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Amboise - La Bondonnière

Historique du nom: La Bondonière (1757, Archives 37, 2C195), La Bondonnière (1759, Archives 37, 2C197), Les Bourbonnieres (1765, Carte de Cassini), La Bondonnière (1808, Cadastre de St-Denis-Hors D1), La Bonvonière (1820, Carte de l'état-major), La Bondonnière (1942, Cadastre C1+C2+D2), La Bondonnière (2013, Carte IGN).

En 1964, Marcel Taupin habitait à La Bondonnière (chemin des Montils).

Amboise par Tourainissime

Amboise - Le Moulin-à-Fer

Historique du nom: Le Moulin du Temple (1612, Archives 37, C633), Le Moulin du Temple (1761, 1771, actes Bellin/Amboise), Moulin du Temple (1765, Carte de Cassini), Le Moulin du Temple (1793, Archives 37, 1Q15-52.15. Biens nationaux), Moulin du Temple (1820, Carte de l'état-major), Le Moulin du Temple (1845, DDAF-37, Bassin de la Loire, rivière de l'Amasse, dossier 0, moulin 11), Moulin à Fer (1942, Cadastre de St-Denis-Hors D1), Le Moulin à Fer (1978, Cadastre D1), Moulin à Fer (1987, Cadastre AT+AZ), Le Moulin à Fer (2013, Carte IGN).

En 1612, ce moulin, sur l’Amasse, servait à moudre du blé et appartenait à l'abbaye de Pontlevoy. Vers 1807 et jusqu'en 1910 environ, il devint un moulin effectuant l'étirage du fer pour la fabrication de limes, outils et armes en fer. Il appartenait alors à Pierre Nicolas Saint-Bris. Par la suite, il abrita la fabrique à galoches Chauvalon-Jacquet.

Amboise par Tourainissime

Amboise - La Papelardière

Historique du nom: La Papelardière (1367, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 157), Le fief de la Papelardière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle d’Amboise), La Papelardière (1649, Archives d’Amboise), La Papelardière (XVIIe siècle, Archives 37, G5), La Papelardière alias La Maison Fort (1706, Archives 37, G387), Le Fief de la Papeladière ou La Maison Fort (1736, Archives 37, C562, C631), La Papelardière alias La Maison Fort (XVIIIe siècle, Archives 37, G387). Ce lieu, qui ne figure plus sur le cadastre et la carte IGN, se trouvait près de l'Hôtel-Dieu, à Saint-Denis-Hors.

En 1367, ce fief et baronnie relevait de l'archevêque de Tours, à foi et hommage lige, à cause de sa seigneurie de Vernou.

Les barons et baronnes de La Papelardière furent:

- En 1367, Hue d'Amboise.

- Vers 1400, à Guillaume Guenand, seigneur des Bordes, suite à son mariage avec Annette, fille de Hue d'Amboise.

- En 1524, Georges d'Amboise qui rendit aveu le 6 juin.

- En 1549, Catherine d'Amboise qui rendit aveu le 8 mai.

- En 1560, Diane de Poitiers qui rendit aveu le 20 avril.

- En 1649, Jean François de La Baume Le Blanc, écuyer.

- En 1706, Charles François de la Baume Le Blanc, marquis de La Vallière.

Amboise par Tourainissime


Amboise - La Sucrerie

Historique du nom: La Sucrerie (1942, Cadastre A), La Sucrerie (2013, Carte IGN).

Jadis, ce lieu faisait partie du domaine de Chanteloup. C'était là que Choiseul entretenait les 60 vaches et les 2 taureaux qu'il avait fait venir de Suisse.

Plus tard, quand Jean-Antoine Chaptal devint propriétaire, les bâtiments furent affectés à la sucrerie où il fabriquait du sucre de betterave.

Amboise par Tourainissime

Amboise - La Berthellerie

Historique du nom: La Bertellerie (1765, Carte de Cassini), La Berthelerie (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors E1), La Berthellerie (1942, Cadastre d'Amboise D2), La Berthellerie (2013, Carte IGN).

En 1678, Jean Bretonneau, procureur au bailliage de Tours, marié à Renée Voulge, était qualifié de sieur de La Berthellerie.

