Affichage des articles dont le libellé est Savonnières. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Savonnières. Afficher tous les articles

Savonnières - La Grange

Historique du nom: Les Granges (1765, Carte de Cassini), La Grange (1807, Cadastre D1), La Grange (1820, Carte de l'état-major), La Grange (1955, 1980, Cadastre D), La Grange (1994, Cadastre AP), La Grange (2014, Carte IGN).

En 1966, ce domaine appartenait à M. et Mme Georges Crosseau.

Savonnières par Tourainissime

Savonnières - Le Ruau-de-Peigné

Historique du nom: Rivulus de Spaniaco (XIIe siècle), Les Ruaux ou Les Coteaux (XVe, XVIe siècles, Archives 37, G502, G503, G504, G517), Ruau de Peigné (1791, Archives 37, 1Q300/7/2, Biens nationaux), Ruau de Peigné (1807, Cadastre E1), Le Ruau de Peigné (1848, acte Robin/Tours), Le Ruau d’Épeigné (1850, acte Moreau/Savonnières), Le Ruau de Peigné (1955, Cadastre). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2014.

Au XIIe siècle, ce fief appartenait à Renaud de la Haye. En 1558, Jacques Négrier le vendit au prieuré de Saint-Cosme. En 1791, il appartenait à la collégiale Saint-Martin de Tours. Le commandeur de Ballan y possédait une métairie.

Savonnières par Tourainissime

Savonnières - Le Bas-Bray

Historique du nom: Le Bas Bray (1722 , Archives 37, 2B, Bailliage de Tours), Le Bas Brais (1750, acte Beaulieu/Tours), Le Bas Bray (1754, acte Estevelin/Cinq-Mars-la-Pile), Bas Bray (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Bas Bray (1807, Cadastre), Le Bas Bray (1820, Carte de l"état-major), Le Bas Bray (1994, Cadastre), Le Bas Bray (2014, Carte IGN).
Ce fief a appartenu au prieuré Sainte-Anne de Savonnières.

Savonnières - Le Haut-Bray

Historique du nom: Le Haut Bray dit Festard ou Freslon (XVIIe siècle, Archives 37, G, Fabrique de Saint-Martin de Tours), Le Hault Bray (1722, Archives 37, 2B, Bailliage de Tours), Le Haut Bré (1748, acte Michau/Tours), Le Haut Brais (1750, acte Beaulieu/Tours), Le Haut Bray (XVIIIe siècle, Archives 37, E363), Haut Bray (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Haut Bray (1798, acte Gaudin/Tours), Le Haut Bray (1807, Cadastre), Haut Bray (1820, Carte de l'état-major), Le Haut Bray (1846, acte Robin/Tours), Le Haut Bray (1863, acte Scoumanne/Tours), Le Haut Bray (1994, Cadastre), Le Haut Bray (2014, Carte IGN).
En 1480, ce fief appartenait à Louis Festard, écuyer; en 1774, à François-Louis Delavau, écuyer, secrétaire du roi.

Savonnières - La Sainterie

Historique du nom: La Saincterye (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Montbazon), La Cinterie (1748, Archives 37, 2C, Luynes), La Ceintrie (1771, Archives 37, Bailliage d’Ussé), La Cinterie (1772, acte Bidault/Tours), Sintrie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Sintrie (1807, Cadastre), La Saintrie (1820, Carte de l'état-major), La Saintrie (1994, Cadastre), La Sainterie (2014, Carte IGN).
En 1748, ce fief, sans justice, appartenait à Jeanne Roy, mariée à Louis Fouré. En 1772, il relevait de l’abbaye de Beaumont-lès-Tours.

Savonnières - Le Perreau

Historique du nom: Le Perreau (1685, 1692, actes Froger-Saint/Genouph), Le Perreau (1769, acte Petit/Tours), La Grande Maison du Perreau (1775, acte Chesneau/Luynes), Le Perreau (1784, acte Leferme/Luynes), Le Perreau (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Perreau (1807, Cadastre), Le Perreau (1820, Carte de l'état-major), Le Perrault (1843, acte Robin/Tours) ), Le Perrault (1865, acte Scoumanne/Tours), Le Perreau (1994, Cadastre), Le Perreau (2014, Carte IGN).
Ce domaine relevait du château de Plessis-lès-Tours. Le 6 mars 1783, Noël Chevreuse, avocat au parlement, vendit à François Delavau-Simon, écuyer, une métairie faisant partie de ce hameau.

