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Saint-Jean-Saint-Germain - Les Brosses

Historique du nom: Le fief et seigneurie de la Brosse (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Loches), Brosses (1826, Cadastre de St-Germain C2), Les Brosses (1960, Cadastre AR24), Les Brosses (2013, Carte IGN). Ce lieu faisait partie de l'ancienne commune de St-Germain-sur-Indre.

Le 21 mars 1665, Claude Luthier vendit ce fief à François Bastard, boucher à Loches, pour 4.000 livres.

St-Jean-St-Germain par Tourainissime

Saint-Jean-Saint-Germain - Château-de-Saint-Germain

Historique du nom: Hébergement de Saint Germain (1358, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 172), Le fief et seigneurie de Saint Germain (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Loches), La terre et seigneurie de Saint Germain (1770, acte Thenon/Tours), Château de Saint Germain (1794, Archives 37, 1Q222/113), Château de Saint Germain (1826, Cadastre de Saint-Germain-sur-Indre D2), Château de Saint-Germain (1960, Cadastre AV), Château (2013, Carte IGN).

Ce fief et seigneurie relevait de l'archevêché de Tours à foi et hommage lige, et 100 sols de devoir à muance de seigneur. La seigneurie avait droit de haute, moyenne et basse justice.

Le premier seigneur connu fut Marc de Saint-Germain cité dans une charte de Dreux de Mello en 1208. Ses descendants s'y succédèrent jusqu'en 1345 où Jeanne de Saint-Germain apporta la châtellenie à son époux, Pierre de Mornay, qui rendit aveu, le 29 octobre 1358, à l'archevêque de Tours pour son hébergement de Saint-Germain. Charles de Mornay semble être le dernier de sa lignée à avoir possédé cette terre qui passa à Guy de la Touche qui signa un bail, le 9 décembre 1459, en tant que seigneur de Saint-Germain.

Très peu de temps après, Julien Berruyer était titulaire du fief dont sa famille allait garder la possession durant près de deux siècles. Au temps des guerres de religion, Saint-Germain fut le lieu choisi pour la rencontre entre Catherine de Médicis et son fils François de Valois. Elle arriva de Beaulieu-lès-Loches le 28 octobre 1575 et eut avec lui des pourparlers qui aboutirent à la paix signée en 1576 à Étigny, appelée parfois Paix de Monsieur et, plus inexactement Paix de Beaulieu.

Par saisie féodale, la terre de Saint-Germain fut vendue par décret aux requêtes du Palais de Paris, le 18 juin 1681. L'acquéreur était Pierre Clavetier, seigneur de la Gilbertie, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Le chartrier de Saint-Germain donne ensuite le nom de Charles de Moncuf, seigneur de Fréville, commissaire des guerres au département du Poitou, mariè à Florence de Maillasson, qui rendit encore aveu en 1715.

Le 8 mars 1732, cette formalité fut accomplie par Jacques Paul Charles Joseph de Bridieu. D'une famille de très ancienne noblesse du Limousin, commissaire des guerres, il avait épousé, le 16 mai 1719, dans la chapelle du château de Fourchette à Pocé, Marie Bergeron de la Goupillère. Son fils qui lui succéda, Charles Marie Marthe Joseph, capitaine de dragons, s'allia, le 15 avril 1765, à Catherine le Boucher de Verdun, qui comparut par fondé de pouvoir à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine en 1789. Elle était alors veuve, ayant la garde noble de ses trois fils qui, peu de temps après, émigrèrent. Leurs biens furent alors saisis et vendus comme biens nationaux.

Le 31 mars 1794, le château de Saint-Germain fut adjugé à Benjamin Panetier, demeurant à Beaulieu-lès-Loches. Des trois fils de Bridieu, seul Cyprien Joseph Louis eut la vie sauve et put rentrer en France. Le 23 septembre 1796, il racheta le château à son acquéreur. Monsieur de Bridieu épousa en 1803 Élisabeth Mallevaud de Marigny qui avait hérité du manoir de Sansac à Loches. Ce fut là que naquit leur premier fils, François Henri Antoine, le 16 janvier 1804. Le 19 juillet 1804, monsieur de Bridieu cédait à son épouse, non commune en bien, le château de Saint-Germain qu'elle revendit le 13 juin 1813 à Louis Gallas.