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Amboise - Monplaisir

Historique du nom: Monplaisir (1765, Carte de Cassini), Monplaisir (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors A1). Ce lieu ne figure plus sur le cadastre de 1942 et la carte IGN de 2013.

Ce domaine était une dépendance de la terre de Chanteloup.

Amboise par Tourainissime

Amboise - Les Lombardières

Historique du nom: L’Auberdière (1793, Archives 37, 1Q, Biens nationaux), Laubardière (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors I1), L'Auberdière (1820, Carte de l'état-major), Les Lombardières (1942, Cadastre de Saint-Denis-Hors F1), Les Lombardières (2013, Carte IGN).

Cette ancienne propriété des commandeurs du Temple et de l'Ile, à Amboise, fut vendue comme bien national le 21 mai 1793.

Amboise par Tourainissime

Amboise - La Bouvrie

Historique du nom: La Boutrie ou La Manne Courangeon (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle d’Amboise), La Bouvrie (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors G1). Ce lieu ne figure plus sur le cadastre de 1942 et la carte IGN de 2013.

En 1639, ce fief, relevant de Chenonceaux, avait un revenu annuel de 4 livres.

Amboise par Tourainissime

Amboise - La Brulonnière

Historique du nom: La Brulonnière (1712, Archives 37, E30), La Bruloniere (1765, Carte de Cassini), La Brulonnière (1772, acte Bellin/Amboise), La Brulonnière (vers 1775, Archives 37, A7-409), La Brulonnère (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors A1), Les Brulonnières (1942, Cadastre de Saint-Denis-Hors A). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

Vers 1210, ce domaine appartenait à Jean, dit Brullon. En 1712, Jean Lucas le vendit à Jean Bouteroue d'Aubigny, grand-maître des eaux et forêts au département de Touraine.

Amboise par Tourainissime

Amboise - La Cantinière

Historique du nom: Quantinière (1557, Archives d’Amboise, Notre-Dame en Grève et Saint-Florentin), La Canthinière (1585, Archives d’Amboise), La Quantynyère (1586, Archives d’Amboise), La Cantinière (1589, Archives d’Amboise), La Quantinière (1608, Archives d’Amboise), La Cantinière (1610, 1619, Archives d’Amboise), La Quantinière (1722-1727, Archives 37, 3B147), Quantinerie, L’Aître des Bredineaux (XVIIIe siècle, Archives 37, C651), La Cantinière (1765, Carte de Cassini), La Quantinerie (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors H1). Ce lieu ne figure pas sur le cadastre de 1942 et la carte IGN de 2013.

En 1557, ce fief appartenait à Claude de Villemar, veuve Raymond Forget; en 1585, à Claude Forget, écuyer, valet de la chambre du roi; en 1608, à Daniel Forget, écuyer, commissaire des guerres, l’un des cent gentilshommes de la garde du roi; en 1722, à René Septier; en 1745, à Jean Cormier, bailli d'Amboise.

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Amboise - La Maison-Blanche

Historique du nom: La Maison Blanche (1658, Archives 37, E51), La Maison Blanche (1763, acte Bellin/Amboise), La Maison Blanche (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors D1), La Maison Blanche (1820, Carte de l'état-major), La Maison Blanche (1942, Cadastre de Saint-Denis-Hors C1). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

La closerie de la Maison Blanche relevait de la Commanderie du temple d'Amboise, à 16 sols 5 deniers de devoir seigneurial et féodal. En 1658, Jacques de Chertier était qualifié de sieur de La Maison Blanche.

Fils d'un procureur au grenier à sel d'Amboise, Mathurin Michelin possédait ce domaine dans le premier tiers du XVIIIe siècle. Marié le 18 août 1698, à Saint-Denis-Hors, à Jeanne Fremeau, sa succession se régla, le 19 avril 1734, entre ses deux filles. Catherine Michelin, dont le père était dit commissaire de police lors de son mariage, le 2 août 1729, à Saint-Denis, avec Michel Deslandes, eut le rez-de-chaussée et la moitié de la maison du closier et de la grange. Sa sœur Françoise, mariée le 16 novembre 1728 à Saint-Étienne de Tours à François Michelin, eut le surplus. Toutes deux étaient veuves en 1762.

La première, le 24 mars 1762, vendit sa part à Sébastien Valadon et Élisabeth Chambellan qui en prirent possession le 19 mars.

