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Beaulieu-lès-Loches - Moulin-de-l'Aumônier

Historique du nom: Le Moulin de l’Aumône (XVIIIe siècle), Moulin de l’Aumônier (1827, Cadastre A1), L’Aumônier (1959, Cadastre AB), Moulin de l'Aumônier (2013, Carte IGN).

Ce moulin était alimenté par le canal de Beaulieu (XVe siècle), dérivation de l’Indre. Un acte du chapitre de Saint-Ours indiquait son existence en 1224. Dépendant de l'abbaye de Beaulieu, il fut donné, en 1319, aux Templiers de la commanderie de Fretay.

En 1879, le moulin produisait de la farine et du tanin. Sur ce site, la maison du meunier a été construite au XIXe siècle.

Beaulieu-lès-Loches par Tourainissime

Beaulieu-lès-Loches - La Charbonnerie

Historique du nom: La Charbonnerie (1820, Carte de l'état-major), La Charbonnerie (1827, Cadastre B1), La Charbonnerie (2013, Carte IGN).

En 1788, cette métairie appartenait à Nicolas Adrien Collin des Minées qui fut enseveli, le 2 avril, en la paroisse Saint-André de Beaulieu. Le 20 juin 1788, La Charbonnerie échut à son fils aîné, Charles François.

Cette métairie avait été louée, le 25 juillet 1780, à Jean Agenet.

Beaulieu-lès-Loches par Tourainissime

Beaulieu-lès-Loches - Moulin-de-l'Abbaye

Historique du nom: Moulin de l’Abbaye (1827, Cadastre B1). Ce lieu ne figure plus sur le cadastre de 1959 et la carte IGN de 2013.

Ce moulin, situé sur l’Indre, appartenait à l'abbaye de Beaulieu.

Beaulieu-lès-Loches par Tourainissime

Beaulieu-lès-Loches - Le Vau-Bertrand

Historique du nom: Vau Bertrand (1698-1781, Archives 37, 1J150), Le Vau Bertrand (1827, Cadastre C1). Ce lieu, situé dans la paroisse Saint-André de Beaulieu, ne figure pas sur le cadastre de 1959 et la carte IGN de 2013.

En 1776, cette borderie appartenait à Nicolas Adrien Collin, sieur des Minées, conseiller du roi et son receveur au grenier à sel de Loches. De son union avec Anne Magdeleine Bailly, il eut six enfants, tous baptisés à Saint Ours de 1738 à 1748. La cadette, Marie-Joséphine Charlotte avait tout juste 21 ans quand, le 18 septembre 1769, dans la chapelle du Pressoir, elle épousa François Alexis Vantelon, médecin de Châtellerault. Le 2 avril 1788, Nicolas Adrien Collin fut inhumé à Saint-André de Beaulieu. Le 20 juin suivant, il fut procédé au règlement de sa succession entre ses quatre enfants encore vivants. Le premier lot, comprenant à Beaulieu Le Pressoir, la borderie du Vau-Bertrand et la maison de l'Archange, échut à Marie-Joséphine Charlotte Vantelon.

Beaulieu-lès-Loches par Tourainissime

Beaulieu-lès-Loches - La Tour-Chevaleau

Historique du nom: La Tour Chevaleau ou Mazère (XVe siècle, Archives 37, H, Cordeliers de Loches), La Tour Chevalleau (1827, Cadastre C1), La Tour Chevalleau (1959, Cadastre AH). Ce lieu, ne figurant pas sur la carte IGN de 2013, était situé dans la paroisse Saint-André.

Vers 1588, Yves Frangeul, dit le Moineton, seigneur de La Tour Chevaleau, était valet de chambre de Catherine de Médicis. Il avait épousé Bartholomée Facet, femme de chambre de la reine, fille de Claude Facet, garde du corps de la reine-mère. Il eut plusieurs enfants dont Louis Frangeul, seigneur aussi de La Fontaine (paroisse de Chambourg) et de La Tour Chevaleau qu'il aurait vendue, mais à réméré, en 1627 à Gilles Sabré. Il avait épousé Jeanne Dubois qui, devenue veuve avant 1635, se remaria avec Nicolas Sauvage, seigneur de La Bouchardière, lieutenant général en l'élection de Loches. Elle lui donna trois fils, baptisés à Saint-Ours, qui, en 1670, possédaient La Tour Chevaleau et La Bouchardière.

En 1902, un directeur d'usine nantais, M. Cosson, acheta La Tour Chevaleau. En 1920, il la vendit à François Xavier Reumont de Poligny qui la garda jusqu'en 1934. Plus tard, elle fut de nouveau vendue le 28 février 1938.

