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Notre-Dame-d'Oè - La Baraudière

Historique du nom: La Baraudière (1773, acte Gaudin/Tours), Les Baraudières Bouquehaudières (1778, Archives 37, G477), La Baraudiere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Baraudière (1814, Cadastre B), La Baraudière (1820, Carte de l'état-major), La Baraudière (1936, Cadastre B), La Baraudière (1997, Cadastre AT), La Baraudière (2014, Carte IGN).

Ce domaine relevait censivement de la prévôté d'Oé. En 1775, N. Bellanger le vendit à la famille Picault.

Notre-Dame-d'Oé par Tourainissime

Notre-Dame-d'Oé - Les Hautes-Remetières

Historique du nom: La Remettière (1542, 1723, Archives 37, C336, C561, C603), La Remettière (1611, Archives nationales P13), Les Remettières (1720, 1722, actes Tousche/Vallières), Les Hautes Remetteries (1751, acte Mouys/Tours), La Remettière  (1773, Archives 37, 2C, Tours), Les Renettries (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Hautes Remetières (1814, Cadastre), Les Hautes Remettières (1820, Carte de l'état-major), Les Hautes Remetières (1997, Cadastre), Les Hautes Remetières (2014, Carte IGN).
Ce fief relevait du château de Tours, à foi et hommage lige, selon des aveux rendus en 1542 et le 13 janvier 1723. Il a été possédé par les familles Brodeau (1521-1656), Besnard (1656-1709), Aubry (1709-1723), Legras (1723-1782) et Vallée de Hautmesnil (1782-1789).
En ce lieu, au début du XIXe siècle, un trésor monétaire a été découvert. Les pièces dataient des XIe et XIIe siècles.

Notre-Dame-d'Oé - Le Bas-Champaigné

Historique du nom: Le Bas Champaigné (1814, Cadastre), Le Bas Champaigné (1820, Carte de l'état-major), Le Bas Champaigné (1997, Cadastre), Le Bas Champaigné (2014, Carte IGN).

Notre-Dame-d'Oé - Champaigné

Historique du nom: Campiniacus (852), Villa de Campaniaco (1060, Charte de Marmoutier), Champeigné (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Champeigné (1801, acte Radault/Tours), Champaigné (1814, Cadastre), Champaigné (1820, Carte de l'état-major), Champeigné (1864, acte Scoumanne/Tours), Champaigné (1997, Cadastre), Champaigné (2014, Carte IGN).
En avril 852, Charles le Chauve confirma les possessions de l'abbaye de Marmoutier parmi lesquelles figurait Champaigné. En 1060, ce monastère eut, au sujet de son domaine, un différend avec Renaud d'Oé qui finit par se désister de ses prétentions, du consentement de sa femme Ancilde, et de ses enfants Ingenilde et Étienne.

Notre-Dame-d'Oé - La Thomassière

Historique du nom: La Thomassière (1754, Archives 37, G481), La Thomasière (1760, acte Leferme/Luynes), La Thomassiere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Thomassière (1796, acte Radault/Tours), La Thomassière (1814, Cadastre), La Thomassière (1820, Carte de l'état-major), La Thomassière (1997, Cadastre), La Thomassière (2014, Carte IGN).
Ce domaine relevait censivement de la prévôté d'Oé et du fief de La Chaise. En 1754, il appartenait à la veuve de René Munat.

Notre-Dame-d'Oé - Le Tertreau

Historique du nom: Tertereau (1520, Archives 37, G81, G150), Tartereau (1537, acte Bertrand/Tours), Le Tartereau (1666, acte Gerbeau/Tours), Le Tertrau (1765, Carte de Cassini), Le Tertereau (1771, acte Hubert/Tours), Le Tertrau (XVIIIe siècle, Archives 37, G81, G150), Le Tartereau (1795, Archives 37, 1Q347, Biens nationaux), Le Tartreau (1795, acte Petit/Tours), Le Tertreau (1814, Cadastre B), Le Tertreau (1820, Carte de l'état-major), Le Tertreau (1936, Cadastre D), Le Tertreau (1997, Cadastre AW), Le Tertreau (2014, Carte IGN).
En 1520, ce domaine appartenait aux vicaires de l'église de Tours puis à l'Hôtel-Dieu de cette ville. Le 25 août 1537, René Fame, financier, bibliophile et lettré, pris possession de la moitié de la métairie du Tartereau. En 1795, elle était la propriété de l'hôpital Saint-Gatien de Tours.