Le 29 mars 1762, Mme Michelin aliénait la sienne à Louis Desmée et Catherine Chambellan qui, le 19 avril, en rétrocédèrent la propriété à leur beau-frère Valadon qui eut ainsi la possession de l'ensemble. N'ayant pas eu d'enfants, leurs héritiers demandèrent la licitation des biens et, le 19 janvier 1791, La Maison Blanche fut adjugée à l'un des neveux, Ambroise Billard, mari de Sylvine Berruer.

Au XIXe siècle, il y eut de nombreux changements de propriétaires. Joseph Pinaudier, le 6 octobre 1817, revendit, le 29 novembre de la même année, à Charles Louis Gaucher dont la petite-fille Sylvie, qui l'eut en héritage en 1864, l'aliéna le 18 octobre 1918 à Joseph Petit. Les mutations se firent alors de plus en plus proches: le 3 mai 1920, au profit de M. Mucel, le 12 juillet 1921, à M. Poussin, ancien maire, qui légua la propriété en 1934 aux époux Desprez. Ceux-ci la revendirent, le 22 septembre 1934, à Solange Marie Dusser, alors que son mari Maurice Louis Grignon, dont elle était séparée de biens, y ajoutait, le 13 octobre, une parcelle de terre au Sud sur laquelle était construite une tourelle. Leurs enfants, après leur mort, vendirent la Maison Blanche le 13 janvier 1981.

Amboise par Tourainissime

Amboise - Pied-Fallou

Historique du nom: Pied Fallou (1643, Archives d’Amboise), Pied Fallou (XVIIe, XVIIIe siècles, Archives 37, C603, C633), Piefaloup (1753, acte Bellin/Amboise), Le Pied Falon (1765, Carte de Cassini), Pied Fallou (1769, acte Bellin/Amboise), Pied Falou (vers 1775, Archives 37, A7-377), Le Pied Falou (XVIIIe siècle, Archives 37, E31), Pied Fallou (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors). Ce lieu ne figure pas sur le cadastre de 1948 et la carte IGN de 2013.

Ce fief relevait d'Amboise à foi et hommage simple. En 1643, il appartenait à Pierre Gorron; en 1650, à Jacques Gorron; en 1669, à François Mestivier; en 1670, à Pierre Mestivier qui rendit hommage le 17 novembre; en 1684, à René Seguin; en 1738, à Louis de Conflans d'Armentières.

Amboise par Tourainissime

Amboise - Les Châtelliers

Historique du nom: Chastellier de Lumeré (1536, Archives 37, C634/99), Le Chastellier (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle d’Amboise), Les Chateliers (1684, Archives d’Amboise), Le Chastellier (1729, Archives d’Amboise), Le Chastelier (1734, Archives d’Amboise), Le Châtellier (vers 1775, Archives 37, A7/377), Les Châtelliers (vers 1775, Archives 37, A7/411), Les Chatelliers (1978, Cadastre F2), Les Chatelliers Nord, Les Chateliers Sud (1942, Cadastre BI+BB), Les Châteliers (2013, Carte IGN).

En 1639, ce fief mouvant d’Amboise avait un revenu annuel de 50 livres. En 1729, il appartenait à Martin René Denis, écuyer, fourrier des logis du roi.

Amboise par Tourainissime

Amboise - La Fuye

Historique du nom: La Fuie (1655, 1660, Archives d’Amboise), La Fuye (1765, Carte de Cassini), La Fuye (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors A1), La Fuye (1820, Carte de l'état-major), Les Fuies (1942, Cadastre d'Amboise A), La Fuye (2013, Carte IGN).

En 1655, ce domaine appartenait à Charles Lenoir.

Amboise par Tourainissime

Amboise - L'Herpinière

Historique du nom: La Harpinière (1618, 1619, Archives d’Amboise), La Herpinière (1639, Archives d’Amboise), L’Herpinière (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors F1), L'Herpinière (1820, Carte de l'état-major), L’Herpinière (1942, Cadastre d'Amboise B2), L'Herpinière (2013, Carte IGN).