Plusieurs mutations se succédèrent dans la première moitié du XIXe siècle: en 1814, 1818, 1823, et finalement le domaine fut acquis, le 16 juillet 1844, par Charlemagne Numance et Élisabeth Caroline Testat. Tous deux décédèrent au château, lui le 7 août 1874, elle le 7 août 1900, ne laissant pour héritiers que des neveux parmi lesquels Léon Georges Desaubliaux. Le 2 février 1901, en rachetant les autres parts, celui-ci resta seul propriétaire de Saint-Germain qu'il transmit à sa mort à ses quatre enfants. Revendu en 1946, puis en 1949, le château fut acquis, le 10 avril 1974, par la famille qui le possédait toujours en 1987.

Saint-Jean-Saint-Germain par Tourainissime

Saint-Jean-Saint-Germain - La Maison-Neuve

Historique du nom: La Maison Neuve (1765, Carte de Cassini), La Maison Neuve (1826, Cadastre de Saint-Jean B1), La Maison Neuve (1960, Cadastre N18), La Maison Neuve (2013, Carte IGN).

Le 18 septembre 1785, cette métairie fut cédée, lors d'un échange, par Jean-Baptiste Joseph d'Ampleman, chevalier, seigneur de La Cressonnière et de La Roche-Saint-Jean, à Mme Liger, née Perrine Cuisnier, épouse de Jean François Médard Liger, receveur des tailles et impositions royales de Loches. En 1812, La Maison-Neuve appartenait à Hubert Antoine Gibé, ancien notaire de Paris, chevalier de la Légion d'honneur. Conseiller général d'Indre-et-Loire, maire de Saint-Jean-sur-Indre, il vendit La Maison-Neuve, entre autres biens, le 5 juin 1837, à George Smith d'Ergny.

Saint-Jean-Saint-Germain par Tourainissime

Saint-Jean-Saint-Germain - Saint-Germain-sur-Indre

Historique du nom: Saint Germain sur Aindre (1336), Paroisse de Saint Germain (1365, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 171), Saint Germain (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Germain (1794, Délibération du Conseil Général de la Commune, application du décret du 16 octobre 1793), Saint Germain (1826, Cadastre de Saint-Germain), Saint Germain, 1960 (Cadastre).

Par Ordonnance royale du 13 mars 1834, Saint-Germain-sur-Indre fut réuni avec Saint-Jean-sur-Indre, sous le nom de Saint-Jean-Saint-Germain.

Population: 50 feux en 1764; 194 habitants en 1801; 207 habitants en 1810; 207 habitants en 1821; 209 habitants en 1831.

Avant la Révolution, Saint-Germain était dans le ressort de l'élection de Loches et faisait partie du doyenné de Loches et du grand-archidiaconé de Tours. En 1793, il dépendait du district de Loches.

L'ancienne église paroissiale a été réparée au XVIIe siècle. Aux voûtes de la chapelle seigneuriale se trouvent les armoiries de la famille Berruyer. Une chapellenie, dite chapelle du Crucifix, fut fondée dans cette église, en 1420, par Philippe Guerrier, curé de la paroisse. Marc Poullin en était desservant en 1755.

Curés de Saint-Germain: Philippe Guerrier, 1420; Jean Barret, 1445; Marc Perier, 1550; Étienne Mariau, 1561; Catherin Picard, 1594; Jehan Picard (1598-1606); Jean Bled, 1607; Jean Furet, 1617; René de Malvaut, 1652; Gilles Hellye, 1656; Nicolas Briffault, 1675-1710; Marc Poullin, 1755; Jean-Baptiste Rollandin, 1790; Bussière, curé constitutionnel, 1792.

Saint-Germain formait une châtellenie relevant de l'archevêché de Tours, à foi et hommage lige, et 100 sols d'aides à muance de seigneur.

Marc de Saint-Germain, cité dans une charte de Dreux de Mello de 1208, avec Geoffroy de Palluau, seigneur de Montrésor, Girard, abbé de Villeloin, et Geoffroy d'Aubigny, est le premier seigneur connu de la châtellenie de Saint-Germain. Il eut pour successeur Bouchard de Saint-Germain, premier du nom, chevalier, qui fut mentionné dans des chartes de l'abbaye de Moncé, de 1239 et 1242, et dans une charte de la commanderie de Fretay, de 1250.