Notre-Dame-d'Oé - La Grande-Noue

Historique du nom: La Grande Noue (1528, Archives 37, G, Chapitre de Saint-Martin de Tours, Prévôté d’Oé), La Grande Noue (1767, acte Chereau/Tours), La Grande Noue (1773, acte Radault/Tours), La Noue (1794, acte Radault/Tours), La Grande Noue (1814, Cadastre), La Grande Noue (1820, Carte de l'état-major), La Grande Noue (1997, Cadastre), La Grande Noue (2013, Carte IGN).
En 1528, ce domaine devait une rente au prévôt d'Oé.

Notre-Dame-d'Oé - La Petite-Noue

Historique du nom: La Petite Noue (1528, Archives 37, G, Chapitre de Saint-Martin de Tours, Prévôté d’Oé), La Petite Noue (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Petite Noue (1814, Cadastre), La Petite Noue (1820, Carte de l'état-major), La Petite Noue (1997, Cadastre), La Petite Noue (2014, Carte IGN).
En 1528, ce domaine devait une rente au prévôt d'Oé.

Notre-Dame-d'Oé - La Martinière

Historique du nom: La Martinière alias La Chatrerie (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Saint-Christophe), La Martinière alias La Chatrie (1693, Archives 37, E113), La Martinière (1772, acte Thenon/Tours), La Martinière (1773, Archives 37, 2C, Tours), La Martinière (XVIIIe siècle, Archives 37, C84, G95), La Martiniere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Martinière (1813, acte Radault/Tours), La Martinière (1814, Cadastre), La Martinière (1820, Carte de l'état-major), La Martinière (1855, acte Robin/Tours), La Martinière (1997, Cadastre), La Martinière (2014, Carte IGN).
En 1639, ce fief valait 60 sols. En 1693, il appartenait à Anne de Bernezay, veuve de Martin Leblond. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Pierre Martel de Saint-Antoine le vendit à François-Charles Picault, seigneur de Mazières, ancien lieutenant général criminel au siège présidial de Tours.

Notre-Dame-d'Oé - La Bourlerie

Historique du nom: La Bourellerie (1454, Archives 37, Abbaye de Beaumont-lès-Tours), La Bourrelière (1774, acte Gaudin/Tours), La Bourlerie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Bourrellerie (1795, acte Petit/Tours), La Bourlerie (1820, Carte de l'état-major), La Bourlerie (2014, Carte IGN).
Ce fief relevait de La Chaise. En 1454, il appartenait à Jean Lopin; en 1541, à Guillaume Lopin; en 1552-1554, à Claude de Morges, Geoffroy Quinçon, Claude Lantier, N. Gonnodeau et N. Nerbonneau. Le 20 juillet 1633, René de Morges rendit hommage pour ce fief. Par acte du 29 octobre 1650, il le vendit à Jean Durand, bourgeois de Paris, tailleur de la grande écurie du roi. En 1673, Michel Dreux en était propriétaire; il le céda, pat acte du 20 septembre 1683, à Charles Thomas, bourgeois de Tours. Michel Pinon, bourgeoise de Tours, seigneur du même domaine en 1709, le vendit, le 28 décembre 1719, à Gabriel Taschereau de Baudry. Bernard Abraham, marchand à Tours, acheta La Bourlerie, le 30 septembre 1758, à Philippe Taboureau, veuve de Gabriel Taschereau. N. Bellanger et N. Picault possédèrent ensuite ce fief, le premier vers 1770, le second vers 1775.

Notre-Dame-d'Oé - La Bretonnière

Historique du nom: La Bretonnerie (1666, acte Berbeau/Tours), La Bretonnière (1754, Archives 37, Chapitre Saint-Martin de Tours, prévôté d’Oé),  La Bretonnière (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Bretonnière (1812, acte Radault/Tours), La Bretonnière (1814, Cadastre), La Bretonière (1820, Carte de l'état-major), La Bretonière (1997, Cadastre), La Bretonnière (2014, Carte IGN).
Ce lieu relevait du fief de La Chaise et appartenait, en 1754, à l'Hôtel-Dieu de Tours.

Notre-Dame-d'Oé - Le Marais

Historique du nom: Le Haut Marais (1749, acte Georget/Tours), Le Marais (XVIIIe siècle, Archives 37, Chapitre de Saint-Martin de Tours, Prévôté d’Oé), Le Marais (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Le Marai (1814, Cadastre), Le Marais (1820, Carte de l'état-major), Le Marais (1997, Cadastre), Le Marais (2014, Carte IGN).
Ce fief dépendait de la prévôté d'Oé.