En 1618, ce domaine appartenait à Marie de Vigenere; en 1619, à Adrien de Bonacorsy, écuyer, gentilhomme ordinaire de la maison du roi; en 1639, à Michel Le Ragois, écuyer, conseiller et maitre d’hôtel ordinaire du roi.

Amboise par Tourainissime

Amboise - Mazère

Historique du nom: La Grange au Chastellain ou Mazères (1536, Archives 37, C634-16), Masères (1676, Archives d’Amboise), Mazeure (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors D1), Mazure (1809, Décret impérial, Archives nationales, F2 II Indre-et-Loire 1), Mazère (1942, Cadastre de Saint-Denis-Hors C2), Mazère (1987, Cadastre AO). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

En 1536, ce fief appartenait à Julien Lopin, châtelain ou gardien du château d’Amboise; en 1675, Antoine Decours, conseiller du roi, bailli d’Amboise.

Amboise par Tourainissime

Amboise - Les Ormeaux

Historique du nom: Les Ormeaux (1738, Archives d’Amboise), Les Ormeaux (1765, Carte de Cassini), Les Ormeaux (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors E1), Les Ormeaux (1820, Carte de l'état-major), Les Ormeaux (1942, Cadastre de Saint-Denis-Hors D2), Les Ormeaux (2013, Carte IGN).

En 1738, ce domaine appartenait à Charles Chambellan.

Amboise par Tourainissime

Amboise - La Verrerie

Historique du nom: La Verry (1484, Archives nationales, P16/147), Verière (1690 (Archives d’Amboise), La Verrerie (1765, Carte de Cassini), La Verrerie (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors E1), La Verrerie (1820, Carte de l'état-major), La Verrerie (1942, Cadastre d'Amboise D2), La Verrerie (2013, Carte IGN).

En 1690, cet endroit appartenait à Mathurin Marchant, écuyer, maréchal des logis du roi.

Amboise par Tourainissime

Amboise - Ville-David

Historique du nom: Ville David (1615, 1645, Archives d’Amboise), Vildalvyd (1765, Carte de Cassini), Ville David (vers 1775, Archives 37, A7/410), Ville-David, 1808 (Cadastre de Saint-Denis-Hors C1), Ville-David (1820, Carte de l'état-major), Ville David (1942, Cadastre de Saint-Denis-Hors C1), Ville David (1987, Cadastre AE+AH), Ville David (2013, Carte IGN).

En décembre 1615, ce domaine appartenait à François Lefranc.

