrai (1939, Cadastre), Le Coudrai (2013, Carte IGN).
Ce fief dépendait du Feuillet. Le 7 avril 1694, René Chauchard le vendit à Michel Avenet, avec faculté de rachat. Il l'avait eu, par héritage, de Marie Chauchard, sa tante. En 1787, ce domaine appartenait à N. Damon, bourgeois d'Amboise. A cette époque, il y existait une chapelle qui était interdite à cause du mauvais état dans lequel elle se trouvait. En 1711-1714, Jacques Bassier, prêtre chanoine de Saint-Martin de Tours, en était le chapelain.
Par décret du 11 mai 1921, Le Coudray, qui faisait alors partie de la commune de Souvigny-en-Touraine, fut rattaché à celle de Chargé.

Chargé - Artigny

Ce village a porté les noms de: Restigné (1431); Retigny (1432); Retigné (1472); Artigné (janvier 1479 et février 1484); Artigny (mars 1484); Retigny (1518); Retigné (1539 et 1549); Artigné, Restigné, Retigny (XVIe siècle), Artigny (1614, 1634), Toumeaux Retigny (1677), Artigny (vers 1740), La Roche d’Artigny (1763), Artigny (1787), Artigny (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Artigny (1809, Cadastre de Souvigny-de-Touraine), Artigni (1827, Cadastre de Chargé), Artigny, commune de Souvigny de Touraine (décret du 11 mai 1921) et Artigny (1939, Cadastre).
Ce fief mouvant relevait du château d'Amboise ou de Montrichard, en hommage lige et simple. En 1431, il appartenait Jean de Chastenet, écuyer, qui rendit hommage au chancelier le 13 juin 1431; en 1432, à Jean de Marray, du chef de sa femme, Jehanne de Vesmes, qui rendit hommage au roi le 11 juin 1432; en 1472, à Gilles de la Beraudière, écuyer, qui rendit hommage au chancelier le 13 mars 1472; en 1484, à Michel Chastenet, conseiller, maître d'hôtel du roi, qui rendit hommage au chancelier le 4 février 1484; en 1484, à Pierre de Marray, écuyer, qui rendit hommage au chancelier le 31 mars 1484; en 1516, à Geoffroy de Marray, écuyer, alors en bas âge, et avait pour tutrice Perrine Guenand, sa mère, veuve de Pierre de Marray; en 1518, à Jeanne de Chastenet, veuve de Jean Moreau, écuyer, héritière d’Adrien de Chastenet, son frère, qui rendit hommage au chancelier le 6 décembre 1518; vers 1550, à François de Marray, écuyer; en 1565, à François de Marray, écuyer, frère du précédent. François de Marray vendit ce domaine, en 1565, à Marie Gaudin, veuve de Philibert Babou, et dame de La Bourdaisière. En 1614-1629, Achille du Gast, écuyer, était seigneur d'Artigny qui, plus tard, passa à la famille de la Motte-Villebret, puis à François Nau (1677).