Savonnières - Le Pavillon

Historique du nom: Le Pavillon (1994, Cadastre), Le Pavillon (2014, Carte IGN).
En 1668, ce domaine appartenait à François Duchamp, bourgeois de Tours. Il passa ensuite à la famille Girollet. En 1728, Adrien Girollet et Catherine Mangeant, sa femme, y construisirent une chapelle dans laquelle ils fondèrent trois messes: une qui devait être dite le premier jeudi du mois, les autres le jour du décès des fondateurs. Le curé de Saint-Genouph était chargé de dire ces messes.

Savonnières - L'Oucherie

Historique du nom: L’Oucherie (1715, acte Boisquet/Tours), L’Oucheris (1718, acte Tousche/Vallières), L’Oucherie (1723, acte Tousche-Vallières), L’Ouchery (1732, acte Tousche/Vallières), L’Oucherie ou Loucherie (1766, Archives 37, E174), L’Oucherie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Loucherie (1807, Cadastre), L'Oucherie (1820, Carte de l'état-major), L’Oucherie (1994, Cadastre), L'Oucherie (2014, Carte IGN).
Par acte du 3 juillet 1766, Jeanne Perrot, veuve de Philippe Taschereau, vendit ce domaine à Louis-Nicolas Restru.

Savonnières - Les Chesnaies

Historique du nom: La Chesnaye (XVIe siècle, Archives 37, G, Chapitre Saint-Martin de Tours, fief de Foncher), La Chesnais (1722, Archives 37, 2B, Bailliage de Tours), Les Chenayes (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Chesnaies (1807, Cadastre), Les Chesnaies (1820, Carte de l'état-major), Les Chesnaies (1955, Cadastre), Les Chesnaies (2014, Carte IGN).
Ce domaine relevait du fief de Fonché.

Savonnières - La Carmerie

Historique du nom: La Salmondière, La Carmerie (1697, Archives 37, H641), La Carmerie (1714, Archives 37, H634), La Carmerie jadis La Salmandière (1780, acte Bidault/Tours), La Carmerie jadis La Salmandière (1791, Archives 37, Biens nationaux), La Carmerie (1807, Cadastre C1), La Carinerie (1820, Carte de l'état-major), La Carmerie (1955, Cadastre C), La Carmerie (2014, Carte IGN).
Dès 1697, ce domaine appartenait aux Carmes de Tours. Le 1er juillet 1780, les religieux décidèrent de bailler, céder et transporter à Jean Macé, jardinier, paroisse Saint-Venant, et Jacques Bordier, paroisse Saint-Étienne, tous deux alors célibataires, la jouissance et l'usufruit durant leur vie et éventuellement celle de leurs femmes les lieux, maisons, métairies et closeries de La Carmerie.
A la Révolution, La Carmerie fut saisie comme bien national. Le 12 novembre 1791, l'adjudication fut prononcée, pour 19.300 livres, à Alexandre Marie Reverdy-Retru, juge de paix du canton de Ballan, et François Derouet le jeune, entrepreneur de travaux, à chacun pour moitié. Mais les acquéreurs n'en avaient que la nue-propriété, car cette vente n'annulait pas le bail de 1780, la jouissance restait acquise aux ménages Bordier et Macé.
Le 13 janvier 1795, MM. Reverdy et Derouet revendaient leur acquisition à Jacques François Honoré Bénard le jeune et son frère Jacques Antoine Bénard. Après avoir racheté l'usufruit de La Carmerie à M. et Mme Bordier et à Louise Petit, veuve de Jean Macé, Jacques Antoine Bénard racheta la part de son frère le 25 novembre 1799. Il céda La Carmerie, le 27 février 1820, à Victor Joseph Petit, marchand boucher, et à sa femme Françoise Bailly. Par succession et donation, les descendants de ces derniers en gardèrent la possession jusqu'en 1920. Une nouvelle mutation, le 30 avril 1958, donna La Carmerie à M. et Mme Menant. Cette dernière, devenue veuve, céda La Carmerie le 7 septembre 1976.
Il y avait une chapelle qui fut mentionnée dans le Registre de visite des chapelles du diocèse de Tours, en 1787.