Notre-Dame-d'Oé - La Chaise

Ce domaine s'est appelé: La Chèze ou Les Sennevières (XVIe siècle), La Chaise (1747, acte notarié), La Chaize (1774, acte notarié), Chaise d’Oë (XVIIIe siècle), La Chaise (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Chaise Roi (1789, Archives 37, Vouvray), La Chaise (1791 et 1792, Archives 37, Biens nationaux), La Chaise (1801, acte notarié).
Ce fief, ayant droit de haute, moyenne et basse justice, relevait de la prévôté d'Oé, à foi et hommage simple. Dès le XIIIe siècle, il appartenait à l'abbaye de Beaumont. A cause de ce fief et de celui de La Roche, les abbesses étaient tenues, lors de leur prise de possession, d'offrir au prévôt d'Oé un gobelet de demy marc d'argent. Le domaine de La Chaise fut vendu, comme bien national, le 18 juillet 1791.

Notre-Dame-d'Oé - L'Hôpitau

Ce lieu s'est appelé: L’Hopiteau (1768, acte notarié), Hopitau (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), L'Hôpiteau (1796, acte Petit-Tours), L'Hôpitau (XXe siècle, Carte IGN). On y voyait une chapelle qui fut interdite en 1787.
En 1698, Charles-Thomas Lesné, bourgeois de Tours, était qualifié de sieur de L'Hôpitau. Au début du XIXe siècle, le domaine appartenait au baron de Sorsum, parent d'Alfred de Vigny.