Beaulieu-lès-Loches par Tourainissime

Beaulieu-lès-Loches - Beauvais

Historique du nom: Beauvais (1820, Carte de l'état-major), Beauvais (1827, Cadastre B1), Beauvais (1959, Cadastre AC). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

Cet endroit faisait partie de l'ancienne paroisse Saint-Pierre. Au XIXe siècle, on y voyait les ruines d'un prieuré du XVIe.

Beaulieu-lès-Loches par Tourainissime

Beaulieu-lès-Loches - Basile

Historique du nom: Les Basilles (1702, Archives 37, H19), Basile (1820, Carte de l'état-major), Basile (1827, Cadastre C1), Basile (1879, acte Marié/Loches), Basile (2013, Carte IGN).
Le premier propriétaire connu de ce domaine fut, avant la Révolution, Martin René Gilles Guimier. Conseiller du roi, président et lieutenant général honoraire au bailliage et siège royal de Loches, il décéda dans cette ville, à 74 ans, le 21 décembre 1780. Sa veuve, Geneviève Bailly, conclut, le 29 mai 1788, une transaction avec Jean Baptiste Joseph d'Amplemann, seigneur de La Cressonnière et de La Roche-Saint-Jean, par laquelle celui-ci lui cédait, à Beaulieu, un espace de terrain situé le long des murs de la ville, relevant du fief du Roi. Le 21 février 1799, elle vendit le lieu de Basile, pour 7.030 livres, à Jean Suzor, dont les descendants en gardèrent la propriété jusqu'en 1945.
Sa famille serait issue des anciens comtes de Barcelone et apparue en France sous le règne de Philippe Auguste. Une branche vint s'établir à Preuilly dès le XIVe siècle. Ce fut dans cette ville que, le 27 juin 1720, Jean Suzor épousa Marie Plaud qui lui donna sept enfants. Le sixième, Pierre, devait devenir l'évêque constitutionnel d'Indre-et-Loire. L'aîné, Jean Suzor, habitant Preuilly, eu au moins de Marie Noël, une fille et un fils prénommé Jean. Ce dernier, marchand-fermier, se maria, le 10 mars 1768, avec Anne Véronique Boistard. Du 19 juillet 1769 au 2 juin 1790, naquirent onze enfants. Leur père décéda le 9 décembre 1807. Le 1er décembre 1807, il avait effectué une donation partage entre les six enfants encore vivants à cette époque. Le second lot, comprenant notamment Basile, fut attribué à Pierre François Suzor, marchand de laine. Celui-ci avait épousé, le 3 février 1807, Sylvine Madeleine Tourmeau. Il mourut le 29 mai 1848. A la suite de poursuites exercées par la veuve à l'encontre de ses enfants et petits-enfants, la vente des immeubles fut ordonnée par jugement du tribunal de Loches du 31 août 1848. Les deux fils, Gabriel Pierre Alexandre et Louis Théodore, achetèrent Basile dont ils rétrocédèrent la plus grande partie des bâtiments et le tiers des terrains à leur sœur, Mme Charpentier. Le décès de Gabriel Pierre, célibataire, le 13 juin 1878, amena un nouveau partage qui donna à Mme Charpentier la totalité de Basile. Sa fille Marie-Louise, veuve de M. Lecourt, le vendit, le 14 mai 1945, à une famille de maraîchers qui le possédait toujours en 1984.

Beaulieu-lès-Loches - La Viorne

Historique du nom: Viorne ou Roncin (1438, Archives 37, G, Notre-Dame de Loches), La Viorne (1765, Carte de Cassini), La Viorne (1820, Carte de l'état-major), La Viorne (1827, Cadastre A1), La Viorne (1959, Cadastre AB), La Viorne (2013, Carte IGN).
En 1438, ce domaine appartenait à Jean Touchard; en 1704, à André Garreau, lieutenant criminel au bailliage et siège royal de Loches. En 1438, Jean Touchard donna la dîme de ce domaine au Chapitre de Loches.

Beaulieu-lès-Loches - La Rauderie

Historique du nom: La Rauderie (1690, Archives 37, E135), La Roderie (1765, Carte de Cassini), La Rauderie (1820, Carte de l'état-major), La Rauderie (1827, Cadastre A1), La Rauderie (1959, Cadastre AL), La Rauderie (2013, Carte IGN).
Vers 1690, ce domaine appartenait à Jacques Guérin, juge au siège royal de Loches.

Beaulieu-lès-Loches - La Palle

Historique du nom: La Palle (1638, Archives 37, E94), La Palle (1765, Carte de Cassini), La Pâle (1820, Carte de l'état-major), La Palle (1827, Cadastre C1), La Palle (1959, Cadastre AE+AH), La Palle (2013, Carte IGN).
En 1638, ce domaine appartenait à Nicolas Rocher qui mourut en septembre 1679. Il était qualifié de sieur de La Palle.

