Historique du nom: La Barre (1677, Archives de Bourgueil), La Barre (1830, Cadastre D2), La Barre (1953, Cadastre D2b). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2016.
En décembre 1677, Jean Maudet était qualifié de sieur de La Barre.
Historique du nom: La Barre (1677, Archives de Bourgueil), La Barre (1830, Cadastre D2), La Barre (1953, Cadastre D2b). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2016.
En décembre 1677, Jean Maudet était qualifié de sieur de La Barre.
Dès le XVIIIe siècle, ce domaine appartint à la famille Le Jouteux dont les membres occupaient des postes de notaires royaux et de procureurs fiscaux depuis 1700. Arthur Le Jouteux (1838-1904) fut conseiller général et maire de Bourgueil. A l'extinction de cette famille, ses biens furent légués à des œuvres de bienfaisance de Bourgueil et de Tours.
De 1991 à 2007, le château abrita le Musée Van-Oeveren qui présentait la plus grande collection mondiale consacrée à l'escrime et au duel.
Historique du nom: La Garenne (1953, Cadastre E3), La Garenne (2016, Carte IGN).
Le 2 novembre 1800, Marie-François Doucet du Gué, veuve de Fortuné Guyon de Rochecotte, vendit ce domaine, ainsi que les dépendances de l'abbaye de Bourgueil, à Florimond Benjamin Mac-Curtain de Kainlis. Celui-ci était alors intendant militaire à Bourges et demeurait à La Roche-Musset. Il revendit La Garenne en décembre 1827.
Ce logis, ancienne maison du jardinier de l'abbé, faisait partie des dépendances de l'abbaye de Bourgueil. La Maison du Jardinier figurait dans le premier lot de la vente comme bien national de l'abbaye, avec la maison abbatiale, la vigne du Petit-Pavé, le canal de 400 toises, qui fut adjugé, le 14 février 1791, pour 120.000 livres au mandataire de Marie-Françoise Doucet du Gué, veuve de Fortuné Guillon de Rochecotte.
Ce fut alors qu'elle se heurtait à de multiples vexations des autorités républicaines et que son château de Rochecotte venait d'être expertisé pour être vendu comme bien d'émigré, que Mme Guillon aliéna le domaine de la Garenne et les dépendances de l'abbaye, le 2 novembre 1800, à Florimond Benjamin Mac-Curtain de Kainlis. Celui-ci était sous-intendant militaire à Bourges et demeurait à La Roche-Musset, achetée le 23 juillet 1809, quand il revendit avec ses deux filles, l'une épouse du baron de Kainlis, l'autre de Lefebvre de Montifray, la Garenne et les dépendances de l'abbaye. C'était un véritable lotissement de 36 parcelles selon le plan de l'arpenteur Perret. Le 11 décembre 1827, Armand Urbain Grégoire Roger, qui était le locataire de l'ensemble depuis 1817 pour 5.200 francs et une barrique de vin rouge, se fit adjuger par Me Allain (qui était son gendre) le lot n° 5 comprenant Le Grand-Jardin. Le lendemain, il y ajoutait, pour 47.000 francs, le moulin avec la moitié des 36 parcelles.
Quand Mme Roger, née Julie Allain, disparut le 23 avril 1856, les biens de sa succession et ceux de la donation consentie par le père furent partagés, le 8 mai 1856, entre leur fils André Armand Roger et leur petit-fils, par représentation de sa mère décédée, Arthur Urbain Allain. Ce dernier recueillit Le Grand-Jardin qu'il vendit, le 20 janvier 1870, à René Goupil de Bouillé.
Ce fut son arrière-petite fille, Blanche, épouse de Xavier Deschard, lieutenant-colonel en retraite, qui avait la propriété du Grand-Jardin en 1990.
Au XVIIe siècle, ce domaine aurait appartenu à la famille Gourdault. En 1807, le logis dépendait de la succession de Jean Cornu, jardinier, et Jeanne Brecq qui s'étaient mariés à Bourgueil le 9 mai 1757. Le partage de leurs biens fut réglé aux termes d'un jugement du 17 septembre 1807. La Gourgauderie fut attribuée à Jeanne Cornu, épouse de Jean Malécot. Ces derniers eurent une fille unique, Françoise, qui était veuve de François Bureau, ancien caissier au bureau des hypothèques, quand elle décéda à Bourgueil, le 28 juin 1865. Aux termes d'une adjudication, à la requête de leur héritière, Arthémise Bureau, la maison fut adjugée, le 8 juin 1879, à Eugène Claude Jaille et Anne Rosalie Brard. Celle dernière mourut à Bourgueil, le 13 novembre 1891, et lui, le 24 mars 1909. Leur fils, Eugène Léon Marie Jaille, médecin à Saint-Cyr-sur-Loire, vendit La Gourgauderie, le 11 septembre 1917, à Fulgence Petit, peintre, et Blanche Chauveau, parents du propriétaire de 1990. Il était précisé que la plus grande partie en était louée depuis 1913 à Louis Auguste Malécot, ancien notaire et juge de paix à Bourgueil.
