Historique du nom: Salvert (1701, Archives d’Avoine), La Haute Salvert (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Haute Salverte (1820, Carte de l'état-major), La Haute Salvert (1837, 1938, Cadastre C3), La Haute Salverte (2016, Carte IGN).
En 1593 il appartenait à François le Normand, écuyer, seigneur de Sallevert, capitaine et gouverneur du château et ville de Langeais. Le 19 septembre 1595, en l'église de Huismes, on baptisa son fils Louis, puis le 29 juin 1597 ce fut François, le 13 juin 1610 Gabriel, car sa femme, Louise Chaloppin, lui aurait donné une dizaine d'enfants. Elle fut inhumée, le 15 juin 1620, près du sépulcre de sa mère, devant l'autel Saint-Hubert. François le Normand aussi maréchal des logis du roi dans les provinces d'Anjou et du Poitou, fut anobli par lettre royale de mai 1605.
En 1664, Jehan Cohon, écuyer, était qualifié de seigneur de la Salverte. Le 5 décembre 1703, fut baptisé Pierre François, fils d'Antoine Bert, lieutenant de cavalerie au Royal Roussillon, et de Renée Élisabeth Cohon. Cela permet de penser que la propriété était passée par alliance à la famille Bert. Joseph Bert était dit seigneur de La Haute-Salverte, époux de Marguerite Duveau, au baptême de leur fils Alexis, le 10 octobre 1738. Il avait déjà au moins deux filles qui avaient reçu ce sacrement en la même église de Huismes, Marguerite le 7 décembre 1731 et Marie Anne Louise le 2 février 1733. En 1752, on procéda à la sépulture de Joseph Bert, garde général des eaux et forêts de Chinon.
Par la suite, La Haute-Salverte passa à Claude Christophe Courtin, avocat au Parlement de Paris, seigneur d'Isoré à Beaumont-en-Véron depuis 1774 et où il mourut le 19 septembre 1806. Au partage de ses biens effectué le 7 juillet 1808, La Haute-Salvert échut à sa fille, Anne Émilie Suzanne Courtin, alors célibataire. Elle fut l'épouse d'Augustin Pierre de Quirit, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et habitait avec lui à Coulaine quand elle vendit, le 1er février 1819, en l'étude de Me Arvers à Avoine, La Haute-Salverte à Joseph Lemaire, marchand de bois à Huismes. La transaction fut conclue pour 20.100 francs dont 3.000 sont payés comptant. Le solde sera réglé en six ans avec intérêt de 5%. Les acquéreurs n'entreront en jouissance qu'à l'expiration du bail du fermier Jacques Chauvelin, le 25 mars 1820. Ils toucheront la ferme qui était de 700 francs payables en deux termes avec en plus 20 kilogrammes de pruneaux et 10 de beurre.
De son mariage avec Françoise Chauvelin, Joseph Lemaire eut un fils, Joseph, clerc de notaire à Paris, et une fille Françoise, femme de Louis Boucher. Ce fut elle qui reçut La Haute-Salverte le 9 octobre 1838, alors que son mari recueillait Moucheau de ses parents en 1856. Quand ils firent leur donation-partage le 1er mars 1873, devant Me Loyau à Avoine, à leurs trois enfants, le premier lot constitué par La Haute-Salverte fut attribué à Émile Boucher. Devenu veuf, celui-ci qui décéda sans postérité le 11 décembre 1899 avait, par testament du 4 novembre précédant, laissé l'usufruit de La Haute-Salverte à ses deux sœurs, Mmes Bonté et Faucillon, et la nue-propriété aux enfants de cette dernière, Émilie et Eugène Faucillon, docteur en médecine à Chinon. Ce fut ce dernier qui garda seul La Haute-Salverte par un nouvel acte du 30 septembre 1902. Il vendit le domaine, le 10 février 1926, à Charlotte Cécile, princesse de la Trémoille, vicomtesse de la Rochefoucault. Mais, le 25 juin suivant, elle s'en dessaisissait au profit de Michel Raffault dont le fils, Roger, la possédait encore en 1979.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire