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Brizay - Croisne

Historique du nom: Croisne (1765, Carte de Cassini), Croisne (1820, Carte de l'état-major), Croisne (1832, 1954, Cadastre B1), Croisne (2013, Carte IGN).

En 1835, ce domaine appartenait à Marie Victoire Maurice, veuve de Pierre Jacques Maurice, puis de Thibault René Hinfroy. Celle-ci en donna la nue-propriété, le 20 novembre de la même année, à sa fille aînée, Julie, épouse de Jean Bernard Chandesris.

Le mercredi 18 novembre 1953, il fut découvert, lors d'un labour, six sarcophages mérovingiens dans un champ appartenant à Guy Pessereau.

Brizay par Tourainissime

Brizay - La Baudonnière

Historique du nom: La Baudouinière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), La Baudonnière (1643, Archives 37, C600, aveu du doyen du chapitre Saint-Jean-Baptiste des Roches-Tranchelion). Ce lieu ne figure plus sur le cadastre et la carte IGN.

Ce fief, ayant un revenu annuel de 30 livres en 1639, relevait de la châtellenie de L'Île-Bouchard. En 1484, il appartenait à François Chygnart qui se qualifiait de sieur de la Baudoynière; en 1643, au chapitre Saint-Jean-Baptiste des Roches-Tranchelion qui rendit aveu le 19 juin.

Brizay par Tourainissime

Brizay - Les Grands-Bournais

Historique du nom: Le Grand Bournais (1527, Dom Houssseau, X-4201), Les Bournais (1643, Archives 37, C600, aveu du doyen du chapitre Saint-Jean-Baptiste des Roches-Tranchelion), Les Bournais (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Grands Bournais (1820, Carte de l'état-major), Les Grands Bournais (1832, 1954, Cadastre A1+A2), Les Grands Bournais (2013, Carte IGN).

En 1527, François d'Allemaigne, écuyer, était le seigneur de ce fief.

Brizay par Tourainissime

Brizay - La Commanderie

Historique du nom: Domus militiae Templi de Insula (1255), Preceptori de Insula (fin XIVe siècle, Pouillé de Tours), La commanderie de l’Isle Bouchard (1653, Archives 37, H881), La Commanderie (1765, Carte de Cassini), La Commanderie de L’Île Bouchard (1793, 1794, Archives 37, 1Q102+103/931+970. Biens nationaux), La Commande (1820, Carte de l'état-major), La Commanderie (1832, 1954, Cadastre A1), La Commanderie (2013, Carte IGN).

La commanderie de L'Île-Bouchard, dont le siège était à Brizay, dépendait du Grand Prieuré d’Aquitaine. Elle a d'abord appartenu à l'ordre du Temple puis à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Incendiés par les Huguenots en 1569, les bâtiments furent reconstruits, deux ans après, par Louis Darrot, commandeur, puis par Antoine de Tranchelion, également commandeur. En 1751, le chevalier de Bessay était commandeur de L’Île-Bouchard. En 1790, la commanderie possédait 50 arpents de terres et percevait des rentes s'élevant à 500 boisseaux de divers grains. En outre, elle recevait les dîmes des Courances (Theneuil), de Migny (Parçay-sur-Vienne), de Cravant et de Razines. Elle possédait aussi plusieurs moulins et métairies.

La chapelle, dédiée à saint Jean, était mentionnée en 1777 comme en assez bon état mais nécessitait des réparations. En 1787, elle était interdite jusqu'à nouvel ordre.

Brizay par Tourainissime

❤ Chambres d'hôtes

Brizay - La Gabillère

Historique du nom: La Gabillaire (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), La Gabillère (1832, 1954, Cadastre C1), La Gabillère (2013, Carte IGN).

En 1831, les bâtiments étaient en ruines.

Brizay par Tourainissime

Brizay - Vire-Oreille

Historique du nom: Vire Oreille (1555, 1610, Archives 37, C506, G, prieuré de Cravant), Viroreille (1643, Archives 37, C600, aveu du doyen du chapitre Saint-Jean-Baptiste des Roches-Tranchelion), Vircoreille (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Vire-Oreille (1832, 1954, Cadastre A1). Ce lieu ne figure pas sur la carte IGN de 2013.