Archambauld de Saint-Germain, chevalier, fils de Bouchard, était seigneur de Saint-Germain en 1285.

Bouchard de Saint-Germain, second du nom, dit de Vendôme, fils d'Archambauld, eut une fille, Jeanne, dame de Saint-Germain, qui épousa, vers 1345, Pierre de Mornay, chevalier, seigneur de La Ferté-Nabert, conseiller et chambellan du roi, sénéchal de Périgord, de Quercy et de Saintonge.

Bouchard de Mornay, issu de ce mariage, était qualifié de seigneur de Saint-Germain, de La Ferté-Nabert, des Roches et de La Chalemaison, écuyer du duc d'Orléans, dans un acte du 21 février 1404. Il épousa Jeanne des Essarts, fille de Julien des Essarts, seigneur d'Ambleville, de Bouville et de Farcheville, et d'Isabeau de Vendôme, et eut un fils, Charles.

Charles de Mornay, chevalier, seigneur de Saint-Germain, Villiers et d'Acheri, eut, entre autres enfants, de son mariage avec Bonne de la Viefville, dame de Vaux, André de Mornay qui eut lui-même trois filles, dont une fut mariée au seigneur de Feugrin.

Julien Berruyer, écuyer, devint propriétaire de la terre de Saint-Germain vers 1460. Il était fils de Henri Berruyer, chevalier, et avait pour frère Martin Berruyer, évêque du Mans, mort le 14 avril 1465. Il épousa Perrette de Voyer.

Lidoire Berruyer, écuyer, fils du précédent, seigneur de Saint-Germain-sur-Indre, grand échanson de France, eut, de son mariage avec Françoise d'Outrelavoye: 1- Pierre, qui suit; 2- Jeanne, qui épousa, en premières noces, Jean de Villebresme, écuyer, seigneur de Fougères, et, en secondes noces, Jacques de Maillé, chevalier, seigneur de Benehart; 3- Jean, écuyer, seigneur de Taffonneau et de Courvalin, marié à Suzanne de Coningham; 4- Anne. Lidoire Berruyer fit son testament le 20 juillet 1500.

Pierre Berruyer, écuyer, seigneur de Saint-Germain, comparut, en 1507, à la Réformation de la coutume de Touraine. Il épousa Élisabeth de Crevant, fille de Jean de Crevant, chevalier, seigneur de Bauché, et de Catherine de la Jaille, dame de La Motte, et eut cinq enfants: 1- Louis, qui suit; 2- Martin, seigneur de Bussy, en Champagne; 3- Claude, décédé sans postérité; 4- Jeanne, dame de Cottereau, femme de Jean de Masselles, écuyer, seigneur de La Fontaine-Milon; 5- Diane, mariée à Louis Bongrand, écuyer, seigneur de Bessé et du Breuil.

Louis Berruyer, premier du nom, écuyer, seigneur de Saint-Germain, épousa, vers 1540, Marie de Larçay, dont il eut: 1- Pierre, seigneur de Saint-Germain, tué au combat d’Étampes; 2- Louis, qui suit; 3- Charlotte, mariée à René Levrault, écuyer, seigneur de La Citière.

Louis Berruyer, second du nom, écuyer, seigneur de Saint-Germain, eut deux enfants de son mariage avec Suzanne de la Vignole: 1- Louis, qui fut seigneur de Saint-Germain, après son père, vers 1650, et Françoise, qui épousa René de Percy, écuyer, seigneur de La Hamelinière.

La terre de Saint-Germain fut ensuite possédée par Claude Luthier, vers 1666; Pierre Clavetier, vers 1688; Charles-Paul-Jacques-Joseph de Bridieu (1734); Charles-Marie-Marthe de Bridieu (1768); Marie-Catherine le Boucher de Verdun, veuve du précédent. Elle comparut, par fondé de pouvoir, à l'assemblée de la noblesse de Touraine, en 1789.

Maires de Saint-Germain: Fouchardière, 1801; Charles Durand, 1804, 29 décembre 1807; Pillault-Sabardière, 14 décembre 1812; Charles Durand, 20 juillet 1816-1826; Fissour, 18 août 1830.