Beaulieu-lès-Loches - Linière

Historique du nom: Les Lignières (XVIIe, XVIIIe siècles, Archives 37, C336, E126), Lignere (1765, Carte de Cassini), Linière (1820, Carte de l'état-major), Linière (1827, Cadastre C2), Linière (1959, Cadastre AL), Linière (2013, Carte IGN).
Au XVIIe siècle, ce fief appartenait au Chapitre de Notre-Dame de Loches; en 1710, à François de Vaillant; en 1787, à Charles Louis de Maussabré.

Beaulieu-lès-Loches - Guigné

Historique du nom: Gaegné (1131), Guaegné (début XIIIe siècle, Cartulaire de l’archevêché de Tours), Gaigné (1232, Cartulaire de Villeloin, charte 112), Gueignei (1235, Dom Housseau), Guigné (1288, Cartulaire de Baugerais), Gaegné (1395-1414, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 175), Guigné (1751, Galland, Histoire de l’abbaye de Beaulieu), Faubourg de Guigné (1820, Carte de l'état-major), Faubourg de Guigné (1827, Cadastre A1+C1), Guigné (1959, Cadastre AI), Guigné (2013, Carte IGN).
Ce faubourg constituait un fief assez important qui fut vendu par l'abbaye de Villeloin, en 1232, au Chapitre de l'église de Tours pour 400 livres tournois. En 1234, il passa aux mains des religieux de Beaulieu et fut possédé ensuite par la collégiale Saint-Martin de Tours qui l'attacha à la dignité d'Aumônier. Pendant plusieurs siècles, il releva du château de Loches et, ensuite, de la baronnie de Châteauneuf selon un aveu rendu, le 12 février 1483, par Jean de Courbefosse, aumônier de Saint-Martin, qui se qualifie, dans cet acte, de seigneur de Guigné.

Beaulieu-lès-Loches - Le Pressoir

Historique du nom: Le Pressoir ou La Blanchardière (XVIIIe siècle), Le Pressoir (1765, Carte de Cassini), Le Pressoir (1788, acte Pescherard/Loches), Le Pressoir (1820, Carte de l'état-major), Le Pressoir (1827, Cadastre C1), Le Château du Pressoir (1886, acte Parin/Beaulieu-lès-Loches), Le Pressoir (1959, Cadastre AM), Le Pressoir (2013, Carte IGN).
En 1776, ce domaine appartenait à Nicolas Adrien Collin, sieur des Minées, conseiller du roi et receveur au grenier à sel de Loches. De son union avec Anne Magdeleine Bailly, il avait eu six enfants, tous baptisés à Saint-Ours de 1738 à 1748. La cadette, Marie Joséphine Charlotte, avait tout juste 21 ans quand, le 18 septembre 1768, dans la chapelle du Pressoir, elle épousa François Alexis Vantelon, médecin à Châtellerault. Ce dernier s'installa au Pressoir pour s'occuper de son beau-père infirme, sans doute après le décès de sa femme le 21 novembre 1782. Lui-même fut inhumé à Saint-André de Beaulieu le 2 avril 1788. Le 20 juin suivant, il fut procédé au règlement de sa succession entre ses quatre enfants encore vivants. Le premier lot comprenant à Beaulieu: Le Pressoir, la borderie du Vau-Bertrand et la maison de l'archange, échut à Marie Joséphine Charlotte, épouse de François Alexis Vantelon.
Ce dernier fut donc propriétaire du Pressoir, du chef de sa femme. Une ordonnance royale du 16 octobre 1787 l'avait nommé second échevin de Beaulieu. Devenu conseiller municipal de Loches en 1815, M. Vantelon assuma cette charge jusqu'à sa mort le 16 juin 1829. A la requête de ses héritiers, ses biens furent mis en vente et, le 30 avril 1830, Le Pressoir fut adjugé à Gabriel Haincque. Celui-ci déclara avoir agi tant pour lui, que pour ses cousins par alliance, Victor Godeau et René Jules Gaultier de la Ferrière.
Les 18 et 20 novembre 1854, Jules René Gaultier de la Ferrière racheta leurs parts à son beau-frère et à son cousin. Il mourut trois ans plus tard et sa femme Sophie Églantine Agathe Jolly de Bussy garda la possession du Pressoir qui, après son décès en 1872, passa à son fils Jules Albert Gaultier de la Ferrière.
Les biens de ce dernier ayant été saisis, Le Pressoir fut adjugé, le 26 décembre 1886, à Mme veuve Guicestre dont la famille en garda la propriété jusqu'en 1917. Raymond Ferdinand Faure, industriel, qui l'acheta en 1925, le revendit en 1961. Une autre mutation eut lieu le 21 avril 1979 qui le donna à la famille qui le possédait toujours en 1984.