Ce domaine relevait de Bois-Légat et appartenait, en 1555, à Claude Blanlin et, en 1610, à Jacques Binet.

Brizay par Tourainissime

Brizay - Le Petit-Crèze

Historique du nom: Petit Creze (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Petit Crezé (1820, Carte de l'état-major), Le Petit Crèze (1832, Cadastre), Le Petit Crèze (1954, Cadastre), Le Petit Crèze (2013, Carte IGN).
Voir Crèze.

Brizay - Le Vau-Martin

Historique du nom: Vau-Martin (1647, Archives 37, C600), Le Vaumartin (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Vau Martin (1820, Carte de l'état-major), Le Vau Martin (1832, Cadastre), Le Vau-Martin (1954, Cadastre), Le Vau Martin (2013, Carte IGN).
Ce fief relevait de Roncé. En 1647, il appartenait à Étienne Gravier.

Brizay - Le Plessis

Historique du nom: Le Plessis (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Plessis (1893, Archives 37, 1Q, Biens nationaux), Le Plessis (1820, Carte de l'état-major), Le Plessis (1832, 1954, Cadastre), Le Plessis (2013, Carte IGN).
En 1793, ce domaine fut vendu comme bien national sur le duc de Richelieu, émigré. En 1819, il appartenait à Auguste Cavay ancien commissaire de la marine, et Catherine Vidal, sa femme, qui le vendirent, le 2 avril, à deux négociants de Tours, Pierre-André Couesseau et Charles-Louis Bruère, qui, le 11 mars 1820, le revendirent à Amédée-Emmanuel Strehl.

Brizay - Les Jaunaies

Historique du nom: Les Jaunais (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Jaunaies (1820, Carte de l'état-major), Les Jaunaies (1832, Cadastre), Les Jaunaies (1954, Cadastre), Les Jaulnaies (2013, Carte IGN).
En 1674, ce fief appartenait à Étienne de Pindray, écuyer, seigneur de La Touche.

Brizay - La Gastignonière

Historique du nom: La Gastignonière (1554, Archives 37, C600). Ce lieu ne figure pas sur le cadastre de 1954 et sur la carte IGN de 2013.
Ce fief relevait de Faye-la-Vineuse, à foi et hommage simple. En 1554, il appartenait aux héritiers de Simon Dreux.

Brizay - Crèze

Historique du nom: Grand Creze (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Crezé (1820, Carte de l'état-major), Créze (1832, Cadastre), Crèze (1904, acte Denis/L’Île-Bouchard), Crèze (1954, Cadastre), Crèze (2013, Carte IGN).
En 1639, ce fief appartenait à François de Sassay.

Brizay - Les Basses-Charpentières

Historique du nom: La Basse Charpentière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), La Basse Charpentiere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Basses Charpantières (1791, Archives 37, Biens Nationaux), Les Basses Charpentières (1820, Carte de l'état-major), Les Basses Charpentières (1832, Cadastre), Les Basses Charpentières (1954, Cadastre), Les Basses Charpentières (2013, Carte IGN).
Ce fief, valant 26 livres en 1639, relevait du prieuré de Liéze. En 1484, il appartenait à François du Plessis; en 1523, à François de Razines, écuyer; en 1550, à René Robin; en 1577, à Jean Robin; vers 1580, à René de Razines; en 1608, à Gabriel de Razines; en 1618, à Hilaire de Nivard, écuyer; en 1642, à Renée Baraton, veuve de René de Razines; en 1656, à Simon Dreux; en 1689, à François Pallu.

