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Truyes - Les Frandalais

Historique du nom: Les Francs Fiefs (1768, Archives 37, C603), Les Francs Alleus (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Frandalais (1820, Carte de l'état-major), Les Frandalais (1823, 1934, Cadastre C1), Les Frandalais (2014, Carte IGN).

Ce fief relevait du château de Loches. En 1768, il appartenait à Pierre Gaudion.

Truyes par Tourainissime

Truyes - La Cartonnerie

Historique du nom: Moulin de Truyes (1820, Carte de l'état-major), Moulin de Truyes (1823, Cadastre E3), La Cartonnerie (1934, Cadastre E3), La Cartonnerie (2014, Carte IGN).

Le moulin, situé sur le ruisseau de la Fontaine-de-Truyes, était signalé en 844 comme étant un moulin à farine. Avant la Révolution, ce moulin, exploité par André Touchard, fabriquait des papiers de couleur et les envoyait à Orléans et à Tours.

En 1815, Auguste Oudin épousa la fille Touchard. En 1868, le moulin devenait une fabrique de carton possédée par Gustave Oudin. Par la suite, elle a appartenu à Roger Oudin, maire de Truyes entre 1874 et 1876, puis à Henri Oudin.

Truyes par Tourainissime

Truyes - Saint-Blaise

Historique du nom: Saint Blaise (1765, Carte de Cassini), Saint Blaise (1820, Carte de l'état-major), Saint Blaise (1823, 1934, Cadastre D1+E2), Saint-Blaise (2014, Carte IGN).
Cette chapelle figure sur le registre de visites de 1776 avec cette mention: Chapelle publique de Saint-Blaise en bon état, excepté quelques réparations à la toiture. En 1787, on la dit seulement en bon état.
Le 4 septembre 1791, la chapelle fut mise en vente comme bien national et adjugée, le 23 septembre, à Joseph Petit, chirurgien, et Louis Aubry, marchand. Elle fut alors scindée en deux parties: celle de l'Est attribuée à Joseph Petit, celle de l'Ouest resta à Louis Aubry.
Ce dernier décéda à Esvres, le 9 janvier 1796, et ce fut son épouse, Marie Anne Deplaix, qui en hérita. Elle se remaria à Pierre Mabilleau, alors gendarme, à Cormery. Tous deux rachetèrent sa part à Joseph Petit, le 4 mars 1798. Le 25 février 1814, ils revendirent une chambre basse à cheminée, cellier..., le tout faisant partie de la chapelle Saint-Blaise, et séparée du surplus d'icelle par un mur de refend au couchant qui demeurera commun aux parties. L'acquéreur, Sylvain Girard, était dit voiturier par terre. Par la suite, cette partie du bâtiment passa en 1952 à la famille Blancheton, en 1931, au ménage Roullet et fut vendu en 1947.
Quant à la partie bordant la route, elle était encore, à l'établissement du cadastre de 1823, à Pierre Mabilleau dont l'épouse mourut à Courçay, le 18 mai 1825. Sa fille issue du premier mariage, Anne Louise Aubry, femme de Jacques Moreau, recueillit dans sa part d'héritage, le 30 juin 1825, le bâtiment appelé la chapelle Saint-Blaise. Ses descendants en gardèrent la possession jusqu'en 1911 où, le 30 novembre, la communauté Crespin-Hervé en fit l'acquisition. Ils revendirent, le 9 août 1919, à Jean Chrétien dont l'un des petits-fils, Émile Chrétien, en devint seul propriétaire en 1981.
M. Avenet, maire de Truyes, proposa l'acquisition de la chapelle à son conseil municipal. Celui-ci adopta le projet le 28 août 1982. Un arrêté préfectoral le déclara d'utilité publique le 21 octobre, et l'acte fut signé, le 23 décembre, par M. Avenet, agissant en tant que maire.

Truyes - La Borde

Historique du nom: La Borde (1496, Dom Housseau), La Borde (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Loches), Les Bordes (XVIIe, XVIIIe siècle, Archives 37, G1032), La Borde (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Borde (1820, Carte de l'état-major), La Borde (1823, Cadastre), Les Noëls (1934, Cadastre). Ce lieu ne figure plus sur la carte IGN de 2014.
En 1639, ce fief avait un revenu annuel de 21 livres. Il relevait de la châtellenie de Cormery et du fief de Chisseaux. Il devait foi et hommage simple, et un roussin de service au fief de Chisseaux. Au XIIIe siècle, il appartenait à Guillaume de Lespinay et à Ysambard de Mauny; en 1496, à Martin Durand; en 1550, à Hugues Gomeau qui rendit hommage à Chisseaux au cours de cette année. En 1669, il fut acheté par Bonne-Gabrielle-Marguerite des Chevries, veuve d'Honoré de Bricqueville de la Luzerne. En 1721, Pierre de Saint-Marc, écuyer, secrétaire du roi, possédait ce même fief. Sa fille, dame de La Borde, épousa Michel Tourtay vers 1736.