Chargé - La Roche

Historique du nom: La Roche de Chargé (1536, Archives 37, C634), La Roche de Chargé (1540, Archives d’Amboise), La Roche Chargé (1638, Archives d’Amboise), La Roche Chargé (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle d’Amboise), La Roche Chargé (1648, 1653, 1671, Archives d’Amboise), La Roche Chargé (1677, Archives 37, C555, C603, C651, Aveu de François Guenand), La Roche Chargé (1707, Archives d'Amboise), La Roche Chargé (1714, acte notarié), La Roche Chargé (1714, acte Baglan/Saint-Ouen-les-Vignes), La Roche Chargé (1740, Archives 37, C633, État du domaine d’Amboise), La Roche Chargé (1754, acte Bellin/Amboise), La Roche Chargé (XVIIIe siècle, Archives 37, E30, E34, E35, E48, E49, E50, E51, E53, E123, E139, E267), La Roche (1765, Carte de Cassini), La Roche (1827, Cadastre A1+B1), La Roche Chargé (1869, acte de vente), La Roche (1939, Cadastre B2), Château de la Roche (2013, Carte IGN).
Ce fief relevant du château d'Amboise à foi et hommage lige. En 1639, il avait un revenu annuel de 100 livres.
En 1370, son premier seigneur connu fut Guillaume de Marray, écuyer. En 1416, il appartenait à Jehan de Marray, écuyer, marié à Marguerite de Perusse; en 1481, à Pierre de Marray, écuyer, marié à Perrine Guenand, fille de Pierre Guenand et d'Alix de Charenton; en 1558, à Geoffroy de Marray, écuyer, marié à Jeanne de la Touche; en 1568, à François de Marray; en 1580, à René de Marray, écuyer; en 1621, à Renée de Marray, veuve, en premières noces, de Gabriel de Tranchelion, chevalier, gentilhomme de la chambre du roi. Par contrat du 8 juillet 1593, elle se remaria à Georges de Sorbiers, seigneur des Pruneaux. Elle vivait encore à La Roche en 1631 où le 27 janvier elle acheta une pièce de terre, mais le 5 novembre ce fut René de Tranchelion, écuyer, seigneur de La Roche et de Bussy, qui procéda à une transaction semblable. Il fut suivi par Louis de Tranchelion, écuyer, parrain à Amboise le 19 janvier 1648, puis de François de Guenand, écuyer, seigneur de Vitray, cité dans un document du 14 janvier 1674, et qui rendit foi et hommage le 29 mai 1677 pour La Roche. En 1695, le fief était aux mains de François Forcadel.
Le 1er septembre 1699, sur décret forcé du Parlement de Paris, La Roche fut vendue à Jean Bouteroue d'Aubigny, écuyer, grand maître des eaux et forêts du département de Touraine, Anjou et Maine, secrétaire du roi d'Espagne. Désormais, avec Pray, acheté le 10 juillet 1707, La Roche fera partie du domaine de Chanteloup. Après la mort de Jean Bouteroue d'Aubigny, inhumé à 75 ans le 9 avril 1732, Louis de Conflans, marquis d'Armentières, brigadier des armées du roi, marié à Adélaïde Jeanne Françoise d'Aubigny, en céda la propriété, le 24 février 1761, à Étienne François, duc de Choiseul-Amboise. Ce dernier vendit La Roche, le 7 septembre 1770, à Louis Billard, conseiller du roi, grènetier au grenier à sel d'Amboise et y demeurant. A la mort de sa femme, ses trois enfants demandèrent la licitation des biens et, le 12 juin 1792, La Roche fut adjugée à Antoine Billard qui mourut à Amboise le 29 août 1803, laissant une fille unique, Jeanne. Celle-ci avec son époux, Étienne Cormier, vendit La Roche, le 23 décembre 1844, à Louis Alexandre Adolphe Gitton du Plessis, avocat.
Par la suite, plusieurs ventes donnèrent La Roche en 1852, aux époux Bontemps, en 1865 au général Malroy, en 1869 à M. et Mme Buquet, le 25 octobre 1872 à M. Delord et le 12 novembre 1873 à M. Chesnier du Chesne. Celui-ci, décédé à La Roche le 31 décembre 1892, laissa pour légataire universel M. Ratel qui vendit le château, le 20 décembre 1893, à Paul Prudent Lefèvre et à sa femme habitant Valmer depuis 1888. Ces derniers donnèrent La Roche en dot à leur fille par contrat du 28 septembre 1901, à l'occasion de son mariage avec le comte de Saint-Venant.
Le 20 novembre 1912, M. et Mme de Saint-Venant cédèrent La Roche à Julia Rosalie Céleste Allard, veuve depuis le 16 décembre 1897 d'Alphonse Daudet. Elle en fit sa résidence estivale et y reçut les plus hautes personnalités littéraires et artistiques de l'époque. Au cours de l'un de ses séjours, Mme Daudet décéda au château le 23 avril 1940.
Les petits-enfants de l'écrivain vendirent La Roche, le 6 septembre 1948, à M. Coppinger, ingénieur agronome. La Roche fut vendue en 1950, en 1973 et en 1981.