Notre-Dame-d'Oé - La Chassetière

Historique du nom: La Chastière (1611, Archives nationales, P13), La Chassetière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Saint-Christophe), La Chassetière et Remettière (1773, Archives 37, 2C, Tours), La Chassetière Chemettière (1774, Archives 37, 2C, Tours), La Chassetière (1774, Archives 37, 2C, Tours), La Chassetière Chemettière (1774, Archives 37, 2C, Tours), La Chassetière Remettière (XVIII siècle, Archives 37, C561, C585, C588, C603), La Chassetiere (1765, Carte de Cassini), La Chastière (1796, acte Radault/Tours), La Chassetière (1801, acte Radault/Tours), La Chassetière (1814, Cadastre C1), La Chassetière (1820, Carte de l'état-major), La Chassetière (1862, acte Scoumanne/Tours), La Chassetière (1936, Cadastre C), Château de la Chassetière (2014, Carte IGN).
Ce fief relevait du château de Tours, pour 64 arpents; du fief des Grandes-Brosses, pour 40 arpents; du fief de Mettray, pour 26 arpents; du fief de La Roche-Bourdeil, pour 5 arpents; et des fiefs de la prévôté d'Oë, de Chanceaux, de L'Auberdière et de La Gatinière pour le reste du domaine. Il était dû au seigneur, par ses tenanciers: 6 livres 13 sols 6 deniers, et 101 boisseaux de tous grains, de rente annuelle. Le château a été bâti dans la première moitié du XVIIe siècle par un des membres de la famille Brodeau.
Au cours du XVIe siècle, le fief de Remettière, relevant du château de Tours, fut réuni à La Chassetière.
Les seigneurs de La Chassetière furent:
  1. En 1521-1528, les deux domaines (Chassetière-Remettière), appartenaient à Jehan Brodeau, marchand pelletier à Tours.
  2. Victor Bodeau, fils du précédent, conseiller et secrétaire du roi, épousa, par contrat du 3 mai 1528, Catherine de Beaune, dont il eut Victor II, qui suit.
  3. Victor Brodeau, second du nom, seigneur de La Chassetière et de Candé, conseiller et secrétaire du roi, eut, de son mariage avec Marie Courtin, Victor, qui suit; Jacques né à Candé, paroisse de Monts, le 22 juillet 1576, et deux autres fils, morts dans les guerres.
  4. Victor Brodeau, troisième du nom, seigneur de La Chasselière, de Candé et de Vaugrigneuse, eut quatre enfants de son mariage avec Catherine de Val: Jean, marquis de Chastres, seigneur de Candé, grand-maître des eaux et forêts de l'Île-de-France, décédé à Candé, paroisse de Monts, le 21 décembre 1712; Louis, colonel d'un régiment d'infanterie, gouverneur du Mont-Saint-Michel; Anne, mariée au marquis de Curtigny; Charlotte. En 1656, Victor Brodeau vendit La Chassetière- Remettière au suivant, pour 17.550 livres.
  5. François Besnard, bourgeois de Tours, seigneur de La Chassetière, épousa Jeanne Tonnereau. Il mourut avant 1670, laissant un fils, Jean, qui suit, et une fille, Jeanne, mariée à René Aveline, écuyer, seigneur de Montbonneau et du Clos, vice-président au bureau des finances de Tours.
  6. Jean Besnard, seigneur de La Chassetière, en partie, est mentionné avec cette qualification dans un acte de 1719.
  7. Joseph Aubry, conseiller du roi, lieutenant-général criminel examinateur au bailliage de Tours, seigneur de La Chassetière, en partie, 1668-1723.
  8. René le Gras, second du nom, écuyer, seigneur de Sécheval et de La Chassetière, né le 12 octobre 1680, commissaire de l'artillerie de France, conseiller du roi, chevalier d'honneur au bailliage et siège présidial de Tours (par lettres du 20 mai 1707), inspecteur des fermes générales, entrées et sorties du royaume et autres droits en dépendant, dans l'étendue de la direction de Tours (par provisions du 22 avril 1708), trésorier de France et général de finances en la généralité de Tours (par lettres données à Paris, le 10 mai 1719), mourut le 22 janvier 1765. Par contrat du 26 octobre 1707, il avait épousé Marie-Anne Haguelon, fille de Pierre Haguelon, écuyer, président-trésorier de France à Moulins, et de Anne Cartier. De ce mariage sont issus: René, qui suit; Marie-Madeleine, mariée, le 1er mai 1739, à Louis de Soolmaker, capitaine de cavalerie; Marie-Anne; Françoise Élisabeth Louise; Anne Françoise, prieure de l'abbaye de Fontrevault. Marie-Anne Haguelon mourut le 20 février 1765.
  9. René le Gras, troisième du nom, chevalier, seigneur de La Chassetière, de Sécheval, du Clos, de Mortagne-la-Vieille, etc..., né le 14 novembre 1725, officier d'artillerie, puis chevalier d'honneur au bailliage et siège présidial de Tours (par provisions du 30 janvier 1765), épousa, par contrat du 20 janvier 1756, Charlotte Jeanne d'Azy de Tavigny, fille de Nicolas d'Azy de Tavigny, chevalier, seigneur de Mortagne-la-Vieille, et de Geneviève Marie Le Febvre. De ce mariage sont issus: René, qui suit; Charles Nicolas, capitaine au régiment de Colonel-général (cavalerie); Alexandre René, officier au régiment de Barrois; Julie Marie Charlotte; Claude Marie Lydie, mariée, le 31 juillet 1784, à Joseph Chevarier, écuyer, seigneur d'Ydoine et des Boulards.
  10. René le Gras, quatrième du nom, chevalier, seigneur de La chassetière et de Mortagne-la-Vieille, officier au régiment de Barrois, lieutenant des maréchaux de France, chevalier d'honneur au bailliage et siège présidial de Tours, maire de cette ville du 14 novembre 1821 au 16 février 1828, chevalier de la Légion d'honneur, épousa, en 1786, Anne Élisabeth Duchamp du Porteau de la Frillière, fille de Louis Auguste Duchamp du Porteau, seigneur de La Frillière, capitaine au régiment Royal-infanterie, et de Anne Élisabeth Chicoisneau de la Motte. Il eut plusieurs enfants. Le 22 juin 1782, il vendit La Chassetière à Philippe Vallée de Hautmesnil.
  11. Philippe Vallée de Hautmesnil, seigneur de La Chassetière et de Hautmesnil, né le 19 avril 1712, ingénieur en chef de la généralité de Tours, était fils d'Adrien Vallée, seigneur de Hautmesnil (élection de Coutances). Son fils, Pierre Philippe Vallée, né à Chinon en 1745, fut ingénieur en chef du département d'Indre-et-Loire et mourut le 30 janvier 1826. Le 16 août 1784, Élisabeth Frapin, veuve de Philippe Vallée, rendit hommage au roi pour le fief de La Chassetière.
  12. Philippe Vallée, né le 11 janvier 1811, marié à Marie-Louise Chartier, dont il a eu: Philippe Louis, né le 1er septembre 1843, et Marie, mariée à N. Rondier, magistrat.
En 1900, le château appartenait à François de Brunier.
La chapelle du château de La Chassetière est mentionnée dans le Registre de visite des chapelles du diocèse de Tours, en 1787.