Saint-Jean-Saint-Germain par Tourainissime

Saint-Jean-Saint-Germain - Saint-Jean-sur-Indre

Historique du nom: Parochia Sancti Johannis super Indriam (1219, Dom Housseau, VI-2479), Parochia Sancti Johannis super aquam quae dicitur Ayndra (1273), Parochia Sancti Johannis super Aindre (1278, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 75), Saint Johan sur Aindre (1358, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 172), Saint Jehan sur Indre (1473, Charte de la chartreuse du Liget), Sainct Jehan (1495, Archives nationales, JJ226A-283-164), Saint Jean (1765, Carte de Cassini), Saint Jean sur Indre (1820, Carte de l'état-major), Saint Jean (1826, Cadastre de Saint-Jean-sur-Indre), Saint Jean (1960, Cadastre de Saint-Jean-Saint-Germain), Saint-Jean (2013, Carte IGN).

Par Ordonnance royale du 27 septembre 1827, Saint-Jean-sur-Indre céda 50 ha à Verneuil-sur-Indre et en reçu 32 ha, une maison en ruine, sans habitant.

Par Ordonnance Royale du 19 mars 1834, la commune de Saint-Jean-sur-Indre fut réunie à celle de Saint-Germain-sur-Indre sous le nom de Saint-Jean-Saint-Germain.

Avant la Révolution, Saint-Jean-sur-Indre était dans le ressort de l'élection de Loches et faisait partie du doyenné de Loches et du grand-archidiaconé de Tours. En 1793, cette commune dépendait du district de Loches.

Population: 91 feux en 1764; 461 habitants en 1801; 450 habitants en 1804; 466 habitants en 1810; 422 habitants en 1821; 411 habitants en 1831.

L'ancienne église paroissiale appartient à diverses époques. Quelques parties paraissent être du XIe siècle, d'autres des XIIe et XIIIe. Le porche est du XVe siècle. Le presbytère relevait du fief de La Roche-Saint-Jean. Par acte du 24 avril 1663, Gaillard de Ceriziers, seigneur de La Gauterie, président au grenier à sel de Loches, donna une maison à la cure de Saint-Jean. La cure était tenue de se rendre processionnellement, tous les ans, le lundi des Rogations, à l'église de Perrusson. Dans cette paroisse se trouvaient plusieurs chapelles domestiques, entre autres celle du Coudray qui est mentionnée dans le Registre de visite du diocèse de Tours, en 1787.

Curés de Saint-Jean-sur-Indre: Guillaume Mary, 1231; Jacques de Tougnac, 1528; Antoine de Baraudin, chanoine de Loches, 1586; René Chicoisneau, 1587; Jean Garnier, 1656; Albert Coutan, 1667; François Garnier, 1689; Nicolas Brissault, 1698; Jacques Garnier, 1727; François Gautier, 1759-1790; Nivet, curé constitutionnel, 1792.

Ce bourg était le chef-lieu d'une commanderie de l'ordre du Temple, et ensuite, de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui fut annexée à celle de Fretay avant le XVIIe siècle. Elle est mentionnée dans une charte du grand-prieuré d'Aquitaine de 1256 (Domus militiae Templi S. Johannis super Indriam). D'autres titres, alors qu'elle était annexée à celle de Fretay, la désignent sous le nom d'Hôpital-de-Saint-Jean-sur-Indre. Au XVIIIe siècle, l'étendue des terrains composant ce domaine était de 75 arpents.

Le fief de Saint-Jean-sur-Indre appartenait au propriétaire du fief de La Roche qui, à ce titre, avait des droits honorifiques dans l'église paroissiale. En 1219, Raoul de Précigny, qui en était seigneur, donna au religieux de Baugerais la moitié de sa dîme de Saint-Jean, à condition que l'on prierait pour lui à toutes les messes qui seraient dites à l'autel de Saint-Benoît, dans l'église abbatiale. Trois ans après, Guy de la Poste, successeur de Raoul de Précigny, donna à la même abbaye une rente de 6 setiers de blé à prélever sur sa dîme de Saint-Jean.

En 1777, François-Louis Boullay, lieutenant particulier au siège royal de Loches, était qualifié de seigneur de Saint-Jean-sur-Indre.

Maires de Saint-Jean-sur-Indre: Charles Potier, 1790; Jacques-Guillaume Gaboré, 1801, 29 décembre 1807; Hubert-Antoine Gibé, 17 août 1815, 1821, 1826, 1831.