Chargé par Tourainissime

Chargé - Pray

Historique du nom: Pereium (1244, Archives 37, G151), La Prée (1443, Archives 37, C555), Pray le Gaudin (1549, Archives 37, C603, C634, C651), Pré (1682, Archives d’Amboise), Le château de Pray (1755, acte Bellin/Amboise), Pré (1765, Carte de Cassini), Pray (1771, acte Bellin/Amboise), Pray (vers 1775, Archives 37, A7), Pray (XVIIIe siècle, Archives 37, E30, E50, E51), Pray (1819, acte Guiot/Nazelles), Pray (1820, Carte de l'état-major), Pray (1827, 1939, Cadastre B1), Château du Pray (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait du château d'Amboise. Le plus ancien seigneur connu de Pray serait Geoffroy de Play, cité en 1244. En 1431, il appartenait à Pierre du Mesnil; en 1468, à Isabeau de Beauvilliers, veuve de Pierre Farineau; en 1483, à Guillaume Godeau, écuyer; en 1516, à Mathurin Godeau; en 1548, à François de Razines; en 1549, à Arthuse Goulot, veuve de Jacques le Vasseur; en 1588, à Jehan Despeignes, écuyer; en 1631, à Jacques le Maire, commissaire d'artillerie et garde-meuble de la reine d'Angleterre; en 1674, à Achille Louis Thomas de Gast (ou Guast); en 1682, à Jeanne Gitton, femme de Michel de Gast.
Avec le XVIIIe siècle, Pray devint partie intégrante du domaine de Chanteloup, avec Jean Baptiste Bouteroue d'Aubigny, né en 1657 d'une famille de notaires royaux, avocat et receveur des tailles, possédant le petit fief d'Aubigny dont il prit le nom. Ce fut vers 1710 qu'il acheta Pray. En 1716, il épousa Françoise le Moine de Rennemoulin dont il eut une fille, Françoise, née à Chanteloup le 6 avril 1717. Il meurt le 9 avril 1732. Le fils de son ami Orry devint le tuteur de l'orpheline qu'il maria, le 15 mai 1733, à Louis de Conflans, marquis d'Armentières, premier gentilhomme de la Chambre du régent. Il était dit lieutenant-général des armées du roi, quand en son nom, Ambroise Ribot, son receveur, donna à bail, le 17 novembre 1754, à Pierre Mangeault et Louis Jean Ploquin, vignerons, pour quinze ans à finir à la Toussaint 1769, le clos de Pray, situé au-dessus du château de ce nom, pour 80 livres payables chaque année à Chanteloup.
Le 20 août 1777, Pray fut vendu par Me Legendre, notaire à Amboise, par l'union des créanciers de François Morin, fermier à Pocé, époux de Jeanne Tachet, représentée par Jean Étienne Morin, curé syndic. L'acquéreur, Joseph Cyprien Bertrand du Platon, décéda à Port-au-Prince, en 1789, ayant eu deux enfants de son union avec Marie Aveline de Narcé: Joseph Bertrand et Marie Bertrand. Leur tuteur, Charles Laurent Aveline de Narcé, secrétaire perpétuel de l'académie d'Angers, vendit le château de Pray, le 19 août 1792, en l'étude de Nazelles, à Louis Augustin Royer, prêtre. Celui-ci le céda pour 50.600 livres, le 15 octobre 1794, à Sylvain René Gaudron, négociant. Plusieurs mutations eurent lieu dans la première moitié du XIXe siècle: le 14 janvier 1819, Pray passa à M. le Vicomte Henri d'Amboise; le 30 juin 1831, à M. Duport; le 4 septembre 1834, à la famille Pasturin. Le 25 novembre 1855, Jules Pasturin, avocat demeurant à Pray, Louis Marie Pasturin, propriétaire au même lieu et son fils mineur dont il était tuteur cédèrent le château, pour 100.000 francs, à Émile Louis Vincent Ermel de la Grange, secrétaire particulier de M. le Baron de Rothschild, et Olympe Boisse, son épouse. M. de la Grange mourut à Pray le 14 janvier 1890, laissant sa femme légataire universelle en toute propriété. A sa requête, Pray fut mis à l'adjudication et, le 16 janvier 1898, sur une mise à prix de 60.000 francs, Maurice Bourreau, inspecteur des eaux et forêts à Dieppe, s'en rendait acquéreur pour 66.500 francs. Il déclara avoir fait cette acquisition tant pour lui que pour Pierre Prosper Champion, attaché au ministère des finances. Une autre transaction, le 5 mars 1906, en donna la propriété à Henri Desgranges et Marie Thérèse Pic Paris, son épouse.

Chargé par Tourainissime

💙 Le Château de Pray: hôtel-restaurant