Savonnières - Bois-Robert

Historique du nom: Boscus Roberti (1220, Archives 37, G, Chapitre de l’Église de Tours), Bois Robert (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Montbazon), Bois Robert (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Boisrobert (1807, Cadastre), Le Bois Robert (1820, Carte de l'état-major), Bois Robert (1955, Cadastre), Bois Robert (2014, Carte IGN).
Ce fief relevait de Colombiers (Villandry). En 1220, il appartenait à Pierre Savary, seigneur de Montbazon et de Colombiers, qui, en juillet de cette année, donna tout ce qu'il possédait dans ce lieu, à l'exception du droit de chasse, à l'Hôtel-Dieu de Tours. Or, un siècle plus tard, on retrouve le fief de Bois-Robert aux mains d'un descendant de Pierre Savary, Barthélemy de Montbazon, qui le donna en dot, avec les seigneuries d'Yzernay et de L'Archeraye, à Jeanne, sa fille, mariée à Hardouin de Maillé, vers 1320. Ce dernier mourut le 24 février 1336 et fut inhumé dans l'église des Cordeliers de Tours. Plus tard, le fief fut acheté par le Chapitre de l'église de Tours et attaché aux dignités de chambrier et de chevecier. Le 12 février 1781, Jean-Baptiste Morguet, chanoine et chevecier de cette église, et Louis-Jacques Serée, chanoine et chambrier, rendirent hommage au seigneur de Villandry.

Savonnières - La Bellangerie

Historique du nom: La Bellangerie (1681, Archives 37, G79), La Bellangerie (1775, acte Archambault de Beaune/Tours), La Bellangerie (XVIIIe siècle, Archives 37, G55), La Belangrie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Bellangerie (1796, acte Hubert/Tours), La Bellangerie (1807, Cadastre), La Bellangerie (1820, Carte de l'état-major), La Bellangerie (1955, Cadastre), La Bellangerie (2014, Carte IGN).
Le 6 mars 1681, Martin Aubert vendit ce fief à Antoine Boutault, seigneur de La Roche-Saint-Père. Plus tard, il fut possédé par le Chapitre de l'église de Tours et, ensuite, par Jeanne-Claire Barbotin, mariée, le 6 février 1708, à Marc de Villiers, secrétaire d'intendance, premier commis des finances au contrôle général, secrétaire du roi, décédé à Versailles le 3 avril 1762. Jeanne-Claire Barbotin mourut à Paris le 10 juillet 1732.

Savonnières - La Boissière

Historique du nom: La Boissière (1586 et 1666, Archives de Ballan-Miré), La Boissière (1711, acte Roussereau/Fondettes), La Boissière (1747, acte Georget/Tours), La Boissière (1752, acte Delaporte/Tours), La Boissière (1770, acte Dreux/Tours), La Boissière (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Boissière (1807, Cadastre), La Boissière (1955, Cadastre), La Boissière (2014, Carte IGN).
François de La Touche et Pierre Quentin sont qualifiés de sieurs de La Boissière, le premier en 1586, le second en 1666.

Savonnières - La Baraudière

Ce domaine s'est appelé: La Baraudière (1352, Archives 37, Prieuré de Saint-Côme), La Barraudiere (XIVe siècle, Cartulaire de l’archevêché de Tours), La Baraudière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Montbazon), La Beraudière (1748, acte notarié), La Baraudière (1774, Archives 37), La Baraudière (1779, acte notarié), La Baraudière (XVIIIe siècle, Archives 37), La Baraudière (1799, acte notarié), La Baraudière (1807, Cadastre), La Baraudière (1817, acte notarié), La Baraudière (1955, Cadastre), La Barraudière (XXe siècle, carte IGN).
Ce fief, valant 20 livres en 1639, relevait de l'archevêché de Tours à foi et hommage-lige. Le fief du Ruau-d'Épeigné en relevait. Miles de Mons, écuyer, possédait la Baraudière au début du XIVe siècle. Après lui, on trouve Guillaume Simon, Jean Morin de Chinon, Renier de la Baux et Simon Jouffroy, valet. Celui-ci vendit, en 1352, à Jehan Gilles, une rente sur ce domaine. En 1774, le fief appartenait à François-Louis Delavau, écuyer, secrétaire du roi. Il fut aussi possédé par la famille Denis de Mondomaine.