Amboise par Tourainissime

Amboise - Chanteloup

Historique du nom: Chantelou (1200, Charte de l’abbaye de Fontaine-les-Blanches), Chantelou (1551, 1558, Archives d’Amboise), Chanteloup (1577, Archives 37, E30), Chantelou (1583, Archives 37, E30), Chanteloup (1610, Archives d’Amboise), Chanteloup (1677, Archives 37, C603), Chanteloup (1668, Archives 37, C555), Champtelou (1683, Archives 37, C633), Chantelou (1685, Archives 37, C603), Chanteloup (1695, acte Bouteville/Paris), Chanteloup (1715, 1732, 1736, Archives d’Amboise), Chantelou (vers 1740, Archives 37, C633, État du domaine d’Amboise), Chanteloup (1750, acte Bellin/Amboise), Chantelou (vers 1750, Archives 37, C633), Chanteloup (1761, acte Regnard/Paris), Chanteloup (1765, Carte de Cassini), Chanteloup (vers 1775, Archives 37, A7), Chanteloup (1798, Archives 37, 1Q463, Biens nationaux), Chanteloup (1808, Cadastre de Saint-Denis-Hors B1), Chanteloup (1820, Carte de l'état major), Chanteloup (1822, Lettres Patentes du roi), Chanteloup (1942, Cadastre d'Amboise A+B1+C1), Chanteloup (2013, Carte IGN).
Au XVIe siècle, Chanteloup n'était qu'une simple métairie. Érigée en fief, en janvier 1668, en faveur de François le Franc (ou Lefranc), secrétaire du roi, intendant des turcies et levées de la Loire, du Cher et de l'Allier, elle fut réunie, au XVIIIe siècle, au duché d'Amboise.
Jean Alexandre, vers 1500, et Mathieu Guiguel, trésorier de France à Tours, en 1561, se qualifiaient de seigneurs de Chanteloup.
Ce domaine passa ensuite, vers 1570, à Raoul Gaudion, avocat à Amboise, puis aux enfants de ce dernier, qui vendirent cette terre à Jean Chevalier. Par acte du 1er juillet 1577, celui-ci consentit une vente au profit de Jean Michau qui, à la date du 7 juin 1583, céda la même terre à François le Franc, fruitier ordinaire du duc d'Alençon (maire d'Amboise, 1588). Ce fut en faveur d'un autre François le Franc, intendant des turcies et levées, probablement petit-fils du précédent, que Chanteloup fut érigé en fief.
Claude-Arnoul Poncher, seigneur de Chanteloup, par suite de son mariage avec Marie-Madeleine le Franc, fille de François, vendit cette terre, par acte du 21 octobre 1695, à Louis le Boultz, grand-maître 
des eaux et forêts de Touraine, Anjou et Maine.
En 1713, Jean Bouteroue d’Aubigny, écuyer, grand-maître des eaux et forêts au département de Touraine, secrétaire du roi et de la reine d'Espagne, acheta, pour la princesse des Ursins, le domaine de Chanteloup, y fit bâtir un château et créa des jardins. Plus tard, il en devint lui-même propriétaire et fonda, dans son château, en 1726, une chapelle qui fut consacrée, le 18 septembre de la même année, par l'archevêque de Tours, Louis Jacques Chapt de Rastignac. Il mourut le 8 avril 1732. Sa fille, Adélaïde Françoise, épousa Louis de Conflans, marquis d'Armentières, qui devint, par ce mariage, seigneur de Chanteloup, et le vendit, le 24 février 1761, à Étienne François, duc de Choiseul. Par lettres patentes du 10 janvier 1764, le fief fut réuni à la terre d'Amboise, érigée en duché. Le duc de Choiseul construisit dans le manoir seigneurial une nouvelle chapelle dont la consécration eut lieu le 3 mai 1765. En 1770, il fut exilé dans ce domaine où il fit élever, cinq ans après, une Pagode.
Le duc de Choiseul mourut à Paris le 8 mai 1785. Son corps, rapporté à Saint-Denis d'Amboise, fut inhumé dans le cimetière de cette paroisse.
Chanteloup passa ensuite à Jacques de Choiseul-Stainville et à Charlotte Eugénie, comtesse de Choiseul, qui le vendirent, avec le duché de Choiseul-Amboise, à Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (acte du 20 juillet 1786). Confisqué, à l'époque de la Révolution, sur la duchesse d'Orléans, héritière du duc de Penthièvre, il fut mis aux enchères et adjugé, pour 234.034 livres, à Guillaume Michel Barbier-Dufays, chef d'escadron au 13e régiment des chasseurs à cheval, le 27 février 1798. En l'an X, cet acquéreur n'ayant pas encore payé le prix d'adjudication, le gouvernement le déclara déchu de ses droits, annula son contrat et mit une seconde fois le domaine en vente. Le 31 juillet 1802, à la suite d'enchères assez animées, Chanteloup et ses dépendances furent adjugés, pour 200.000 livres, à Charles Guyot, architecte à Tours, qui déclara que son achat était fait pour le compte de Jean Antoine Chaptal, conseiller d’État et ministre de l'Intérieur.
Dans cette vente étaient compris, outre le château de Chanteloup et la Pagode, les étangs de Jumeaux, les fermes de Chanteloup ou du Parc, du Chatellier, de La Fontaine-du-Saule, de Nouy, du Gros-Buisson, de l'Île Saint-Jean (dans la Loire), les moulins de Vaudon, de Mazeure, de La Fontaine et de La Tour-Sèche.
D'après l'expertise faite le 19 décembre 1797, par Pierre Philippe Baignoux, expert-géomètre, le tout était estimé, à cette époque, 348.400 livres.
Par décret du 25 mars 1810, la terre de Chanteloup, dont le revenu était évalué à 12.000 francs, fut érigé en majorat, avec le titre de comte, en faveur de Jean Antoine Chaptal. En 1823, celui-ci vendit le domaine entier à des spéculateurs qui démolirent le château. La Pagode fut épargnée. Le roi Louis-Philippe la racheta lorsqu'il rentra en possession du château et de la forêt d'Amboise.