Truyes - La Villaudière

Historique du nom: La Villaudiere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Villandière (1820, Carte de l'état-major), La Villaudière (1823, 1934, Cadastre), La Villaudière (2014, Carte IGN).
En 1616, ce fief appartenait à Charles Ligier.

Truyes - Vauzelle

Historique du nom: Vozelle (XVIIIe siècle, Carte de cassini), Vauzelles (1820, Carte de l'état-major), Vauzélles (1823, Cadastre), Vauzelle (1934, Cadastre), Vauzelle (2014, Carte IGN).
Ce fief relevait de la châtellenie de Cormery. En 1504, il appartenait à Jacques d'Aleignes.

Truyes - La Roche-Pipard

Historique du nom: La Roche Pipart (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Roche Pipart (1820, Carte de l'état-major), Roche Pipard (1823, Cadastre), La Roche-Pipard (1934, Cadastre), La Roche Pipard (2014, Carte IGN).
En 1666, ce domaine appartenait à Louise Marchant, veuve de René Pipart.

Truyes - La Patterie

Historique du nom: La Patrie ou La Patterie (1540, Archives 37, H, Inventaire de l’abbaye de Cormery), La Pasterie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Patterie (1820, Carte de l'état-major), La Patterie (1823, 1934, Cadastre), La Patterie (2014, Carte IGN).
Au milieu du XVIe siècle, cette ferme fut créée sur des terrains couverts de bois que l'abbaye de Cormery avait cédés à un habitant de Tours, moyennant une rente annuelle et perpétuelle (acte du 25 janvier 1540).

Truyes - La Mitronnerie

Historique du nom: La Mitronnerie (1685, Archives 37, H, Abbaye de Cormery, registre capitulaire), La Mitonnerie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Mitronnerie (1820, Carte de l'état-major), La Mitronnerie (1823, 1934, Cadastre), La Mitronnerie (2014, Carte IGN).
Ce domaine dépendait du fief de Vaugrignon et appartenait, en 1685, à Pierre Tournier, trésorier de France à Tours.

Truyes - La Gautellerie

Historique du nom: La Gaultrie (1685, Archives 37, H, Cormery), La Gautellerie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Coutellière (1820, Carte de l'état-major), La Coutellière (1823, Cadastre), La Gautellerie (1934, Cadastre), La Gautellerie (2014, Carte IGN).
Ce domaine fut créé, au milieu du XVIe siècle, par un bourgeois de Tours auquel l'abbaye de Cormery avait vendu, moyennant une rente annuelle, une certaine quantité de terrain couvert de bois. Il dépendait de la seigneurie de Vaugrignon et appartenait, en 1685, à Pierre Tournier, trésorier de France à Tours.

Truyes - Gâte-Acier

Historique du nom: Clos de Gatassier (1673, Cartulaire de Cormery, charte 96), Gate Assiette (1700, Archives 37, H, Abbaye de Cormery), Gate Assiette (1820, Carte de l'état-major), Gate Assiette (1823, Cadastre), Gate-Acier ou Gastacier (1880, J.-X. Carré de Busserolle, Dictionnaire d'Indre-et-Loire), Gâte-Acier (1934, Cadastre), Gâte Acier (2014, Carte IGN).
Selon un bail du 25 septembre 1671, ce fief était la propriété de l'abbaye de Cormery.