Brizay - Aubigny

Ce lieu s'est appelé: villa Albiniaco (971, Chartes de Thibault, comte de Blois et de Tours), Aubigny (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Aubigny (1820, Carte de l'état-major), Aubigny (1832, 1954, Cadastre), Aubigny (2013, Carte IGN).
Ce domaine est mentionné dans deux chartes de Thibault, comte de Blois et de Tours, qui autorise le prévôt Guy, un de ses vassaux, à donner 2 arpents de terre, à cens, au nommé Étienne et à sa femme, et un autre arpent de terre aux nommés Lermène et Richard. La terre dont il s'agit est située dans le fief du comte Thibault, in pago Turonico, in vicaria Caynonensi, in villa Albiniaco. Les deux chartes de Thibault datent de 971.

Brizay - Le Petit-Bournais

Historique du nom: Petit Bournais (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Petit Bournais (1820, Carte de l'état-major), Les Petits Bournais (1832, 1954, Cadastre), Le Petit Bournais (2013, Carte IGN). On y voit une chapelle.
En 1527, ce fief appartenait à François d'Allemaigne, écuyer. En 1864, M. Bellavier de Prim était le propriétaire de ce domaine.

Brizay - La Guénée

Cet endroit a porté les noms de: La Guiené (XVIIIe siècle, carte de Cassini), La Guénée (1832, 1954, cadastre).
Son histoire est inconnue.

Brizay - La Brèche

Ce domaine s'est appelé: Brèche de Brizay (XVIe siècle), La Bresche de Brizay (1639, rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), La Brèche (XVIIIe siècle, carte de Cassini), La Brèche (1832, 1954, cadastre).
Ce fief relevait du Bois-Légat, à foi et hommage simple. En 1555, il appartenait à Jacques de Remollard, écuyer; en 1666, à François de Remollard; en 1666-1670, à Charles de Remollard; vers 1680, à Quarterin de Remollard; en 1691, à François de Remollard; en 1775, à Luc Gilbert de Boislégat, écuyer, seigneur du Bois-Légat et de La Blissière, conseiller, secrétaire du roi en la chancellerie établie près la cour du Parlement de Douai, décédé à L'Île-Bouchard le 10 août 1785; en 1785, à Jean-Chrysostôme Gilbert de Vautibault, écuyer, seigneur du Vau-Thibault, de Tartifume et des Dormants, sénéchal de la baronnie de L'Île-Bouchard, décédé à Lièze le 24 août 1827.