Savonnières - Le Plessis

Historique du nom: Le Plessis (1765, Carte de Cassini), Le Plessis (1773, acte Thenon/Tours), Le Plaissis (1807, Cadastre C1), Le Plessis (1820, Carte de l'état-major), Le Plessis (1927, acte Millet/Langeais), Le Plessis (1955, 1980, Cadastre D), Le Plessis (1994, Cadastre AP), Manoir du Plessis (2014, Carte IGN).
En 1766, ce domaine appartenait à Louis Nicolas Restru qui acheta, le 3 juillet, L'Oucherie à Savonnières. Il avait été pourvu de la charge de lieutenant particulier, assesseur criminel et premier conseiller au bailliage et siège présidial de Tours le 15 décembre 1749, et fut aussi subdélégué de l'intendant. Il décéda au Plessis et fut inhumé dans le cimetière de Savonnières, à l'âge de 57 ans, le 17 octobre 1779. Il avait eu plusieurs filles: Marie Françoise Jeanne qui, mariée le 20 avril 1773, à Martin Delaveau, est la lointaine aïeule d'Antoine de Saint-Exupéry; le 7 novembre 1780, Anne Louise Jeanne Marguerite s'unit à Saint-Venant à Jean René Torterue, président en l'élection de Chinon. Le 22 janvier 1782, la bénédiction nuptiale fut donnée, à Saint-Saturnin, à Alexandre Marie Reverdy et Marie Angélique Restru. Ce sont ces derniers qui, dans la succession de Louis Nicolas Restru, recueillirent la terre du Plessis où la plupart de leurs enfants naquirent. Sept d'entre eux étaient encore vivants quand leur mère, devenue veuve, leur fit donation. Les biens comprenaient, outre Le Plessis, une maison au n°1 rue Rabelais à Tours et une autre rue Friedland où Mme Reverdy résida avec Clémence, célibataire, et dont elle gardait la jouissance. Constatant qu'ils ne pourraient en opérer facilement la division suivant leurs droits, ils mirent le domaine en vente le dimanche 29 juin 1817.
Le manoir et ses dépendances furent adjugé à l'une des filles, femme d'Achille Plumereau, à Luynes. Devenue veuve, Mme Plumereau, le 23 novembre 1853, revendit une partie importante de ce qu'elle avait acheté à M. et Mme Joubert. Elle céda le reste à M. Joubert le 28 avril 1856.
M. Joubert mourut au Plessis laissant comme légataire universel Agricole Martin Magdelaine Dupont qui eut le second lot au partage du 22 mars 1888. Ce fut sa petite-fille, Fernande Marie Germaine Brisgault, épouse de René Poulet, qui vendit le 1er octobre 1927, à René Benjamin qui avait, le 28 septembre précédent, la grange. Ce dernier décéda le 4 octobre 1948. Son fils, François, fut propriétaire du Plessis en 1979 et l'était toujours en 1984.

Savonnières - Les Caves-Gouttières

Historique du nom: Caves Gouttières (1807, Cadastre A1), Caves Gouttières (1955, 1983, Cadastre A), Les Caves Gouttières (2014, Carte IGN).
Ce nom a été donné à une grotte divisée en plusieurs salles. Une eau, chargée de sels calcaires, filtre à travers les voûtes et forme de nombreuses stalactites brillantes. Cette grotte a été visitée en 1547 par Bernard Palissy.

Savonnières - Les Mazeraies

Historique du nom: Les Mazerais (1765, Carte de Cassini), La Mazerie (1795, acte Lefebvre/Tours), Les Mazerais (1807, Cadastre E1), Les Mazerais (1820, Carte de l'état-major), Les Mazerais (1955, 1989, Cadastre E), Les Mazerais (1994, Cadastre AT), Les Mazeraies (2014, Carte IGN).

Savonnières - Les Rosiers

Historique du nom: Les Rosiers (1751, acte Chereau/Tours), Les Roziers (1765, Carte de Cassini), La métairie des Roziers (1771, 1796, actes Hubert/Tours), Clos des Rosiers (1807, Cadastre E1), Les Rosiers (1820, Carte de l'état-major), Clos des Rosiers (1955, Cadastre E), Les Rosiers (1980, Cadastre C), Clos des Rosiers (1989, Cadastre E), Clos des Rosiers (2014, Carte IGN).