Saint-Jean-Saint-Germain par Tourainissime

Saint-Jean-Saint-Germain - Le Village-du-Gué

Historique du nom: Village du Gue (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Gué (1820, Carte de l'état-major), Le Village du Gué (1826, Cadastre de Saint-Jean-sur-Indre B2), Le Village du Gué (1960, Cadastre AN18), Le Village du Gué (2013, Carte IGN).
Ce domaine était un fief.

Saint-Jean-Saint-Germain - Le Bourg-Neuf

Historique du nom: Le Bourg Neuf (1820, Carte de l'état-major), Le Bourg neuf (1826, Cadastre de Saint-Germain), Le Bourg Neuf (1960, Cadastre), Le Bourg Neuf (2013, Carte IGN).
Ce fut un fief.

Saint-Jean-Saint-Germain - La Bérangerie

Historique du nom: Berengerie (1367), Berangerie (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Bérangerie (1826, Cadastre de Saint-Jean), La Berangerie (1960, Cadastre), La Bérangerie (2013, Carte IGN).
Ce domaine faisait partie de la commune de Saint-Jean-sur-Indre.

Saint-Jean-Saint-Germain - Le Haut-Vallière

Historique du nom: Valières (1358, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 172), Haut Valière (1685, Archives de Sennevières, plan), Haut Valliere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Haut Vallière (Archives 37, 1Q222, Biens nationaux), Le Haut Vallière (1820, Carte de l'état-major), Le Haut Vallière (1826, 1960, Cadastre), Le Haut Vallière (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de Saint-Germain-sur-Indre et de Sennevières. En 1358, il appartenait à Jehan Menuault; en 1683, à Charles de Machefer. Par acte du 18 septembre 1716, Antoinette de Machefer le vendit à Guillaume Gaulepied, baron  de Sennevières. En 1732, se domaine était passé aux mains de Charles Paul-Jacques-Joseph de Bridieu. François du Mouchet de Villedieu en était propriétaire en 1784.

Saint-Jean-Saint-Germain - Sambonne

Historique du nom: Villa Senbenna (856, Cartulaire de Cormery, charte 20), Villa Senbenna (Xe siècle, Charte d’échange entre l’abbé Hugues et le vicomte Atton), Sambun (XIe siècle, Archives 86, 3H482), Cembonne (XVIIIe siècle, Archives 37, E94), Sanbonne (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Sambonne (1820, carte de l'état-major), Sambonne (1826, Cadastre de Saint-Jean), Sambonne (1960, Cadastre), Sambonne (2013, Carte IGN).
Ce domaine relevait censivement de la seigneurie de Sennevières.

Saint-Jean-Saint-Germain - L'Hôpital

Historique du nom: L’Hopiteau (1765, Carte de Cassini), L'Hôpital (1820, Carte de l'état-major), L’Hôpital (1826, Cadastre de Saint-Jean-sur-Indre B2), L’Hopital (1960, Cadastre AN18), L'Hôpital (2013, Carte IGN).
Ce fut une commanderie de l'ordre du Temple, puis de celui de Malte. Avant le XVIIe siècle, ce domaine avait perdu le titre de commanderie et était annexé à la commanderie de Fretay. En 1724, son étendue était de 67 arpents. Il constituait un fief relevant du château de Loches.
Le 8 mai 1794, ce domaine fut acquis par Hubert Antoine Gibé, ancien notaire de Paris, chevalier de la Légion d'honneur, et son épouse Marie Catherine Durand. M. Gibé le revendit, le 5 juin 1837, à George Smith d'Ergny.