Historique du nom: Bourg Neuf (1830, Cadastre E1), Le Bourg Neuf (1953, Cadastre E1). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2016.
En mai 1621, Michel Gourdault, officier de Marie de Médicis, était qualifié de seigneur de Bourgneuf.
En 1790, ce moulin, sur le Changeon, dépendait du bénéfice de l’Aumônier de l’abbaye de Bourgueil. Ce moulin banal, en activité dès 1377, fut saisi comme bien national en 1793. En mai 1894, le meunier était Gustave Vallée.
L'abbaye Saint-Pierre de Bourgueil, appartenant à l'ordre de saint Benoît, fut fondée, avant 990, par Emma, fille de Thibault, dit le Tricheur, comte de Blois, et femme de Guillaume Fier-à-Bras, comte de Poitiers. Toutefois, une charte indique que, dès 977, des moines étaient établis à Bourgueil, qui n'était alors, sans doute, qu'un simple prieuré. Par cette charte, la comtesse Emma et le comte Eudes, son frère, confirmèrent la donation faite par les religieux, au nommé Lambert, d'un moulin situé à Marcé. L'acte de fondation du monastère se trouve aux archives du département d'Indre-et-Loire. Cinq après, Eudes, comte de Tours et de Chartres, confirma la fondation faite par sa sœur.
L'église abbatiale, fondée par la comtesse Emma, fut consacrée en 1001. L'abbé Godefroy la réédifia en grande partie en 1246, et 40 ans après, on la remplaça par un autre édifice, tout en conservant l'ancien clocher; mais celui-ci se trouva séparé de la nouvelle construction par une distance de quelques toises. L'évêque d'Angers, Guillaume III Le Maire, consacra cette seconde église le 19 juillet 1293.
Le 30 avril 1361, pendant la nuit, toute la toiture fut détruite par un incendie. La solidité des murs avait tellement été compromise par suite de cet incendie, qu'on fut obligé de reconstruire entièrement l'église; mais, faute de ressources, on ne put recommencer cette réédification qu'en 1384, c'est-à-dire 23 ans après le sinistre. Le 31 juillet 1387, Guillaume Aignan et Guillaume Hue, envoyés par le bailli de Touraine, vinrent visiter les lieux et constatèrent que l'abbé Guillaume le Dan avait rétabli le chœur. De 1387 à 1395, le même abbé releva la façade de l'église et bâtit les murs du transept. Son successeur, Pierre Girard, continua les travaux et laissa en mourant la somme nécessaire pour achever l'édifice qui fut consacré en 1418. On ne sait pour quel motif on renouvela cette consécration en 1440, sous l'administration d'Eustache de Maillé. Par la suite, l'édifice fut souvent et gravement endommagé par la foudre. Le 20 septembre 1433, elle renversa la flèche du clocher, détruisit deux cloches et brisa plusieurs vitraux. Ces dommages étaient complètement réparés en 1444. En 1612, le jour de saint André, un violent orage éclata. Entre midi et une heure, à la suite d'un coup de tonnerre, le sommet du clocher brûla et la croix tomba sur la toiture. Le tocsin ayant été sonné à la grosse tour de l'abbaye et à l'église Saint-Germain, les habitants accoururent en foule pour porter secours. Des couvreurs montèrent sur les charpentes et essayèrent d'arrêter le feu qui se propageait rapidement; mais le plomb fondu et des débris de bois enflammés tombaient de toutes parts, de sorte que ces ouvriers, dont la vie était en péril, furent contraints de se sauver. Activé par un vent violent, l'incendie acheva son œuvre. Au bout de deux heures, la charpente était réduite en cendres.