Savonnières - Les Touches

Historique du nom: Les Touches (1751, acte Mouys/Tours), Les Touches (XVIIIe siècle, Archives 37, G85), Les Touches (1798, acte Gaudin/Tours), Les Touches (1807, Cadastre E1), Le château des Touches (1853, acte Robin/Tours), Les Touches (1955, Cadastre E), Les Touches (1994, Cadastre AT), Les Touches (2014, Carte IGN).
Ce fief s'étendait sur la paroisse de Ballan et relevait de la seigneurie des Basses-Varennes et du fief de Saint-Médard. En 1532, il appartenait à Bernard Fortin, président de la chambre des Comptes de Bretagne; en 1653, à Olivier Voisin, trésorier des turcies et levées, maire de Tours en 1653-1655.
Le 3 août 1716, la dame Voisin et ses enfants vendirent Les Touches à Jean Lyon, officier de la Chambre du roi. Les héritiers de ce dernier cédèrent le domaine, le 10 septembre 1731, à Pierre Haguelon, écuyer, conseiller du roi, président trésorier de France au bureau des finances de Moulins, et Anne Cartier, son épouse.
Les enfants Haguelon procédèrent à un partage sous seings privés le 19 septembre 1748 et Les Touches furent attribuées à Pierre Haguelon. Celui-ci, conseiller au bailliage et siège présidial de Tours, fut saisi à la requête de son fils en raison du désordre de ses affaires.
Par adjudication passée devant le lieutenant général de Touraine, Les Touches furent adjugées, le 4 août 1764, pour 26.010 livres, à Philippe Édouard Roullier, conseiller du roi, inspecteur honoraire de police de la ville, faubourgs et banlieue de Paris. Alors célibataire, il demeurait en sa terre de Bois-Renault achetée le 4 février 1763 à Antoine Girollet, écuyer, président trésorier de France à Tours. Par contrat devant Me Thenon, le 18 janvier 1765, il épousait Françoise Seiller, encore mineure et déjà veuve en premières noces de Gatien Moisant, négociant.
Cette dernière, après le décès de son mari, le 13 avril 1773, acquit de ses héritiers la propriété des Touches par plusieurs actes en date du 6 juin, 6 juillet, 1er octobre et 11 décembre de la même année. Le 15 décembre 1775, elle vendit Les Touches. Les acheteurs, Joseph Cartier, négociant, et Marie Cuisnier, son épouse, en prirent possession le 19 décembre selon les formalités requises.
Après le décès du fils unique, Pierre Joseph Cartier, Le Touches furent vendues en 1810. Elles furent acquises en 1829 par David François, comte de Madrid de Montaigle, d'une famille originaire de Castille. Capitaine de cavalerie à la retraite, il céda le domaine, les 15 et 16 août 1841, à Alfred Henry Mame et sa femme, Louise Sophie Bédouet. Mais sept ans plus tard, ils revendaient à M. Lardenoy Antoine de Lavergne, marquis de Tressan, qui, lui-même, cinq ans après, vendit le domaine à Adolphe Thibaudeau.
Fils du célèbre conventionnel régicide poitevin, le comte de Thibaudeau mourut à Paris le 7 décembre 1856. Les Touches furent alors vendues à la barre du tribunal civil de première instance de la Seine, le 16 mai 1857, et adjugée à M. Mame, qui en retrouvait la possession, neuf ans après sa première acquisition.
De ce domaine, qui allait rester dans sa famille jusqu'en 1971, M. Mame allait en faire une propriété de 400 hectares qui fut aménagée par le paysagiste Eugène Bühler. Alfred Mame mourut à Tours le 12 avril 1893. Mais ce fut aux Touches que décédèrent successivement sa femme, le 16 septembre 1895, puis leur fils Paul, le 28 octobre 1903. Le domaine passa à sa fille Marie, épouse de M. Marie Maître en 1903, puis en 1932 à leur petit-fils Louis Maître, administrateur de sociétés, qui disparut le 28 avril 1938. Ce fut sa veuve et ses trois enfants qui vendirent le château avec 22 hectares de terre, le 25 juin 1971, à la société luxembourgeoise Le Foyer.
Du 10 au 14 juin 1940, le château abrita l'ambassade du Saint-Siège.