Brizay - Le Bois-Légat

Historique du nom: Boislégat (1555, Archives 37, C606), Boislégat (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Boislégat (1657, Archives de Saint-Benoit-la-Forêt), Bois Légat (1680, Archives 37, H341, H347), Boislégat (XVIIIe siècle, Archives 37, G13), Bois Legat (1765, Carte de Cassini), Bois Légat (1812, acte Berger/L’Île-Bouchard), Le Bois Légat (1820, Carte de l'état-major), Le Bois Légat (1832, Cadastre A1), La métairie du Bois Légat (1847, acte Archambault/Sainte-Maure-de-Touraine), Le Bois Légat (1954, Cadastre A1), Le Bois Légat (2013, Carte IGN).
Ce fief, avec droit de haute, moyenne et basse justice, relevait de Crissay et, en partie, de Brizay. En 1639, il avait un revenu annuel de 50 livres. En 1555, il appartenait à Charles de Branlus; en 1606, à Jean de Branlus; en 1657, à Charles Canches, écuyer, gendarme de la garde du roi, dont la première fille, Gabrielle Anne, épousa Pierre IV de la Jaille qui, le 31 décembre 1680, donna la métairie de Bois Légat en bail à moitié à René Lambert. D'une seconde union avec Angélique de Rigné, il eut deux enfants. L'aînée, Marie Catherine, n'eut pas de descendance d'un premier mariage, en 1715, avec François de Marguerye, puis avec Mathieu de Villiers en 1738. En 1756, elle possédait la moitié de Bois-Légat et était en procès avec les autres co-héritiers: Louis de Constantin et Clémentine de la Jaille, au nom de leurs fils, et le vicomte de Sabran et Marie Julie de la Jaille, ce qui entraîna la saisie réelle des biens. Le 21 février 1756, une transaction intervint et Mme de Villiers abandonna sa part en échange d'une rente viagère de 400 livres à Louis de Constantin, seigneur de Lingé.
Le 17 septembre 1767, Bois-Légat fut mis en vente et adjugée à Luc Gilbert. Mais la vente fut annulée par la Cour du Parlement le 7 septembre 1782. Marc René de Constantin, baron de Lingé, héritier de son père vendit l'usufruit et jouissance durant sa vie, pour 14.200 livres, le 21 juin 1782, à Élisabeth Jeanne Lenoir de Sérigny, épouse de Joseph Auguste, marquis de Montmorency-Laval. Elle devait en acquérir la nue propriété par sentence, au Châtelet de Paris, du 7 février 1787. Elle mourut à Bois-Légat le 2 septembre 1794. D'un premier mariage avec M. Touvenot, elle avait eu une fille, Antoinette Élisabeth, et, du second lit, une autre, Anne Jeanne Louis de Montmorency-Laval. La première, divorcée de J.-Marie Grasleuil de Plaisance, et sa sœur Anne vendirent Le Bois-Légat, le 1er octobre 1812, à Auguste Cavay ancien commissaire de la marine, et Catherine Vidal qui habitaient au Haut-Brizay qu'ils avaient acheté le 1er juillet 1799. Ils vendirent Le Haut-Brizay, Le Bois-Légat et Le Plessis, le 2 avril 1819, à deux négociants de Tours, Pierre André Couesseau et Charles Louis Bruère, qui, le 11 mars 1820, revendirent l'ensemble à Amédée Emmanuel Strehl pour 200.000 francs.
M. Strehl et son épouse, Flore Eugénie Viguerie, vendirent Le Bois-Légat, le 17 décembre 1824, à Marie Henriette de Mondion, veuve de Louis Henri de Maurat. Le domaine fut offert en dot à son fils, Louis Henri Léon, lors de son mariage, le 27 août 1834, avec Marie Lina Martin. Le 4 mars 1839, il céda Le Bois-Légat à Isaye Tiffeneau et Marie Roy. M. Tiffeneau, marié le 3 février 1813, mourut le 5 mars 1847 en laissant une fille, Anne Aurélie, épouse de Me Martin, notaire à Sainte-Maure. Marie Roy, par une série d'échanges et de ventes, alla morceler la propriété, de 1863 à 1869, en trois parties.
Celle du Sud-Ouest, vendue le 21 mars 1863 à Pierre Trognoux, cantonnier, changera plusieurs fois de mains. Les parties centrale et Est furent réunies entre les mains de Jules Boux et Jeanne Ménanteau, l'une le 2 mars 1920, l'autre le 7 février 1926. Ils les transmirent à leur fille Juliette, épouse d'Henri Monberger, le 19 septembre 1833. Le 25 décembre 1952, leur deux enfants reçurent chacun leur part. Edmond Monberger eut les bâtiments de l'Est. Sa sœur, Henriette Fernande, femme de Fernand Bourdier, eut le logis central qu'elle revendit, le 15 mai 1982, à M. et Mme Lamour. En 1984, Le Bois-Légat passa aux propriétaires qui le possédaient toujours en 1990.
La dîme de Boislégat constituait un fief dépendant de la collégiale des Roches-Tranchelion, selon un aveu rendu, le 19 juin 1643, par André Bodin, doyen de cette collégiale, et d'autres aveux des 11 février 1770, 12 mai 1783 et 25 juin 1789. Ce fief et celui de La Brèche de Brizay relevait du Bois-Légat.