Notre-Dame-d'Oé - Les Bévenières

Cet endroit s'est appelé: Les Bienvenneries (1798, acte notarié), Les Bevenières (1814, cadastre), Les Beuvinières (1859, acte notarié), Les Bévenières (XXe siècle, carte IGN).

Notre-Dame-d'Oé - Mazières

Historique du nom: Les Oullemeaux ou Les Ormeaux, depuis la Frotterie et maintenant Mazières (1648, Archives 72, Archives du Cogner), Mazière (1773, acte Gaudin/Tours), Mazières (1778, acte notarié/Tours), Masieres (1814, Cadastre A2), Mazières (1936, Cadastres A2), Mazières (1997, Cadastre AN), Mazières (2014, Carte IGN).
Ce fief relevait de prévôté d'Oé. Le premier propriétaire connu de Mazières, René Fame, financier, bibliophile et lettré, fut un humaniste tourangeau réputé en son temps. Traducteur d’Érasme, il offrit en 1539 à François Ier sa traduction des Divines institutions de Lactance. Son père, Martin Fame, marchand de Tours, était le fils de Jean Fame, cité parmi les bourgeois de la ville qui tiennent le haut du pavé dès 1455. Il était l'époux de Jeanne de Neufbourg qui, devenue veuve, se remaria, entre 1483 et 1487, avec Jean Briçonnet le Jeune. Orphelin en 1509, René Fame fut envoyé, avec son frère Jehan, au collège de Navarre à Paris pour y étudier durant trois ans. De 1518 à 1520, il résida à Tours. En 1524, il se qualifiait de notaire et conseiller du roi et, dès 1525, il était pourvu de la charge de receveur des aides et tailles à Lisieux qu'il conserva jusqu'à sa mort. Quand il pris possession, en présence de Me Bertrand Collinet, le 25 août 1537, de la moitié de la métairie du Tartereau à Notre-Dame-d'Oé qu'il venait d'acquérir, ses titres habituels étaient suivis de la mention seigneur de Maizières. Il était décédé en 1550 car un acte du 21 octobre indiquait René Leclerc comme héritier sous bénéfice d'inventaire de feu noble René Fame, son oncle.
Jean le Blanc, seigneur de La Vallière, conseiller et maître d'hôtel ordinaire du roi, président des trésoriers généraux de France, acheta, le 31 mars 1601, 8 arpents de terre à Notre-Dame-d'Oé, et dut sans doute acquérir le fief. Dans un acte du 6 mars 1633, les possesseurs de la Rebynière reconnaissaient devoir, chaque jour de saint Michel, à Dame Charlotte Adam, veuve de Jean le Blanc, seigneur de La Vallière, Dame de la Mazière, 6 boisseaux de blé de rente et 3 sous de cens qu'ils promettaient de payer audit lieu de Mazière. Le 23 juin 1648, Françoise Le Prévost, épouse de Laurent de la Baume Le Blanc, seigneur de La Vallière, lieutenant du roi au gouvernement d'Amboise, vendit à Marie Grippouilleau, veuve d'André Loron, le lieu, fief et seigneurie de Mazière, pour 13.300 livres tournois.
André Loron, seigneur de Mazières, gentilhomme ordinaire du duc d'Orléans, acheta, le 10 juillet 1692, une cinquantaine de chaînées de terre près et autour des murailles de Mazières. Sa petite-fille, Gabrielle Hubert, reçut Mazières, partie en succession de sa mère Marie Loron, partie en dot lors de son mariage avec Louis Dauphin, conseiller du roi, juge magistrat au bailliage et siège présidial de Tours. Le 25 avril 1716, ils cédèrent le fief, pour 11.500 livres, à Catherine Phellion, veuve d'Antoine Luillier, seigneur du Buisson, conseiller du roi, trésorier de France au bureau des finances de Tours. Le 16 janvier 1734 et le 19 septembre 1757, les détenteurs de la tenue de La Robinière, reconnaissaient devoir à André Phellion la rente de 6 boisseaux de blé et 3 sols, au terme de saint Michel.