Saint-Jean-Saint-Germain - La Guiffaudière

Historique du nom: La Guefaudière (1560, Archives nationales, P12), La Gueuffaudière (1575, Archives nationales, P13), La Guiffaudière (1606, Archives nationales, P13), La Gueffaudière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Loches), La Guiffaudiere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Guiffaudière (1820, Carte de l'état-major), La Guiffaudière (1826, Cadastre de Saint-Jean), La Guiffaudière (1960, Cadastre), La Guiffaudière (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait du château de Loches, à foi et hommage lige. En 1319, il appartenait à Simone, veuve de Huguet Gueffault; en 1560, à Jean de Nouroy, écuyer, qui rendit hommage le 16 octobre; en 1575, à Anne de Nouroy, sœur et héritière de Jean de Nouroy, qui rendit hommage le 21 juillet; en 1606, à François de l’Estang, écuyer, seigneur de Quincy, Tinay, La Brosse, La Charpraie, Le Plessis Savary et La Guiffaudière, qui rendit hommage le 11 mai; en 1623, à Marguerite de Jussac, veuve de François de l’Estang; en 1644, à Louis de Bridieu, écuyer; en 1670, à Jacques Chaspoux de Verneuil; en 1677, à Marie-Madeleine Chaspoux, femme de Jean Bochard de Champigny, qui le vendit, le 10 juillet 1680, à Louis de Baraudin; en 1776, à Michel Robin, marchand, à Marie-Louise Gallicher, sa femme, et à Anne Lucas, veuve de Gilles Corset. Michel Robin rendit hommage au roi, pour ce fief, le 21 décembre 1776.

Saint-Jean-Saint-Germain - Gastines

Historique du nom: Gastines (1770, Archives 37, E94, Aveu de Marie-Anne Gaullepied), Gâtines (1795, Archives 37, 1Q230), La Gatine (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Gastines (1820, Carte de l'état-major), Gastines (1826, Cadastre de Saint-Germain-sur-Indre), Gastines (1960, Cadastre), Gastines (2013, Carte IGN).
Ce domaine relevait du fief de Saint-Germain et appartenait, en 1770, à Charles-Paul-Jacques-Joseph de Bridieu.

Saint-Jean-Saint-Germain - Les Fourneaux

Historique du nom: Le Fourneau alias Fourniou (1745), Le Fourneau (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Fourneaux (Carte de l'état-major), Les Fourneaux (1826, Cadastre de Saint-Jean), Les Fourneaux (1960, Cadastre), Les Fourneaux (2013, Carte IGN). Il a fait partie de l'ancienne commune de Saint-Jean-sur-Indre.
En 1478, ce fief appartenait à Jean Chenu.

Saint-Jean-Saint-Germain - La Cour

Historique du nom: La Cour (1794, Archives 37, Q1264, Biens nationaux), La Cour (1826, Cadastre de St-Germain-sur-Indre D2), La Cour (1960, Cadastre AV1), La Cour (2013, Carte IGN).
En 1791, cette métairie appartenait à la famille de Bridieu. Le 31 mars 1794, elle fut vendue comme bien national et adjugée à Benjamin Pannetier, marchand épicier à Beaulieu.

Saint-Jean-Saint-Germain - La Bichetière

Historique du nom: La Bichetière (1793, Biens nationaux), La Bichetière (1820, Carte de l'état-major), La Bichetière (1826, Cadastre de Saint-Jean-sur-Indre), La Bichetière (1960, Cadastre), La Bichetière (2013, Carte IGN).
Ce domaine fut vendu comme bien national, en 1793, sur N. de Bridieu, émigré.

Saint-Jean-Saint-Germain - La Baudière

Historique du nom: La Beauldière (1519, Archives nationales), La Baudière (1770, Archives 37, E94), La Baudière (1765, Carte de Cassini), La Baudière (1820, Carte de l'état-major), La Baudière (1826, Cadastre de Saint-Jean-sur-Indre), La Baudière (1960, Cadastre), La Baudière (2013, Carte IGN). Ce lieu faisait partie de l'ancienne commune de St-Jean-sur-Indre.
Selon un titre de 1770, ce domaine relevait censivement de Sennevières. En 1519, il appartenait à Michel de Ballan, chevalier, seigneur de Maulévrier, à cause de Louise Bayart, sa femme, veuve de Jean Bourdin, notaire et secrétaire du roi.

Saint-Jean-Saint-Germain - L'Auvernière

Historique du nom: Lauvernière (XVIIe, XVIIIe siècles, titres de propriété), L’Hauvernière (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), L'Auvernière (1820, Carte de l'état-major), L’Auvernière (1826, Cadastre de Saint-Jean), L’Auvernière (1960, Cadastre), L'Auvernière (2013, Carte IGN).
Félix-Eusèbe Chaspoux, seigneur de Verneuil-sur-Indre, prend la qualité de seigneur de Lauvernière en 1755.

