Chinon - Basse

Historique du nom: Bosza (Xe siècle), Baxiaco (1007, Dom Martène, Histoire de Marmoutier, donation d’Hugues de Châteaudun), Baces (XIVe siècle, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 287), Basses (1513), Basse Givray (XVIIe siècle, Archives 37, E146), Basse (1765, Carte de Cassini), Bosse (1830, Carte de l'état-major), Basse (1837, Cadastre D2), Basse (1967, Cadastre), Basse (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de Cravant-les-Côteaux. Au Xe siècle, un nommé Bretrannus donna à l'abbaye Saint-Florent de Saumur des vignes situées à Basse. Ce lieu figure aussi dans une charte, de la fin du même siècle, délivrée par Hugues, doyen de l'église de Tours.
En 1281, ce domaine appartenait à Pierre de Basse, chevalier; en 1513, à Louis de Prez (ou des Prez), marié à Marie de Reffou; en 1554, à Guillaume de Prez, seigneur de Basse et de La Chaboissière, fils des précédents. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, le domaine passe aux mains de Louis Le Boucher, écuyer, ancien secrétaire de Marguerite de France, duchesse de Savoie et de Berry. Louis le Boucher mourut à Chinon et fut inhumé dans l'église St-Maurice, le 20 juin 1611, laissant ses biens aux héritiers d'Hélène Le Boucher, morte en 1608, épouse de Lancelot de Meaussé, écuyer, seigneur de Coulaine.
Du mariage des ces derniers étaient issus: François de Meaussé, fils aîné, marié à Magdeleine de Ver; Lancelot; Renée; Hélène, baptisée à St-Louans le 21 décembre 1602, morte en bas âge; Yolande et Lancelotte, toutes deux baptisée à St-Louans le 6 octobre 1606; Hélène, baptisée en cette même paroisse le 11 décembre 1608, après le décès de sa mère.
A la mort de Louis Le Boucher, Lancelot de Meaussé, chef de famille, ajouta à ses titres celui de seigneur de Basse, qu'il cessa de porter vers 1615. En 1616, son fils aîné, François, fut à son tour qualifié de seigneur de Basse. Dans le même temps, Renée de Meaussé prenait le titre de dame de Coulaine et de Basse, alors que sa soeur Hélène était qualifiée de dame de la Chaboissière.
Vers le milieu du XVIIe siècle, ce fief passait dans la maison de Beauvau. Gabriel de Beauvau, seigneur de La Bessière, du Rivau et autres lieux, avait eu, d'un premier mariage avec Marguerite Foucault: François de Beauvau, seigneur du Rivau, tué en 1569 à la bataille de Jarnac, sans laisser de postérité; Jacques de Beauvau, mort en 1592, qui continua la branche du Rivau, ayant eu, de son mariage avec Françoise Le Picard, Jacques II de Beauvau, seigneur du Rivau, marié à Renée d'Apchon puis à Isabelle de Clermont; Louis de Beauvau, chef de la branche des Aulnais de Beugny et de Rivarennes, marié à Charlotte de Brillouët (dont il eut: Louis II de Beauvau, seigneur de Beugny, Rivarennes, etc., mort à Turin le 6 janvier 1641, laissant, de son mariage avec Charlotte de Fergon, François, marquis de Beauvau, seigneur de Rivarennes, Beugny, etc., Jean-Louis, abbé, prieur de Notre-Dame-du-Pré et Louis; Anne de Beauvau, mariée à Antoine d'Appelvoisin puis à Jean de Boué; Antoinette de Beauvau, mariée à Jacques d'Allemagne, seigneur de Nalliers; Françoise de Beauvau, mariée à Léonard du Mosnard, seigneur de Vantenat; Gabriel de Beauvau, qui devint évêque de Nantes en 1636, ayant eu de son mariage avec Marie Péquineau, un fils unique, Cosme de Beauvau, chevalier, seigneur de Basse, Givré et La Chaboissière, marié à Françoise Pantin).
Dans la première partie du XVIIIe siècle, le domaine devint la propriété de la famille Monrobin puis passa aux mains de la famille Boureau par le mariage, en 1750, de Marie-Anne Monrobin avec Mathurin Boureau, conseiller du roi, grenetier au grenier à sel de Chinon.
Marie-Anne Boureau-Monrobin, décédée à Chinon le 16 avril 1770, avait eu douze enfants, dont cinq morts en bas âge et sept lui survivant: Mathurin Boureau l'aîné, dit de La Chaboissière; Antoine, dit de Givré; Marie-Anne; Martine-Scholastique; Pascal; Louis-Joseph, dit des Tremblars; Mathurin le jeune, dit de L'Epinay.
Le 10 juin 1788, devant Me Joubert, notaire à Chinon, Basse est vendue à Louis Charles Lenée,écuyer, seigneur de Danzay, conseiller du roi, lieutenant particulier au bailliage et siège royal de Chinon. Ce dernier mourut le 12 septembre 1807.
De son mariage avec Marie-Thérèse Blandin, morte en 1788, étaient nées quatre filles: Marie-Thérèse, décédée avant son père, laissant de son mariage avec Jean Armand de Rougemont, chevalier, seigneur de La Voirie et autres lieux, un fils unique, Henry de Rougemont, à qui Basse revint; Henriette Louise Josèphe, marié à Joseph Marie Thonnard du Temple; Anne Françoise, mariée à Charles Pierre Chalumeau; Louis, célibataire.
Le 23 juillet 1811, Basse fut achetée par Marie Anne Adélaïde Turgot, épouse divorcée de Jean Antoine Costard, comte de Saint-Léger.
Les terres de Vauroux et de La Grange-Linard relevaient de Basse. En 1677, il y avait une chapelle dépendant du logis seigneurial. Elle existait encore en 1809 et appartenait alors à M. Lenée.

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