Le 8 janvier 1613, à la requête de Léonor d'Estampes de Valençay, abbé de Bourgueil, Philippe Dreux, lieutenant-général civil au siège de Chinon, vint visiter le lieu du sinistre et dresser l'état des réparations nécessitées par ce désastre. Le procès-verbal dressé à cette occasion donne les dimensions de l'édifice. La longueur totale était de 213 pieds, la largeur de 60 pieds. On donna 100 pieds de hauteur à la flèche qui fut rétablie peu de temps après. Renversée par la foudre, le 3 août 1633, puis relevée, elle tomba de nouveau, pendant un orage, le 6 juin 1637. L'abbé Léonor d'Estampes la fit reconstruire avant 1651.
La comtesse Emma, fondatrice de l'abbaye, avait été inhumée dans l'église bâtie de son temps. Lors de la reconstruction de l'édifice, son tombeau fut transporté près de la sacristie et de l'autel Saint-Thibault, où il était encore en 1750. Tous les dimanches, les religieux s'y rendaient en procession et y chantaient un Libera.
Déjà richement dotée à l'époque de sa fondation, l'abbaye de Bourgueil reçut, par la suite, d'importants dons. Parmi ses bienfaiteurs, on remarque: Corbon des Roches; un chevalier nommé Rainaud; Aimery, comte de Nantes; Hubert de Saumur; Barthélemy, archevêque de Tours; Évrard, chevalier du château de Loudun; Joscelin, archevêque de Bordeaux; Alo, chevalier poitevin; Geoffroy, doyen de l'église de Paris; Hugues de Langeais; Odile de Jarries; Raoul, vicomte de Thouars; Guy Regnart, chevalier croisé; Névelon de Fréteval; Rainaud d'Ussé; Geoffroy Giffard; Jean seigneur de Montoire; Hue de Nerbonne, Agnès de Montsoreau, etc...
Ce monastère possédait de nombreux fiefs en Anjou, en Touraine et dans le Poitou. A ces possessions, constituant déjà une importante fortune, venaient se joindre la forêt de Bourgueil, de vastes prairies avoisinant l'abbaye, et un grand nombre de bénéfices ecclésiastiques (prieurés, cures, ...) situés dans les diocèses d'Angers, de Tours, de Poitiers, d'Orléans, de Maillezais et de La Rochelle, de Chartres, du Mans, d’Évreux, de Nantes, de Limoges, de Paris, de Saintes et d'Angoulême.
Les chapelles de Saint-Étienne de La Chopinière, de Notre-Dame de Fondis, de Sainte-Catherine, de Saint-Eutrope, des Sauvagets, de Notre-Dame-la-Ronde et la chapelle Saint-Sauveur, ces deux dernières desservies par dans l'église de Chouzé, appartenaient aussi aux religieux de Bourgueil.
Les biens de l'abbaye de Bourgueil, estimés en 1775, représentaient alors une valeur de près d'un million de livres.
L'église a été entièrement détruite à la Révolution. La maison abbatiale et ses dépendances furent vendues comme biens nationaux, le 14 février 1791, et adjugées, au prix de 120.000 livres, à Marie-Françoise Doucet-Dugué, veuve de Fortuné Guillon, marquis de Rochecotte. En 1878, une partie de ces bâtiments appartenait à M. Orye, membre du Conseil général d'Indre-et-Loire; l'autre au couvent des dames de Saint-Martin de Bourgueil.
Abbés de Bourgueil
Prieurs de l'abbaye de Bourgueil
Aimery, 1100; Guibert, 1116; Ithier, 1123; Nicolas Langlois, 1328, décédé le 1er août 1335; Jacques Pouvreau, 1552; René Dolbeau, 1582; Pierre Castillon, 1615; Odile Bataille, 1632; Benoît de Beaurepaire, 1641; Philippe Cadeau, 1643; Nicolas Vallée, 1649-1653; Philippe le Roy, 1654-1660; Philibert Nitot, 1661; Boniface Letang, 1665-1668; Vulfran Henry, 1669; Martin Le Poitevin, 1670; Vital Armand, 1677-1680; Joachim Le Comtat, 1681, décédé le 14 novembre 1690; Joseph Aubert, 1692; Jean-Baptiste Pierre Guyon, 1693; Louis Tascher, 1696; Pierre Guyon, 1700; Georges Terriau, 1702; Yves Le Goffier, 1703; Claude Patron, 1705-1707; Charles Le Boucher, 1709-17013; Bède Bernard, 1717; Jean-Bonaventure Aubert, 1721; Joseph Castel, 1722; Pierre Chevillard, 1723-1725; Jean Estevaux, 1728; Jean Murault, 1729; Léonard Geffrard, 1738; Jean Murault, 1740-1745; Pierre Martin, 1748-1750; Mathurin Le Fresne, 1752; Léonard Geffrard, 1765; Jean-François Dupuy, 1773; François Labbé, 1775; Jean-Baptiste Guillaume Bellegarde, 1782; François-Xavier Estin, 1783, 1789.