Saint-Jean-Saint-Germain - La Roche

Historique du nom: La Roche Breuil (1358, Archives 37, C555), La Roche Morin (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Loches), La Roche Morin (XVIIe siècle, Archives 37, C555), Les Roches Saint Jean (1660, Archives 37, E229), La Rochemaron (1765, Carte de Cassini), La Roche (1820, Carte de l'état-Major), La Roche (1826, Cadastre de Saint-Jean-sur-Indre C1), La Roche (1960, Cadastre AM17), La Roche (2013, Carte IGN).
Ce fief, ayant un revenu annuel de 6 livres en 1639, relevait du château de Loches. Le propriétaire de ce fief jouissait des droits honorifiques dans l'église de Saint-Jean-sur-Indre. En 1358, ce domaine appartenait à Bérault et Guillaume de la Roche; en 1439, à N. Fougières; vers 1465, à Eliot Hardillon; en 1473, à Jacques Hardillon, fils du précédent; en 1639, à Balthazar Boullay; en 1660, à René Boullay, lieutenant particulier au siège royal de Loches; en 1775, à N. Daugé (ou d'Augé); en 1789, à Jean-Baptiste Joseph d'Ampleman, seigneur de La Cressonnière et de Saint-Jean-sur-Indre, qui comparut à l'assemblée électorale de la noblesse en 1789.