André Phellion avait eu au moins quatre enfants: Jacques Fulgence et François Prosper qui étaient dits marchand fabricant comme les époux de leurs sœurs, Jacques Hardy et Pierre Dervaud. Héritiers de leur père, ils vendirent Mazières, le 21 août 1758, en l'étude de Me Gaudin. L'acquéreur était Bernard Abraham, agissant pour le compte de François Bellanger dont il était le curateur. François Bellanger, écuyer, président trésorier de France au bureau des finances de Tours, vendit Mazières, le 16 mars 1778, à François Charles Picault, écuyer, ancien sénéchal, juge civil et criminel au siège royal de Saint-Louis, île et côte de Saint-Domingue, lieutenant-général criminel au bailliage et siège présidial de Tours, directeur de la Société royale d'agriculture.
Fils d'un grènetier du grenier à sel d'Orléans, François Charles Picault, s'était uni à 26 ans, le 15 novembre 1761, à Amsterdam, à une jeune créole, Louis Catherine Collet. De 1762 à 1775, le ménage eut plusieurs enfants dont cinq survécurent: un garçon Charles François et quatre filles. En 1777, toute la famille revint en France quand, le 30 juillet, Louis Collet décéda à La Croix-Montoire. Il était donc veuf quand, le 16 mars 1778, il acheta Mazières pour 66.000 livres. Le 22 septembre 1778, il se remaria avec Marthe Renée Massue de Malitourne qui mourut cinq ans plus tard lui laissant deux filles, Agathe, inhumée en bas-âge en 1784, et Marthe Victoire. Celle-ci devint Mme Graslin et hérita de Moucheau à Huismes. Les trois filles aînées se marièrent tour à tour: Jeanne Sophie devint en 1784 Mme de Burger, Antoinette en 1785 Mme Legrand de Boislandry et Henriette le 22 décembre 1689 la femme de Gabriel de Belloy Morangles, capitaine d'artillerie. François Charles Picault mourut à Tours le 29 mars 1798. Sa succession fut acceptée sous bénéfice d'inventaire par ses héritiers et un jugement du tribunal civil de Tours du 7 mai 1802 autorisa la vente des immeuble par adjudication. Mazières le fut par un nouvel arrêt du 10 juin 1802.
En 13 août 1802, ce domaine fut acheté par Charles de Beaumont pour 34.000 francs. Il avait épousé à Londres, le 7 juin 1802, Marie Louise Hillisberg qui mourut à Beaumont-la-Ronce le 21 novembre 1803 lui laissant une fille Marie Charlotte. Il se maria en secondes noces, le 3 novembre 1806, à Adèle Joséphine d'Estiennot de Vassy qui décéda à Mazières le 15 mai 1862. Le château de Mazières fut donné, par moitié en dot, à Marie Charlotte par contrat du 5 décembre 1814 à l'occasion de son mariage avec Alexandre Pierre, comte Odart, l'autre moitié lui appartenant par succession de sa mère. Le comte et la comtesse vendirent Mazières, le 2 juillet 1818, à Mme Noizet qui, le 23 mai 1826; s'en dessaisissait au profit de Mme la baronne Malouet; Celle-ci n'était autre qu'Henriette Picault, veuve de M. de Belloy, qui émigrée en Angleterre y avait connu Malouet qu'elle avait épousé le 8 mars 1808. Le 24 novembre 1834, elle vendit Mazières à Pierre François Bourget qui revendit le domaine, le 19 février 1848, à Charles Armand Gilles de Fontenailles. Ce dernier mourut au château, le 9 septembre 1855, laissant cinq enfants dont un mineur. Le 21 mai 1856, Mazières passait au comte Alfred de la Bonninière de Beaumont qui y était né le 27 juillet 1809 et qui y trépassa le 14 juillet 1881. Marié une première fois le 19 juin 1832 à Caroline de la Rue du Can de Champchevrier dont il eut quatre enfants, il se remaria, le 3 avril 1848, avec Caroline Suzanne Mellicent Jebout Brownrigg qui lui donna un fils et une fille, Mina Corélie. Celle-ci reçut Mazières par son contrat de mariage, le 2 août 1887, avec le comte Marie Lecointre. Leurs enfants vendirent le château, le 30 mai 1941, à Jules Marie Lafont, ingénieur du génie maritime, et à son épouse Marie Monique de la Bonninière de Beaumont. Une mutation des 10 et 19 novembre 1962 donna le château à M. Guilbaud dont la famille en avait toujours la propriété en 1979.
En 2013, la municipalité de Notre-Dame-d'Oé acheta le château qui devint la mairie.