Truyes - Chaix

Historique du nom: Chaix (XVIIe siècle, Archives 37, 1J1094), La Chaix (XVIIe, XVIIIe siècles, Archives 37, C441, E112), Chaix (1751, acte Hurtelle/Paris), Chaix (1765, Carte de Cassini), Chaix (1820, Carte de l'état-major), Château de Chaix (1823, 1934, Cadastre B2), Chaix (1937, acte Clément/Cormery), Château de Chaix (2014, Carte IGN).
En 1529, ce fief appartenait à Marie Brugière, veuve de Guillaume Girard, sieur de La Roussière; en 1568, à Jacques Gourry; vers 1600, à Antoine Gourry, receveur des tailles à Tours, marié à Marguerite Cottereau, dont il eut une fille, Marie, qui épousa, le 7 novembre 1633, Jean Guillon, trésorier de France à Tours, qui mourut le 15 septembre 1645. Elle avait eu trois fils dont le second René, né en 1639, écuyer, trésorier de France à Tours, se maria, le 4 août 1669, à Marie Dublineau. Celle-ci obtint, avant 1696, la séparation des biens et se fit adjuger, le 18 novembre 1700, le fief de Rochecotte à Saint-Patrice. Ce fut sur leur fils, Jean-François Guillon de Valbray, que la terre de Chaix fut saisie dès le 8 octobre 1693. Par sentence aux requêtes du Palais, le 14 février 1697, Chaix et le moulin à papier de Truyes furent adjugés à Henry de Briqueville, compte de la Luzerne (près de Saint-Lô), marié à Bonne Gabrielle Marguerite de Chervis. Leur fils qui en hérita, Jean-François de Briqueville le vendit, le 24 décembre 1719, à Pierre de Saint-Marc qui agrandit le domaine par plusieurs achats. Le 16 juillet 1736, sa fille, Rosalie Émilie Rosalie, s'unit à Michel Tourtay, capitaine de bourgeoisie à Tours. Devenue veuve, elle vendit tous ces biens, le 24 septembre 1751, à Charles Pierre Moisant, écuyer.
Celui-ci, baptisé le 29 juin 1702, devint juge conseil des marchands de Tours et se maria, le 8 novembre 1734, à Claude Banchereau. Par lettres patentes du 13 septembre 1734, il obtint l'office de second avocat du roi au bureau des finances de la généralité de Tours. N'ayant pas remboursé un emprunt de 150 livres à Jacques Dauphin, chanoine de Saint-Martin, celui-ci, ne pouvant toucher son dû, fit saisir les biens de M. Moisant qui furent adjugés, le 19 juin 1756, à Me Guesdier. Ce dernier déclara sur le champ avoir agi pour et au profit du sieur et dame Moisant pour ne valoir avec le contrat d'acquest par eux faits des dits biens qu'un seul et même titre.
Désormais, Chaix resta en la possession de leurs descendants jusqu'en 1869. Leur fille, Claude Madeleine, se maria, le 24 avril 1758, à Louis Bouin de Noiré, président lieutenant général au bailliage de Chinon, qui décéda le 9 novembre 1782. Il laissa pour héritière Madeleine Bouin de Noiré qui s'était mariée, par contrat du 20 mai 1779, à Benoît Jean Gabriel Armand de Ruzé, comte d'Effiat, chevalier, seigneur de Chambon, de La Borderie, de Méré, etc..., maréchal des camps et armées du roi, chevalier de Saint-Louis, fils de Benoît Gabriel Armand de Ruzé d'Effiat, comte d'Effiat, lieutenant de cavalerie, seigneur de Fontenailles, d'Écommoy, de La Roche-Maupetit, et de Marie Éléonore Françoise de Pontoise. A la Révolution, le ménage émigra avec leur fils, Armand, baptisé le 6 septembre 1780. La mère mourut à Aix-la-Chapelle, le 22 mai 1792. Tous leurs biens avaient été saisis, mais la grand-mère, Madeleine Moisant, défendit le patrimoine de son petit-fils que celui-ci, radié provisoirement de la liste des émigrés le 4 mars 1800, puis définitivement le 10 mars 1802, en retrouva la totale possession.
Le 28 février 1808, à Chezelles, il épousa Charlotte Barbe de Mondion. Ancien Pair de France, ancien membre de la Chambres des députés, n'ayant pas eu d'enfant, il commença, en 1857, à rédiger son testament, y ajoutant, au fil des ans, de nombreux codicilles. Le quinzième, établi le 26 juin 1868, léguait 34.000 francs à l'évêque de Poitiers dont 10.000 assignés sur la terre de Chaix. Mais le 31 mars 1869, il la vendit à Henri Douineau, baron de Charentais. La veuve de celui-ci la vendit, le 8 décembre 1886, à Jean-François Fillon, cultivateur, et Catherine Lefort. Depuis quatre générations et au moins jusqu'en 1990, ce furent leurs descendants qui en eurent la possession.
Les seigneurs de Chaix avaient droit de chapelle et de sépulture dans l'église de Truyes.

Truyes - Bordebure

Ce domaine a porté les noms de: Borda Bura (1290, charte de Barthélemy, archevêque de Tours), L’Oustel de Bordebure (1447, 1504, chapitre Saint-Martin de Tours), Bordebure (XVIIIe siècle, carte de Cassini), La Chapelle de Bordebure (1792, Biens nationaux), Bordebure (1823, 1934, cadastre).
En 1290, le prieuré du Grais possédait ce domaine qui lui avait été donné par Barthélemy, chevalier, seigneur de Truyes. En 1504, le même fief appartenait à Pierre Nicéron, chanoine de Saint-Martin de Tours, qui en fit don, pour la fondation de la chapelle Notre-Dame-du-Chevet, dans cette église.