Brizay - Le Haut-Brizay

Ce domaine s'est appelé: Le Haut Brizay (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Le Hault Brizay (1643, Aveu du doyen du chapitre Saint-Jean-Baptiste des Roches-Tranchelion), Haut Brizay (1765, carte de Cassini), Château du Haut Brizay (1832, Cadastre), Le Haut Brizay (1954, Cadastre).
Ce fut le siège de la seigneurie de Brizay. Les seigneurs de Brizay ont été:
  1. Ernauld, ou Arnauld de Brizay, chevalier, vivant en 1050, est le premier seigneur connu. Il possédait aussi la terre de Chourses, dans le Maine. Il eut entre autres enfants: Burchard, qui suit; Simon, mentionné dans une charte l'abbaye de Bourgueil, de 1050, concernant la fondation du prieuré de Saint-André de Mirebeau; et Hugues, dit de Chourses.
  2. Burchard (ou Bouchard), dit de Chourses, seigneur de Brizay, vivant en 1080, eut deux enfants: Aimery de Brizay et Patri de Chourses. Ce dernier est mentionné dans une charte de 1081.
  3. Aimery de Brizay, premier du nom, seigneur de Brizay, en Touraine, et de La Roche-Brizay, en Poitou, comparut en janvier 1094 dans une donation faite par Gautier de Montsoreau, à l'abbaye Saint-Florent de Saumur. Il eut quatre enfants: Pierre, qui suit; Aimery, vivant en 1131; Geoffroy, cité dans une charte de l'abbaye de Fontevraud, de 1125; et Guillaume qui figure, en 1133, sur la charte de fondation d'Asnier-le-Bellay.
  4. Pierre de Brizay, chevalier, seigneur de Brizay et de La Roche-Brizay, est cité dans une bulle du pape Calixte II, donnée à Marmoutier, le 15 septembre 1119, en faveur de l'abbaye de Fontevraud, dont il fut un des principaux bienfaiteurs. Il eut trois fils: Pierre, Alo 1er et Effroy.
  5. Alo (ou Halo) de Brizay, premier du nom, seigneur de Brizay et de La Roche-Brizay, figure comme témoin dans une charte de Hugues de L'Île-Bouchard, de 1140, relative à des donations faites par son père à l'abbaye de Turpenay. Il est mentionné dans une autre charte de 1164.
  6. Alo de Brizay, second du nom, fils du précédent, seigneur de Brizay et de la prévôté de Restigné, vivait en 1180-1207. Il eut trois enfants: Alo, qui suit; Pierre, mentionné dans une charte de Notre-Dame de Mirebeau, en 1213; et Josselin, prévôt de Faye-la-Vineuse.
  7. Alo de Brizay, troisième du nom, chevalier, seigneur de Brizay, de La Roche-Brizay et de Destilly, mourut avant 1253. En 1232, il avait fait une donation à l'abbaye de Fontevraud. En 1234, il céda au Chapitre de Saint-Martin de Tours la part qu'il possédait dans le droit de voirie sur la terre de Restigné. Neuf ans après, il donna à l'abbaye de Fontevraud une rente en grains, à percevoir sur la terre de Destilly.
  8. Pierre de Brizay, second du nom, fils du précédent, et de Sybille de N., fit don, à la même abbaye, en 1253, d'une rente annuelle de 12 setiers de froment, à prendre sur la terre du Haut-Brizay. Il eut cinq enfants: Pierre, chevalier-banneret, vivant en 1299; Hugues, marié à Philippe de Marmande, dame du Coudray, fille de Guillaume de Marmande, chevalier, seigneur du Coudray (1279); Guy, dont on parlera plus loin; Pierre, seigneur du Petit-Brizay; Guillaume, mentionné dans des chartes de 1290-1302.
  9. Guy de Brizay, chevalier, seigneur de Brizay, servit, en 1297, dans l'armée envoyée en Flandre par Philippe le Bel.
  10. Alo de Brizay, quatrième du nom, fils du précédent, chevalier, seigneur de Brizay, de Destilly, La Roche-Brizay, etc..., épousa, par contrat passé à Chinon le 14 mars 1323, Béatrix de Montejean, dont il eut cinq enfants: Alain V, qui suit; Isabeau, femme d'Eschivard, baron de Preuilly; Marguerite, mariée, en premières noces, à Guy de Laval, décédé en 1346, et, en secondes noces, à Louis Rouault, seigneur de la Motte; Alix et Agnès de Brizay.