Saint-Jean-Saint-Germain - Le Coudray

Historique du nom: Codray (1358, Cartulaire de l’archevêché de Tours, charte 172), Le Coudray (1765, Carte de Cassini), Le Coudray (1793, acte Petit/Tours), Le Coudray (1820, Carte de l'état-major), Le Coudray (1826, Cadastre de Saint-Jean-sur-Indre C1+C2), Le Coudray (1960, Cadastre AP22), Le Coudray (2013, Carte IGN). Il faisait partie de l'ancienne commune de Saint-Jean-sur-Indre.
Ce domaine relevait du fief de La Roche. La chapelle du château du Couday était mentionnée dans les Registres de visite des chapelles du diocèse de Tours de 1776 et 1787.
Au XVIIIe siècle, Le Coudray appartenait à Alexandre Victor Dangé d'Orsay dont les héritiers, par acte passé devant Me Duval, notaire au Châtelet de Paris, le 23 juin 1763, le vendirent à Maurice Pronzat de Langlade. Celui-ci le céda, le 20 septembre 1763, à M. Liger et à son épouse, Perrine Cuisnier. Jean François Médard Liger était receveur des tailles et impositions royales à Loches. Par décision de la Cour des Aides de Paris du 27 juin 1781, Perrine Cuisnier fut séparée de biens de son mari.
Le 18 septembre 1785, elle procéda à un échange avec Jean Baptiste Joseph d'Amplemann, chevalier, seigneur de La Cressonnière et de La Roche-Saint-Jean. Elle lui donna une maison située à Loches, rue du château, et lui céda l'usufruit et jouissance du Coudray qu'il habitait à ce moment là. Par contre, elle recevait, de M. d'Amplemann, la nue-propriété de la borderie de La Bellangerie à Saint-Jean, la métairie de La Maison-Neuve, toutes les autres terres qu'il possédait dans la paroisse ainsi que le fief et la chapelle d'Amplemann située dans l'église, à côté du chœur avec tous les objets du culte. Il disait l'avoir acquise de M. de Bridieu, seigneur de Saint-Germain, le 13 juillet 1781. Mais Mme Liger se réservait le droit d'habiter Le Coudray avec sa fille Marie-Thérèse. Si elle décidait d'habiter ailleurs, M. d'Amplemann devait payer à Mme Liger une pension annuelle de 800 livres.
Or, le 20 novembre 1785, Mme Liger vendit la nue-propriété du Coudray à Eusèbe Félix Chaspoux, marquis de Verneuil, comte de Loches, vicomte de Betz, baron du Roulet, seigneur de Saint-Flovier, Sainte-Julitte et autres lieux, ainsi que la nue-propriété de tous les biens qu'elle avait reçus de Jean Baptiste d'Amplemann, seigneur de La Cressonnière, chevalier de Saint-Louis, le 18 septembre précédent. L'usufruit de tous ces biens lui restait acquis, tant à elle qu'au chevalier, durant leur vie, mais elle se réservait le droit de réméré pendant huit ans à dater du 1er janvier 1786. Ladite vente était faite pour 60.000 livres, dont la moitié fut versée pour acquitter une dette envers Mme Arnaudeau de Tours, l'autre partie fut hypothéquée sur la terre de Verneuil et versée aux héritiers de ladite dame et du seigneur de La Cressonnière après leur décès.
Mais le marquis de Verneuil décéda à Paris, le 27 janvier 1791, et avant l'expiration du délai de huit ans, le 20 mars 1793, Mme Liger fit jouer son droit de réméré envers les héritiers de M. de Chaspoux et rentra en possession de tous ses biens. Elle les vendit le 2 avril 1793, en l'étude de Me Petit le Jeune à Tours, pour 110.000 livres payées comptant, savoir 70.000 livres pour la nue-propriété et 40.000 livres pour la jouissance de M. d'Amplemann, à Alexandre Pierre Louis de Frémusson, demeurant à Paris. Ce dernier mourut, laissant pour seule héritière sa fille, Marie Antoinette Robert, épouse de Barthélémy Chéronnet, propriétaire. Le ménage vendit Le Coudray, le 30 mai 1812, pour 100.000 francs à un ancien notaire de Paris, Antoine Gibé et à sa femme Marie Catherine Durand qui disparut peu de temps après. M. Gibé dut alors transiger avec sa nièce, Mme Frison, née Durand, héritière de sa tante, le 22 août 1812, et resta seul propriétaire par un nouvel acte passé le 24 septembre 1812. La terre du Coudray se composait alors du domaine du Coudray, de la chapelle de l'église, de la métairie de la Cour du Coudray, de La Bellangerie, de La Maison-Neuve, des bois de haute futaie et des vignes pour une surface de 118 hectares d'un seul tenant, plus 12 hectares et demi de prés.
Hubert Antoine Gibé, chevalier de la Légion d'honneur, fut conseiller général d'Indre-et-Loire et maire de Saint-Jean de 1815 à 1835. Remarié avec Antoinette Éléonore Poignant, il vendit, le 5 juin 1837, en l'étude de Me Pescherard à Perrusson, à George Smith d'Ergny, pour 145.000 francs, la propriété qui comptait alors 180 hectares car elle comportait en plus la terre de L'Hopitau ou Hopital de Saint-Jeann achetée au cours de son premier mariage le 8 mai 1794.
George Smith, un Anglais originaire du Surrey, ancien négociant à Dunkerque, obtint la nationalité française en plein blocus continental par arrêté du 18 septembre 1807. Le 6 février 1808, il épousa une jeune veuve, Louise Marie Adélaïde Véron Duverger, fille du directeur des douanes impériales de La Rochelle. Le 16 janvier 1829, il acheta au marquis de Biencourt, le château d'Ergny à Montreuil-sur-Mer, et se fit alors appeler M. Smith d'Ergny. Sur une parcelle de terre nommée Les Perruches située sur l'autre versant du vallon de La Roche, il fit construire le château de Montfélix pour son fils. George Smith d'Ergny mourut le 6 novembre 1846 au Coudray. Lors du partage avec sa sœur, Mme Piscatory de Vaufreland, qui eut les propriétés du nord de la France, il reçut pour son lot la terre du Coudray. Le 12 mai 1840, Georges Smith s'était uni à Antoinette Félix Mélan qui donna son nom au nouveau château. Elle eut quatre enfants dont l'un mourut à trois ans. Elle-même décéda en mars 1895. Quelques mois plus tard, M. Smith procéda à une donation-partage: l'un des fils jumeaux garda le château de Montfélix, l'autre eut la terre du Coudray. Le 22 juin 1903, en l'étude de Me Lablancherie, Auguste Georges Smith vendit à Fernande Camille Gillet, femme d'Alphonse Chautemps, ancien procureur de la République, député de Loches, puis sénateur, le château du Coudray seul, avec les communs, le tout pour une superficie de 3 hectares. La pièce de terre dite du Parc, d'environ 4 hectares, ne leur fut cédée qu'en 1909 par Georges Smith qui gardait la propriété de la ferme de La Cour du Coudray. Après la mort de M. Chautemps en 1944, son fils, avocat à Tours, vendit, le 22 décembre 1948, Le Coudray au général de division Pierre Manhès qui transmis la propriété à son fils Bruno Manhès.