Chapelles
On comptait sept chapelles dans l'abbaye de Bourgueil: les chapelles Ferrand (ou Saint-Michel), Saint-Jean-Baptiste, Jean-François, Butonneau, Notre-Dame-des-Gaudineaux, Sainte-Anne et Saint-Thibault. Les titulaires de ces chapelles étaient nommés par l'abbé de Bourgueil.
Dans l'enceinte de ce monastère se trouvait un logis seigneurial, appelé le Pesle, dont la construction était attribuée à Henri II, roi d'Angleterre (XIIe siècle). Ce bâtiment fut détruit, le 26 mars 1620, sur ordre de l'abbé Léonor d’Étampes de Cheverny.
Armoiries de l'abbaye de Bourgueil: D'azur, à deux clés adossées, passées en sautoir, d'or, surmontées de fleurs de lis, de même.
Par arrêté Préfectoral du 28 octobre 1940, le Moulin-Boutard fut détaché de la commune de Benais et réuni à celle Bourgueil. Ainsi, le bâti était à cheval sur ces deux communes en 1830 puis sur celle de Bourgueil en 1940.
L'abbaye de Bourgueil le vendit en 1412. En 1690, il appartenait à Bernard Pelaud, seigneur du Colombier, à Pierre Mandot et autre.
Historique du nom: La Chaubruère (XVIIIe siècle), La Chaubruère (1791, Archives 37, 1Q, Biens nationaux), La Chambruère (1820, Carte de l'état-major), La Chambruère (1830, 1953, Cadastre A1), La Chambruère (2016, Carte IGN).
Cette ancienne propriété de l'abbaye de Bourgueil fut vendue comme bien national, le 20 juillet 1791, pour 4.800 livres.
Historique du nom: Gallichés (XVIe siècle, Archives 37, G, Chapitre de Saint-Martin de Tours, prévôté de Restigné), Les Galuches (1830, Cadastre D2), Les Galluches (1953, Cadastre D2a). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2016.
Au XVIe siècle, ce domaine devait une rente à la prévôté de Restigné.
En 1543, il appartenait à l'abbaye de Bourgueil.
Historique du nom: La Coudraye (1597, Archives de Benais), La Goudrès (1598, Archives de Benais), La Couldraye (1606, Archives de Benais), La Coudraie (1693, Archives de Bourgueil), La Coudrais (1707, Archives de Bourgueil), La Coudraye (1726, Archives de Bourgueil), La Coudraye (1765, Carte de Cassini), La Coudraie (1820, Carte de l'état-major), La Coudraye (1830, Cadastre D1+C1), La Coudraye (1953, Cadastre C1), La Coudraye (2016, Carte IGN).
En 1597, cette terre appartenait à Joseph Hylayre; en 1707, à Pierre Boireau, licencié en droit, conseiller du roi au siège de Chinon.
Le 5 juin 1693, furent enterrés Marie Delacroix, âgée de 48 ans, femme de Claude Baudri, et Nicolas, âgé de 9 ans, leur enfant, dévorés au lieu de La Coudraye par une bête féroce.
Historique du nom: Le Moulin de Gravot (1641, acte Léon/Bourgueil), Le Moulin de Gravot (1686, Archives de Bourgueil), Le Moulin (1794, Archives nationales, F20/291-151), Moulin Gravot (1830, Cadastre B1+B3), Moulin de Gravot (1953, Cadastre B3). Ce moulin ne figure pas sur la carte IGN de 2016.
En septembre 1686, Étienne Normand était meunier au Moulin de Gravot.
Historique du nom: Le Pin (1634, Archives de Bourgueil), Le Pin (1637, Archives de Restigné), Le Pin (1653, Archives de St-Nicolas-de-Bourgueil), Le Pin (1765, Carte de Cassini), Les Pins (1820, Carte de l'état-major), Les Pins (1830, Cadastre C2+D1), Les Pins (1953, Cadastre C2a+C2b+D1), Les Pins (2016, Carte IGN).
En août 1637, cette terre appartenait à Gabriel Lebascle, écuyer; en février 1653, à Alexandre Beauvallet, sergent de la baronnie de Bourgueil.