  11. Alo de Brizay, cinquième du nom, chevalier, seigneur des mêmes lieux, vivant en 1374, eut trois enfants de son mariage avec Berthelonne ou Bertaude de la Jaille: Gille, qui suit; Aimery, vivant en 1405; Jeanne, femme de Jean Prevost, chevalier, seigneur du Châtelier-Portault.
  12. Gilles de Brizay, chevalier, seigneur de Destilly, la Roche-Brizay, etc..., combattit à la bataille de Nicopolis, le 28 septembre 1396, et fut fait prisonnier. Il mourut peu de temps après, dans l'île de Metelin, alors qu'il retournait en France. De son mariage, contracté le 26 octobre 1394, avec Marguerite de Rochechouart, fille d'Aimery Rochechouart, seigneur de Mortemart, et de Jeanne d'Archiac, il eut un fils unique, Jean.
  13. Jean de Brizay, chevalier, seigneur de Brizay, de Doussay, d'Availles, Saint-Germain, etc..., né au château de Destilly le 9 août 1396, fut autorisé par le roi, en 1440, à fortifier son fief de Brizay. Il épousa Jeanne de Linières, dame de La Ferté-Gilbert, et en eut entre autres enfants: Émar, mort sans postérité; Jacques 1er, qui suit; Émar, seigneur de Lespinay; Catherine, femme de Louis de Valory, seigneur de Destilly.
  14. Jacques de Brizay, premier du nom, chevalier, seigneur de Doussay, de La Roche-Brizay, Saint-Germain, etc..., fut marié, par contrat du 12 janvier 1472, avec Françoise de Beauvau, fille de Pierre de Beauvau, chevalier, seigneur du Rivau, et d'Anne de Fontenay. Il laissa, entre autres enfants, Jacques II de Brizay.
  15. Jacques II de Brizay, second du nom, chevalier, seigneur de la Roche-Brizay, de Saint-Germain, etc..., eut deux enfants de son mariage, contracté en 1521, avec Françoise du Bec: René, décédé sans postérité en 1608; et Madeleine, mariée à René de Puyguyon.
Après la famille de Brizay, on trouve Jeanne de France, dame de Brizay en 1553; Simonne Journyer, en 1563; la famille de la Barre; la famille de Lomeron; Louis Boizard, lieutenant-général du bailli de Touraine au bailliage de Chinon; René François Benoît de la Hussaudière, chevalier, seigneur de La Hussaudière et du Haut-Brizay, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine d'infanterie (1789).
Le 1er juillet 1799, Auguste Cavay ancien commissaire de la marine, et Catherine Vidal, sa femme achetèrent Le Haut-Brizay. Le 2 avril 1819, ils le vendirent à deux négociants de Tours, Pierre André Couesseau et Charles Louis Bruère qui, le 11 mars 1820, le revendirent à Amédée Emmanuel Strehl.
En 1825, le général comte de Sparre acheta cette propriété, composée de 200 hectares environ, et la cultiva selon la méthode de Mathieu de Dombasle. Ensuite, Goussard de Mayolles, ingénieur-agriculteur, président du Comice de Chinon, l'a affermée et en a fait une ferme expérimentale.

Brizay - Les Hautes-Charpentières

Historique du nom: La Haute Charpentière (1639, Rôle des fiefs de Touraine, rôle de Chinon), Les Hautes Charpentières (XVIIe siècle, Archives 37, C621), Haute Charpentiere (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Les Hautes Charpentières (1820, Carte de l'état-major), Les Hautes Charpentières (1832, 1954, Cadastre C2), Les Hautes Charpentières (2013, Carte IGN).
Ce fief, ayant un revenu annuel de 26 livres en 1639, relevait du prieuré de Liéze. En 1484, il appartenait à François du Plessis; en 1523, à François de Razines, écuyer; en 1550, à René Robin; en 1577, à Jean Robin; vers 1580, à René de Razines; en 1608, à Gabriel de Razines; en 1618, à Hilaire de Nivard, écuyer; en 1642, à Renée Baraton, veuve de René de Razines; en 1656, à Simon Dreux; en 1689, à François Pallu.